dimanche 26 avril 2009

INTRODUCTION ( 2017 )



PADDLESURF : '' sport de glisse aquatique qui consiste à utiliser une pagaie pour se maintenir en équilibre sur une planche portée par une vague déferlante. ''

'' Appeler ça comme vous voudrez : stand up, paddle surfing, beach boy style ou hoe he'e nalu, les mordus de ce sport disent que c'est aussi plaisant que ça en a l'air ! ''
Todd BRADLEY ( Pohaku Paddles Manager )

'' Le paddlesurf, c'est le retour aux origines du surf : on peut mélanger le style du longboard dans les petites conditions, avec une certaines radicalité dans les grosses vagues que l'on ne retrouve nulle part ailleurs. ''
Donald TAKAYAMA ( Feu Surf Tech Shaper )

'' Quand je rame allongé, maintenant, je n'aime plus ça. Il y a un confort indéniable dans le fait d'être en position haute et de voir ainsi la houle arriver de loin ! ''
Laird HAMILTON ( Laird SUP Team Rider )

'' Pour moi, le stand up paddle n' est pas un sport mais un style de vie. Je me réveille chaque matin en me disant que je vais aller surfer une vague sur un paddlesurf plutôt que sur tout autre engin ! ''
Ekolu KALAMA ( Boardworks Team Rider )

Né sur les rivages hawaiiens dans les années 1900 et pratiqué par une poignée de passionnés à Honolulu à partir de 1950, le paddlesurf a connu un renouveau sans précédent en 2010. De Sydney à Biarritz, en passant par le Japon et la Californie, on ne compte plus les nombreux adeptes de ce sport qui envahissent avec leur planche et leur pagaie les plages du monde entier en ce début de 21ème siècle. Pour autant, tous les line-ups ne sont pas encore saturés ! Praticable sur n'importe quel spot à condition d' utiliser un matériel adapté, le paddlesurf offre des sensations très ludiques sur la vague et permet de s'entretenir physiquement grâce au travail de rame. Vous trouverez dans ce guide 2017 tous les conseils pour bien débuter puis progresser sur les vagues de Normandie, de France ou d' ailleurs...

Fabrice Scolan

samedi 25 avril 2009

1) UN PEU D' HISTOIRE ! (2017)



Depuis plus de 2500 ans, sur la côte nord du Pérou, les courageux habitants du village de Huanchaco utilisent une petite embarcation construite avec des baguettes en roseau fermement sérrées les unes contre les autres, afin de gagner le large et y trouver de quoi subsister. Ramant assis ou à genoux, avec une pagaie rudimentaire constituée d' une simple tige de bambou, les pêcheurs locaux chevauchent leur '' Caballito de Totora '' ( littéralement '' le petit cheval en roseau '', du fait de sa forte instabilité ! ) et profitent des vagues qui déferlent pour rentrer à terre, poussés par elles vers le rivage.
L'histoire du paddlesurf moderne commence quant à elle en 1778 lorsque James Cook, capitaine de la Marine Royale anglaise, découvre l'archipel des îles Hawaii. Lorsqu'il mouille son navire dans la baie de Kealakekua, sur l' île de Big Island, lui et ses hommes sont les premiers témoins européens de la pratique du he'e nalu par les indigènes hawaïens, une activité sportive et ludique tout à fait originale pour l'époque, et qui consiste à chevaucher la houle debout ou à genoux dans un canoë, ou bien sur une planche taillée selon un rituel précis dans le tronc d'un arbre. La structure patriarcale des tribus régule alors le surf d'une manière stricte : les rois utilisent des Olos , de longues et lourdes planches faites en bois de Koa plein et qui mesurent environ 16 pieds, soit presque 5 m, tandis que le quidam du village doit se contenter d' un flotteur plus basique de 7 ou 8 pieds appelé Alaia ...et surtout sortir de l'eau pour applaudir les évolutions de son chef lorsque celui-ci s'offre une petite session !

Quelques années plus tard, lors de la colonisation de l'archipel, l'arrivée des missionnaires anglicans et de leur morale conservatrice va entraîner l'interdiction pour de nombreuses années de cette pratique considérée comme païenne. Dans une quasi-clandestinité, quelques autochtones vont cependant continuer à faire perdurer cette activité ancestrale qui permettait jusqu'alors aux familles royales hawaïennes de prouver leur force et leur courage en se mesurant aux rouleaux du Pacifique.Ce n'est qu' au début du XXème siècle que le paddlesurf va renaître de ses cendres sur la célèbre plage de Waikiki, devenu alors lieu de villégiature exotique haut de gamme. L'écrivain Jack London, initié par Georges Freeth, le fils d'un marin irlandais et d'une jeune polynésienne et considéré comme le premier surfeur de l'ère moderne, se passionne pour le surf en 1907 et s'en fait l'écho dans la presse américaine. L'Outrigger Canoë and Surfboard Club voit alors le jour en 1908 et compte parmi ses membres un certain Duke Kahanamoku qui deviendra célèbre pour ses deux médailles d'or sur 100 m nage libre aux Jeux Olympiques de Stockholm en 1912 puis d'Anvers en 1920. Le Duke, comme on le surnomme désormais, qui rame parfois debout ou à genoux sur son longboard pour rejoindre les spots éloignés du rivage, fait ensuite découvrir les joies de la glisse aux Californiens en 1912 puis aux Australiens en 1915. Lors d'une de ses tournées, il se lie d'amitié avec un autre grand nageur américain du nom de Tom Blake, qui restera célèbre pour avoir mis au point la dérive en 1935 afin de faciliter les virages et construit les premières planches creuses, bien plus légères que les planches traditionnelles. Dès la fin des années 20, les surfers classiques utilisant la rame allongée se font de plus en plus nombreux sur les spots de Californie du Sud et d'Hawaii. En 1931, Pepino Staffieri est le premier à utiliser une planche hawaiienne sur les rivages anglais de Cornouailles et ce n'est que vers le milieu des années 50 que la glisse va s'expatrier vers la France par l'intermédiaire du cinéaste américain Peter Viertel, en tournage sur la Côte Basque, et vers l'Australie, grâce à l'envoi par la gouvernement américain d'une mission composée de surfeurs de talent au moment même où se déroulent les Jeux Olympiques de Melbourne.

De cette époque, il ne subsiste que peu de témoignages concernant des surfeurs qui utilisent une pagaie pour se placer au pic et prendre une vague mais le célèbre tuberider de Pipeline Gerry Lopez se souvient ''de gars qui ramaient comme ça ''dans les années cinquante à Queens, l'un des spots de la côte sud d' Oahu. Parmi eux figure Bobby Achoy. S'étant blessé aux cervicales dans un accident de voiture et ne pouvant plus ramer ni allongé ni à genoux, il remet au goût du jour la pratique du stand up paddleboard et entraîne avec lui son frère Leroy et son père John. Bobby prend même l'habitude d'arpenter le line-up de Canoës, un paquet de cigarettes dans sa manche et un appareil photo autour du cou, en hurlant des conseils aux apprenti-surfers maladroits tout en immortalisant sur la pellicule leur premier take-off ! Il est rejoint par d'autres adeptes de la pagaie, tel John Zabotacky qui, venu à Hawaii pour son service militaire, se met au surf beach boy style en observant Duke Kahanamoku et les frères Achoy. Décédé il y a quelques années,  John a continué à glisser sur les vagues de Waikiki jusquà la fin de sa vie ! Quant à Gerry Lopez,  qui réside maintenant à Bend dans l' Orégon, à plusieurs centaines de kilomètres de l' Océan, il n'hésite pas à faire la route avec son SUP pour profiter des plus beaux swells qui viennent frapper régulièrement la côte nord-ouest des Etats-Unis !

Plus récemment, Laird Hamilton et Dave Kalama sont à l'origine du renouveau du paddlesurfing. En 1995, on a pu les voir jouant dans de minuscules séries sur le spot de Mud Flat, sur la côte sud de Maui, équipés chacun de planche de tandem de 12 pieds. Ils surfaient debout à l'aide de grandes pagaies de pirogues lors d'un photoshooting pour Oxbow et les clichés de Sylvain Cazenave firent le tour du monde. Laird Hamilton commença alors à envisager d' utiliser son stand up paddlesurf dans des vagues bien plus conséquentes et après quelques années d'entraînement et de pratique intensive, on a pu le voir ensuite shooter des monstres de plus de 20 pieds à Jaws et se mesurer avec succès aux tubes caverneux de la dangereuse gauche de Teahupoo à Tahiti ! Quand à Dave Kalama, il paddlesurfe régulièrement dans des conditions solides sur le spot d'Hookipa, entraînant dans son sillage d'autres watermens accomplis, comme le véliplanchiste Robby Naish par exemple, mais aussi des casse-cous sur le retour comme le tahitien Robert Téritéhau, déjà connu pour ses tentatives de triple forward loop en windsurf à la belle époque, et qui a dévalé en SUP une énorme vague de plus de 30 pieds à Jaws lors du mémorable swell du 8 décembre 2009. A noter que notre Robert national s' est toutefois fait tracté et déposé sur la bête par un jet-ski. Sa planche, shapée par ses soins, était équipée de footstraps, et il a eu droit à un sacré tour de machine à laver dans la mousse en fin de vague ! En 2011, Robby Naish s'est lui aussi frotté à la Mâchoire sur son gun de 10'8 lors de conditions plus modestes mais en 2013, on a pu y apercevoir Kai Lenny shooter régulièrement de très grosses vagues et malheureusement se faire une profonde entaille au pied suite à une chute sur l'un de ses ailerons... C'est maintenant de l'histoire ancienne : allez donc sur YouTube zieuter le kid de Maui dévalant l'énorme droite de Pehai, il y est impressionnant d'aisance !  


Le Buffalo's Big Board Contest, qui a lieu chaque année depuis 2004 à Makaha, sur la côte ouest de l' île d'Oahu, est l'occasion d'observer les progrès réalisés sur le matériel et en ce début de 21ème siècle, celui-ci a considérablement évolué grâce à l'arrivée sur le marché de nouveaux shapes et des matériaux composites issus de l' industrie du windsurf. Outre les customs fabriqués sur mesure par les shapeurs locaux, on peut désormais se procurer les pagaies Pohaku en carbone de Todd Bradley, mais aussi les fameuses Kiaola, ou encore les Werner et les Quickblade. Surtech propose, entre autres, plusieurs modèles signés Laird Hamilton et shapés par Ron House, Boardworks distribue les fameuses C4 Waterman de Dave Parmenter développées par Brian Keaulana, mais aussi des shapes réalisés par Rusty Preisendorfer. Les fabricants de windsurf tels Drops, Fanatic, JP Australia, Mistral, Naish, Quatro, RRD ou encore Starboard proposent eux aussi maintenant de très nombreux modèles hybrides ou spécifiques dans leur gamme. On ne compte d' ailleurs plus les windsurfers et kitesurfers de renom ayant adopté le SUP pour les jours sans vent : Kauli Seadi, trois fois champion du monde de windsurf catégorie Vagues, se paye régulièrement le luxe de finir sur le podium des compétitions internationales organisées chez lui au Brésil, Bjorn Dunkerbeck, détenteur de dizaines de titres mondiaux en planche à voile, sillonne assidument son home spot situé sur l' île de Gran Canaria, le kiteur Alexis Caizergues, un temps détenteurdu record du monde de vitesse à la voile toutes catégories confondues avec plus de 50 noeuds et qui s' était essayé à la pratique du paddlesurf en 2009 en Irlande, a intégré le team Starboard France, et Raphaël Salles, l' un des pionniers du kitesurf et boss de la marque F-One, s'est pris au jeu du SUP dans les vagues les jours de pétole !


En France, c'est dans les années 90 que le longboarder Eric Courtois dit '' Tarzan '' aurait été l'un des premiers à avoir utilisé une pagaie pour prendre des vagues sur son spot de Saint Leu à la Réunion, en tous cas a y avoir ridé des planches dont les cotes n'ont rien à envier aux paddlesurfs actuels.
2006 représente une année charnière pour le paddlesurf en France métropolitaine. Patrice Guénolé, le créateur de la marque Gong Surfboards, est le premier à y croire et, accompagné de Jean-Michel Germananguès, il se lance avec conviction dans la pratique, réalisant ses premiers prototypes et ses premiers essais du côté de Marseille. Au printemps, la première planche de série au monde voit le jour : la Gong Sup Original Carve 12'. Elle permettra à un nombre considérable de pratiquants de donner leur premiers coups de rame et d' attraper leurs premières vagues, de même que la fameuse 12' No Friend Attitude, sortie l' année suivante et toujours produite !
Quelques mois plus tard, en mai, Laird Hamilton est de passage sur la Côte Basque. Il fait encore frais pour la saison mais l' animal y réalise vétu d' un simple boardshort une magnifique démonstration sur la solide droite de Guéthary et met la puce à l'oreille de plusieurs surfers présents ce jour-là. L'un d'entre eux s'appelle Peyo Lizarazu. Surfer renommé dans le Sud-ouest, il s'est déjà essayé aux techniques du paddlesurf l'année précédente et de retour des Etats-Unis où il s'est procuré une pagaie de ''surf debout à la rame '' en bois et carbone du côté de Dana Point en Californie, il envisage de se consacrer sérieusement à cette pratique. Conseillé par Laird qui accepte de lui prêter sa planche ( pendant deux jours ! ), et qui lui donne l'autorisation de l'ausculter de près, il collabore avec le shaper Bayonnais Philippe Barland à l'élaboration d'un premier flotteur de 12 pieds et Peyo est considéré à juste titre avec Patrice Guénolé comme l' un des pionniers français de la discipline, notamment dans le gros. D' autres suivront pendant l' été 2006, comme le waterman landais Eric '' Rico '' Leroy ou encore Fred Branger, un français spécialisé dans le surf tandem et pratiquant le stand up paddle depuis 2004 avec Scott Bass en Californie, et qui réalisera une démonstration lors du premier Roxy Jam de Lacanau en juillet.







En 2016, la France compte désormais :
- des pratiquants assidus disséminés aux quatre coins de l'hexagone et déjà réputés dans d' autres sports de glisse aquatiques, comme Antoine Delpero, Peyo Lizarazu et Xabi Laffite à Biarritz, Hughes Oyarzabal du côté d' Hendaye, Xavier Leroy à Anglet, Rico Leroy et Jérémy Boisson à Lacanau, Antoine Albeau sur l'île de Ré, Ronan Chatain sur le spot de la Torche, Bruno André et Dominique Maudet à Douarnenez, Grégory Closier et Ben Carpentier en Finistère Nord, Alexis Deniel dans les Côtes d'Armor, Alex Grégoire à Hyères, Cyril Coste et Charles Vandemeulebroucke à Dunkerque, ou encore le très actif Patrice Guénolé et Jean-Valère Bordenave en Corse. Plus loin, Eric Terrien, Stéphane Etienne et Nicole Boronnat, exilés sur l' île de Fuerteventura, sont les meilleurs représentants du SUP français aux Canaries, tandis que Fabrice Beaux, Karine Camboulives et Emmanuel Bouvet occupent le terrain sur les îles d' Oahu et de Mauï, à Hawaii. A Tahiti, ce sont Arsène Haréhohé; Patrice Chanzy et Guillaume Bourligueux qui se font remarquer en chargeant en SUP les reefs de Sapinus et de ...Teahupoo ! Mais il ne faudrait pas oublier que depuis l' été 2010, un grand nombre d' amateurs passionnés venant d' horizons à priori bien différents ( surfeurs, bodyboardeurs, windsurfeurs,kitesurfeurs, paddleboardeurs, kayakistes, speedsaileurs, voileux, etc ) se croisent maintenant avec plaisir tous les weekend sur l' eau , ou bien à terre une pagaie à la main. Ce nouveau support semble faire l' unanimité sur la quasi-totalité des spots de France et de Navarre, et ceci en raison de ses effets bénéfiques sur la santé mentale et physique de ses pratiquants, et de la très grande simplicité de sa mise en oeuvre : une planche, une pagaie ...


- des shapers motivés qui innovent un peu partout sur nos côtes : Philippe Barland à Biarritz, Alain Minvielle à Anglet, Patrice Remoiville et ses 3Bay en Bretagne, Sergio Munari et ses BlackLocals près de la Rochelle, Yvan Cacali et ses SeaClone à Leucate mais aussi Christian Meunier et ses Kriss Custom du côté de Siouville en Normandie pour n'en citer que quelques-uns,


- des marques reconnues, comme :
- Gong, qui propose à la vente une trentaine de modèles, dont de nombreux ShortSUPs, testés et approuvés pour 4 technologies de fabrication,
- Bic, qui commercialise cette année de nombreux flotteurs polyvalents ou plus pointus,
- Redwoodpaddle, la marque du passionné Christophe Defrance,
- F-One, des boards conçues du côté de Palavas-les-Flots,
- Tabou, les flotteurs shapés par Fabien Wollenveider,
- Suprem, la marque du sudiste Raphaël Selle,
- Lokahi, la marque du nordiste Cyril Coste et ses planches compactes,
- ou encore Surfactory qui continue de proposer en série un modèle de 10 pieds et 7 pouces.
Sans oublier Select et Outside Reef, les marques de pagaies de Stéphane Mocher et d'Olivier Madar, et dont la réputation n'est plus à faire !


- une Fédération Française de Surf qui a commencé à organiser à titre expérimental des compétitions de Stand Up Paddlesurf pendant les différentes étapes de la Coupe de France de Surf 2008. Entre 5 et 15 inscrits s'étaient affrontés au cours de chaque épreuve, la victoire finale revenant logiquement à Jérémy Boisson. En 2009, la discipline Stand Up Paddlesurf était officiellement présente pendant les épreuves de la Coupe de France et c'est Jérémy Boisson qui s' est de nouveau imposé devant une vingtaine de participants. Fin octobre 2009 à Lacanau, dans des conditions carton et donc spectaculaires, Jérémy Massière est entré dans l' histoire en remportant le premier championnat de France de SUP devant Bruno André. En 2010, c'est Peyo Lizarazu qui s'est imposé grâce à une vague de dernière minute dans des conditions onshore ventées, alors que Jérémy Massière avait mené au score pendant toute la finale... En 2011, Antoine Delpero a remporté le titre, imité en 2012 par Manu Portet, lequel gagnait enfin une compétition en ayant enfin réussi à SUPsurfer sans se mettre la pression ! En 2013, Antoine s'est à nouveau imposé dans les vagues vendéennes devant son pote Jérémy Massière et le breton Alexis Deniel. En 2016, c'est Antoine Delpero qui a remporté le titre dans de solides conditions sur la plage de la côte des Basques à Biarritz, tandis que Caroline Angibaud était sacrée dans la catégorie Féminines.  A noter que le format de jugement retenu met l' accent sur une utilisation pertinente de la pagaie pendant les manoeuvres, favorise une conduite de la planche de type shorboard au détriment du style et du noseriding, et implique que le concurrent reste debout sur sa planche tout au long de sa série. En 2013, tous les compétiteurs s' expriment désormais comme des shortboarders sur des flotteurs très courts afin d'envoyer des  full bottom turns sur le rail suivis d' un roller le plus vertical possible. Les mêmes critères de notations sont utilisés sur le SUP World Tour organisé par Tristan Boxford et la Waterman League (étapes à Hawaii, en France, à Tahiti, au Brésil, etc, et une finale dénommée Location X, qui regroupe les meilleurs sur une spot dévoilé en fin de saison ) et à ce petit jeu, le jeune américain Kai Lenny est devenu le premier champion du monde de l'histoire du SUP en 2010 devant Peyo Lizarazu et un Antoine Delpero n'ayant même pas participé à toutes les épreuves... Kai a récidivé en 2011 devant le brésilien Léco Salazar, toujours talonné de près par un Antoine Delpero ayant comme Leco considérablement raccourci ses planches afin de lutter à armes égales contre le jeune hawaiien. Peyo Lizarazu n'a pas suivi la totalité du circuit en 2011, mais il s'est payé le luxe de remporter l'étape de Sapinus à Tahiti, dans des conditions plus que solides... En 2012, Antoine Delpero s'est imposé haut la main dans de petites conditions à la Torche, surclassant en finale un Leco Salazar qui va détroner Kai Lenny en fin d'année et devenir le champion du monde 2012 ! Benoit Carpentier finit 7ème mondial, avec un coup d'éclat dès la première étape à Sunset dans des séries carton, tout comme Peyo Lizarazu qui finit une nouvelle fois sur le podium de l'épreuve hawaiienne. En 2013 et après avoir remporté haut la main la première étape à Hawaii, Kai Lenny a récupéré sa couronne mondiale à l'issue d'une finale dantesque à la Torche, dans des conditions ressemblant comme deux gouttes d'eau à un solide Sunset Beach de plus de 20 pieds.... En 2014, Kai Lenny s'est de nouveau imposé à l'issue de la finale de la Torche mais il aura du lutter tout au long de la saison contre le brésilien Caio Vaz et peut remercier son pote Zane Schweitzer de lui avoir offert le titre en éliminant son rival dans les vagues bretonnes grâce à une vague de dernière minute notée à 9 points !

2) AVANTAGES ET INCONVENIENTS (2017)


AVANTAGES
L'avantage n°1 est bien sur l'utilisation d'une pagaie qui va décupler votre puissance de rame. Passer facilement la barre, se replacer rapidement au pic, démarrer au large sur la moindre bosse de houle et surfer des vagues depuis leur naissance sur une longueur exceptionnelle, ou bien shooter en toute confiance de solides séries va devenir le lot quotidien du paddlesurfer qui, contrairement au surfer classique, peut pratiquer cool ou forcer s'il le souhaite. Une fois compris le principe du balancier des funambules, la pagaie rend aussi l'équilibre beaucoup plus simple et l'appui qu' elle offre en surf permet des figures radicales pour des planches qui font en moyenne 170 litres. Même les vagues les plus petites et les plus molles sont exploitables en paddlesurf, le volume de la planche et la longueur de ses rails assurant portance et vitesse. Plus besoin de s'extasier sur Hawaii ou d' autres destinations tropicales : le spot situé à proximité de chez vous, et que vous trouviez foireux pour cause de séries trop petites pour être vraiment exploitées en surf, est en fait un merveilleux Waikiki parfaitement adapté à la pratique du paddlesurf ! Le poids du flotteur est aussi un atout supplémentaire lorsque les vagues sont clapoteuses. Ce sport fait travailler tous les muscles du corps, notamment les jambes, et renforce le gainage abdominal. La station debout ou à genoux offre une vision nouvelle et plus rassurante de l'océan : on voit loin à l'horizon, ce qui permet d'anticiper l'arrivée des séries, notamment les jours de gros, et de profiter aussi du paysage. Les spots difficilement accessibles sont alors à portée de pagaie et on veillera à se tenir à l'écart des autres surfers ou bien leur laisser des vagues pour ne pas pourrir l'ambiance à l'eau.


INCONVENIENTSLe principal inconvénient du paddlesurf est lié à la taille et au poids de la planche, 11 pieds pour 12 kg en moyenne, qui rendent le transport encombrant, d'autant qu'il faut garder une main libre pour porter la pagaie…Heureusement, et à condition d'y mettre le prix, les marques utilisent de plus en plus les nouvelles technologies composites qui permettent un gain de poids d'environ 30 % par rapport à une construction classique. Pour parcourir de courtes distances à pied, on peut porter sa planche sous le bras ou encore sur l'épaule, surtout si le flotteur est large et n'est pas équipé d'une poignée de transport insérée dans le pont, mais pour les longs trajets, un chariot pour planche à voile est recommandé. Une fois à l'eau, la planche paraît heureusement plus petite et plus réactive mais vous devez faire très attention à ne pas la lâcher dans les vagues au voisinage des autres surfers car elle pourrait alors les heurter violemment. Il faut aussi se méfier des coups de pagaie et éviter de la croiser lors des chutes ou des manœuvres. Paddlesurfer dans des vagues creuses est délicat, surtout dans des conditions offshore consistantes, car la prise au vent du flotteur est alors importante et déstabilisante mais la poussée du vent dans le dos lors de la la rame vers le large rend le passage de la barre plus aisée. Ramer debout sur un plan d'eau plat sans un souffle d'air demande déjà une bonne condition physique, surtout au niveau des jambes, mais aussi un bon sens de l'équilibre et dans un fort vent onshore ou sur une mer très clapoteuse, cela devient franchement pénible car il faut gérer en permanence l'assiette latérale de la planche à l'aide du bassin et de la pagaie. Se mettre à genoux, à l' image des rameurs sur leurs paddleboards, et utiliser un flotteur moins volumineux couplé à une pagaie de type canoë d'environ 1 m 70 rend alors l'exercice bien plus facile : votre centre de gravité se trouve ainsi abaissé de 50 bons centimètres, ce qui vous garantit équilibre et facilité de déplacement comme au cours d'une session de stand up paddlesurf dans des condions glassy. Pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple ? Mais dans ce cas, ne profitez pas égoistement de cette technique particulière et donc de cet avantage qui vous permet de passer la barre plus rapidement que les autres riders. Une fois revenu au line up, ne vous '' goinfrez'' pas en attrapant tout de suite la première série qui passe à votre portée ! Ramez cool, faites donc un brin de causette et laissez un peu de temps aux autres surfers déjà présents au pic pour qu 'ils puissent tenter de démarrer sur une vague : chacun a droit à sa part du gâteau !

3) AVERTISSEMENT (2017)


Avant de se lancer dans l'univers du paddlesurf et de dépenser 1000 Euros ou plus pour un flotteur, et entre 75 et 300 Euros pour une pagaie, il convient de savoir sur quoi l'on va mettre les pieds… Si vous pratiquez déjà le funboard ou le surf ( ou les deux ! ) et que vous aimez les sensations liées au fait de windsurfer une ''grosse planche'', comme un flotteur de vague de 95 litres dans le lighwind, ou bien encore de surfer un tronc genre longboard de 10 pieds, vous allez retrouver les mêmes sensations en ridant un paddlesurf lors de vos débuts. C'est le même timing au niveau des manœuvres et vous allez pouvoir planter de solides bottom turns en bas de vague pour mieux remonter ensuite sur l'épaule et y placer de gros cutbacks. Que l'on rame debout ou à genoux, on devient vite accro à cette pratique et rapidement, on ne surfe plus que de cette façon : on prend toutes les vagues possibles, on peut se déplacer facilement d'un pic à l'autre et la position haute offre un confort indéniable pour voir arriver la houle au loin. On ne rame allongé que pour se sortir d'un mauvais shorebreak ou pour récupérer sa pagaie tombée à l'eau…Mais comme tous les sports de glisse dans les vagues, il y a un choix crucial à faire au niveau du support que vous allez utiliser ! Amateurs de surf type Shortboard 6'2 ou de flotteur de windsurf de 75 l, passez votre chemin : les petits stand up paddlesurfs du marché possèdent en moyenne un volume d'environ 110 litres et même si vous décider de ramer à genoux entre les séries avant de faire votre take off pour vous lever ensuite sur votre vague, ce qui vous permet d'opter pour une planche d'un volume un peu moins élevé, vous ne retrouverez jamais dans ces flotteurs la radicalité et le faible encombrement de votre petite planche habituelle ! Si vous êtes un néophyte en matière de glisse aquatique, il vous faut savoir qu' en dépit des apparences, la pratique du paddlesurf est plus difficile et plus ingrate qu'il n'y paraît. L'océan est capricieux, la vague est éphémère, et contrairement à d'autres sports comme le snowboard ou le skateboard par exemple, quand on tombe, on ne se relève pas pour repartir aussitôt après : il faut aller chercher une autre vague ! Heureusement, être porté par la houle, glisser sur celle-ci et réaliser des figures acrobatiques en fonction de l'allure et du déferlement de l'onde procure des sensations intenses qui sont à la mesure de l' effort fourni. Mais avant de vibrer pour de telles sensations, le paddlesurf demande une connaissance de la vague, un maîtrise des mouvements du corps, de la planche et de la pagaie qui sont le fruit d'un apprentissage méthodique...et de plusieurs chutes dans une eau parfois glacée ! Si l'on apprend tout seul, avec un flotteur ou une pagaie inadaptés et dans des conditions de mer difficiles, attraper ne serait-ce qu' une vague peut prendre plusieurs jours, voire plusieurs semaines. Si l'on dispose au contraire d'un matériel adéquat, c'est à dire une planche très stable et une pagaie à la bonne longueur, que l'on est au bon endroit au bon moment et que l'on est bien conseillé, on peut rapidement tenir en équilibre sur de petites ondulations. L' idéal est bien sûr de s'initier au paddlesurf l'été, quand l'eau est chaude, et de commencer ce sport encadré par un moniteur ou un pratiquant compétent, sur les petites vagues d'un beachbreak.

4) CHOISIR SA PLANCHE (2017)


DIMENSIONS ET SHAPE
Une planche de paddlesurf mesure en général entre 9 et 12 pieds de long, c'est à dire entre 2 m 75 et 3 m 65 pour une largeur variant entre 28 et 32 pouces, soit de 71 cm à 81 cm. Shaper ce type de flotteur s'avère être un exercice difficile car il faut combiner les critères de maniabilité habituellement rencontrés sur un surf de type longboard avec les contraintes imposées par la rame avec une pagaie. En effet, plus l'outline sera tendu et plus vous irez droit en ramant. Inversement, une planche plus ronde aura tendance à tourner à droite en ramant du coté gauche et vice-versa. C'est ce que l'on appelle l'effet de row. De même, une planche large, courte, épaisse et volumineuse, avec beaucoup de rocker et des dérives peu profondes sera d'autant plus sensible à l'effet de row. L' épaisseur varie entre 4 '' et 5 '', c'est à dire entre 10 et 13 cm selon le gabarit du paddlesurfer et l'on veillera pour les premiers essais à utiliser une planche plutôt trop volumineuse que pas assez, de manière à ce que ces premières sessions ne se transforme pas en cauchemar ! Le rocker est assez marqué, souvent un peu plus prononcé à l'arrière pour améliorer la maniabilité de l'engin. La plupart du temps, la carène est plate mais certains shapers rajoutent néanmoins une cuillère sous l' avant du flotteur pour faciliter la relance et les noserides. Un peu de vee au niveau du tail permet de faciliter le passage rail to rail et d' améliorer la capacité à faire tourner la planche.Pour obtenir un paddlesurf plus radical, certains pratiquants confirmés utilisent des planches dont la longueur est comprise entre 9 et 10 pieds mais qui compensent en volume et en largeur ce qu'elles perdent en longueur.
POIDS
Le problème du poids est inévitable pour des planches de ce gabarit : à moins d'investir dans un modèle construit tout en en carbone ou de tirer de manière risquée sur le glassage , votre flotteur pèsera entre 9 et 12 kg. Pour le fabricant, l' objectif est de trouver le bon compromis entre un poids élevé, apportant inertie et vitesse, et une certaine légèreté qui rend la planche nerveuse et maniable, mais certains modèles du marché sont toutefois proposés dans plusieurs constructions différentes pour s' adapter aux exigences diverses du rider. Pour les adeptes de la rame à genoux, beaucoup moins exigeante au niveau de la stabilité, il est donc possible d'utiliser des planches moins longues, moins volumineuses et donc moins lourdes, et qui vont se révéler bien plus évolutives un fois debout sur la vague. A volumes identiques, la différence de flottabilité entre deux planches ayant le même shape peut être importante : celle dont l' enveloppe est un sandwich en époxy est plus légère, et elle vous portera davantage que celle stratifiée dans la configuration surf traditionnelle, où un pain de mousse polyuréthanne est recouvert de fibre de verre enduit d' une résine polyester.
TAIL
La forme du tail, c' est à dire de l' arrière du flotteur, a une influence non négligeable sur la façon dont celui-ci va se comporter au cours des virages. Le squaretail est un arrière carré qui permet des virages courts et secs dans les petites vagues mais la planche a parfois tendance à rebondir lors des bottom turns dans des séries plus conséquentes. Le fishtail, aussi appelé swallowtail, se présente sous la forme d' un arrière en queue d' hirondelle qui optimise le passage d'un rail à l' autre lors des manoeuvres. Souvent associé à un montage d' ailerons de type quattro ou twin fin, iI assure également vitesse et carving mais ses détracteurs lui reprochent un appui fuyant lorsque la planche est à plat sur la mousse, comme en off the lip par exemple. Le round pintail, arrière à la fois rond et pointu, est un shape passe-partout très agréable mais qui n' excelle dans aucun des trois domaines que sont la vitesse, le contrôle et la maniabilité. Plutôt utilisé dans les grosses vagues, le pintail confère au flotteur une excellente tenue lors des longs bottoms à haute vitesse mais il faut anticiper les trajectoires car la maniabilité n' est pas son point fort.
AILERONS
Au niveau des ailerons, toutes les configurations habituellement rencontrées sur une planche de surf sont possibles :
- le trifin, qui est constitué d' un central de bonne taille et de deux petits latéraux, un système éprouvé qui offre un bon compromis vitesse/maniabilité,
- le quattro, deux couples d' aileronsde taille moyenne étant associés presque en ligne de part et d'autre de l 'axe longitudinal de la planche, ou bien le twinfin ou twinser, composé de deux ailerons, et qui procurent vitesse et carving, parfois au détriment du contrôle du flotteur sur l' écume de la vague,
- le thruster, trois ailerons de taille identique, délivrant contrôle et maniabilité, ou encore
- le single, une seule grande dérive, pour les adeptes d'un surf oldstyle, en pivot sur
l' arrière comme sur un longboard traditionnel.
La plupart du temps, ces ailerons ne sont pas fixes et ne sont donc pas stratifiés à même le dessous du flotteur. Il existe plusieurs grands systèmes de fixation : l' US Box est le plus couramment utilisé pour maintenir la grande dérive centrale d' un thruster, ou bien pour un singlefin, et offre de bonnes possibilités de réglage car l' aileron coulisse dans le boitier. Le FCS ou le Future Fins sont quand à eux associés à des ailerons amovibles de taille plus classique et qui sont maintenus en place par des vis situées sur le côté pour les FCS et sur le devant pour les Future Fins.
NEUVE OU D'OCCASION ?
Pour commencer le paddlesurf, le mieux est de porter son choix sur une planche de série. Celles-ci sont en général bien conçues, sont construites dans des matériaux fiables et éprouvées et à condition de choisir un modèle bien adapté à votre gabarit, vous passerez de nombreuses heures sur l'eau avant d' avoir exploité toutes ses possibilités. Une fois les bases bien assimilées, il sera toujours temps de revendre votre première planche à un débutant et d' aller trouver un artisan-shaper qui réalisera sur mesure le flotteur de vos rêves. Quelque soit la construction choisie, il est toujours possible d' acquérir un modèle d' occasion et dans ce domaine, la prudence est de mise. Lors de l' achat, il faut veiller à ce que la planche soit légère, et donc qu' elle pèse, à quelques dizaines de grammes près, le poids annoncé par le constructeur. Si tel n'est pas le cas, cela signifie peut-être que la planche a subi des dommages et a pris l'eau. De même, si votre vendeur potentiel vous indique que celle-ci a été réparée, assurez-vous qu'aucune infiltration d' eau n' est possible et si le flotteur est un custom, sachez qu' un pain de mousse jauni est en général un signe d'humidité. Vérifiez soigneusement l' état des rails qui reçoivent souvent des coups de pagaie lors de la rame, mais aussi qu' il n' y a pas de fissures autour des boitiers d' aileron et méfiez- vous des autocollants qui pourraient masquer un pet. Avant toute transaction, prenez conseil auprès d'un paddlesurfer avisé, d'un ami pratiquant, d' un moniteur ou bien du vendeur de votre surfshop.

5) CHOISIR SA PAGAIE ET SES ACCESSOIRES (2017)


La panoplie du paddlesurfer est assez limitée. Les accessoires indispensables sont au nombre de quatre : une pagaie pour ramer, une combinaison pour ne pas avoir froid, un leash pour rester attaché à son flotteur et de la wax pour ne pas glisser. Le reste est une affaire de moyen et de commodité. Accessoire par accessoire, voici la liste des objets incontournables du paddlesurf.

LA PAGAIE
A la planche vient se greffer un accessoire indispensable: la pagaie. Elle devient entre les mains du paddlesurfer debout ou à genoux sur sa planche un formidable levier qui lui permet de se propulser rapidement à la simple force des bras. Les matériaux utilisés pour sa construction sont nombreux : tube en aluminium et pale en polypropylène ou nylon pour les modèles les plus économiques, bois, époxy ou encore carbone dernier cri pour les modèles haut de gamme. Certaines pagaies comportent un tube en alu et une pale en fibre epoxy. La matière de la pagaie n'a pas ou peu d' influence sur la longueur préconisée soit votre taille augmentée d'environ 15 cm si vous pratiquez en stand up et votre taille diminuée d'environ 10 cm si vous ramez à genoux, sachant qu'une pagaie courte apporte de la maniabilité et de la cadence pour accélérer tandis qu'une pagaie longue apporte des appuis forts et de la puissance au démarrage. Une pale de grande surface apporte aussi de la puissance mais elle renforce l'effet de row et n'est pas très maniable. Une pale de petite dimension permet de ménager les articulations de son dos, de ses bras et de ses épaules, et se manipule plus facilement lors ds manoeuvres dans les vagues. De même, les pagaies les plus sophistiquées ont une pale inclinée d'environ 20° vers l'avant de manière à protéger les lombaires des paddlesurfers lors des efforts répétés dus à la rame. La pale est parfois asymétrique, avec une nervure longitudinale sur le dos, permettant ainsi un meilleur appui sur l'épaule de la vague en surf. Pour les rameurs à genoux, il faut savoir que plus le diamètre du manche est important et plus la pagaie sera facile à saisir lors du take-off et que ce type de rame nécessite l'emploi de protection efficaces contre les brûlures dues aux frottements : genouillères type volley-ball, chaussons, éventuellement pads sur le pont de planche.

LA COMBINAISON
La combinaison est un accessoire primordial du paddlesurfer pour profiter en toute sérénité des sessions les plus froides. Simplement cousues il y a quelques années, elles sont devenues cousues-collées-gallonées pour une meilleure étanchéité et un confort optimal mais leur espérance de vie dépasse rarement 5 ans en cas de forte utilisation. Elles sont disponibles dans de nombreuses tailles et le mieux est d'essayer plusieurs marques pour trouver celle dont la coupe correspond le mieux à votre morphologie. On a le choix entre des modèles de type surf privilégiant la souplesse grâce à leurs nombreux panneaux préformés ou bien de type windsurf en néoprène lisse apportant davantage de chaleur. Après chaque session, il faut rincer votre combinaison à l'eau douce et la faire sécher à l'envers sur un cintre à l'abri du soleil. Question épaisseur, si un shorty de 2 mm peut suffire en été, une intégrale de 4/3 mm devient nécessaire en automne et au printemps tandis qu'une 5/3 mm est indispensable pour se protéger des grands froids hivernaux. Un lycra porté sous la combinaison permet d'éviter les irritations dues aux frottements lors de la rame mais n' apporte pas de chaleur en plus, sauf si vous optez pour un modèle en fibre polaire ou bien contenant du titanium. Un coupe-vent s'avère être une barrière très efficace contre la brise en hiver : attention à le choisir assez grand de façon à ne pas être gêné lors de vos mouvements ! 

LES CHAUSSONS
Indispensables en hiver, les chaussons offrent deux avantages : ils protègent vos pieds du froid mais aussi des coups éventuels, ce qui est vital car vous devez sentir parfaitement votre planche sous vos pieds lors des manœuvres et ils permettent de plus une meilleure adhérence, à tel point que certains paddlesurfers les portent même en été. A noter qu' il existe des modèles avec le gros orteil séparé du reste du chausson pour plus de confort et de préhension.
LA CAGOULE
Autre accessoire incontournable en hiver, la cagoule offre une protection efficace contre le froid en isolant votre front et votre nuque de l'eau glacée en cas de chute mais peut se révéler handicapante en raison d'une perte significative du sens auditif et donc de l'équilibre. Si tel est le cas, on peut opter pour un bon compromis en portant la cagoule pour passer la barre et la rabaisser sur son cou quelques instants avant de prendre une vague. Pour se protéger seulement les oreilles du froid, on peut aussi utiliser un bandeau ou un bonnet en néoprène à condition de l'accrocher à une fine cordelette pour ne pas le perdre lors d'une chute dans une vague.

LES GANTS
Lors des sessions les plus froides, l'onglée guette et il est toujours désagréable et douloureux de devoir s'arrêter de longues minutes sur la plage afin de récupérer une circulation normale aux extrémités des doigts. Les gants en néoprène offrent une protection efficace contre le froid mais attention, ils nécessitent une prise en main plus ferme de la pagaie.
LES GENOUILLERES
La rame à genoux nécessite l'emploi de protections contre les brûlures dues aux frottements sur le pont de la planche, et si vous souhaitez protéger efficacement vos articulations, une paire de genouillères type volley-ball est nécéssaire. Choisies à la bonne taille afin de ne pas vous comprimer, elles vous permettront aussi de prolonger vos sessions de manière significative et de ne pas ruiner votre combinaison !

LA WAX
Si votre paddlesurf n'est pas équipé d'un pads qui recouvre en général les 2/3 de la planche, il va vous falloir enduire régulièrement votre flotteur d'une paraffine spéciale appelée wax. Cette opération va conditionner la qualité de votre session : pas assez de wax et c'est la glissade assurée à chaque tentative de mouvement et il n'y rien de plus rageant que d'être obligé de retourner à sa voiture pour en remettre … Il en existe plusieurs types adaptées au différentes températures de l'eau et pour la côte normande, le plus efficace est de choisir un pain eau froide pour l'hiver et les demi-saisons et le modèle eau tempéré pour l'été. Waxer le tube de sa pagaie au niveau de la main arrière permet aussi d'assurer une meilleure prise en main.
LES PADS
Les pads sont des grips en mousse antidérapante qui assurent une bonne accroche des pieds sur le pont du paddlesurf au cours des manœuvres et évitent d'étaler régulièrement de la wax sur le flotteur. Ils sont de plus quasi-indispensables si vous êtes un adepte de la rame à genoux, afin de protéger vos articulations mais aussi pour ne pas enfoncer et délaminer le dessus de la planche. Si votre paddlesurf n'en est pas muni, la plupart des modèles vendus dans le commerce sont autocollants, faciles à mettre en place et utilisables 24 heures après. On a le choix entre des pads qui recouvrent environ les 2/3 de la planche ou des pads séparés à placer sous les pieds avant et/ou arrière.

LE LEASH
Attaché à la cheville ou bien sous le genou du paddlesurfer au moyen d'un velcro et relié à un plug intégré dans le tail du flotteur, ce cordon en polyuréthanne est à choisir en fonction de la longueur de la planche mais aussi de la taille des séries surfées au cours de la session. Il mesure généralement 9' ou 10' pour des vagues de taille moyenne mais il ne faut pas hésiter à le surdimensionner car en cas de casse, vous êtes bon pour un retour à la nage peu évident avec la pagaie et votre paddlesurf à la dérive dans les séries va devenir dangereux pour les autres pratiquants.
LES AILERONS
Contrairement à certains surfs, la quasi-totalité des paddlesurfs sont équipés d'ailerons amovibles. Souvent bien adaptés au shape de la planche, on peut éventuellement les changer en fonction de son gabarit ou de la taille des vagues surfées en appliquant les règle simplifiées suivantes : plus on est lourd et plus les vagues sont grosses, plus il faut augmenter la taille des ailerons, et plus ceux-ci sont souples, plus les appuis sont tolérants. Ils sont fabriqués en fibre de verre, ou bien dans des matériaus composites, voire du carbone. Le standard de fixation le plus souvent rencontré dans le cas d' un boitier central est l' US Box, tandis que les ailerons latéraux sont généralement des FCS ou des Future Fins, lesquels proposent dans leur gamme respective une multitude de modèles différents les uns des autres ( profondeur, épaisseur, courbure, raideur, couleur, etc ), et que vous avez la possibilité de tester dans des surfshops agréés par la marque.

Les configurations d' ailerons rencontrées sur les paddlesurfs sont les suivantes :

( les dimensions indiquées correspondent à des tailles moyennes )

- trifin : un central assez long ( 22 cm ) et deux petits latéraux ( 10 cm ), un classique du genre mais qui a fait ses preuves,

- quattro, deux ailerons ( 12 cm et 10 cm ) de chaque côté de l' arrière de la planche, favorisant les courbes et la vitesse, mais attention aux appuis fuyants sur la mousse comme en off the lip par exemple,

- twinfin ou twinser, un aileron de taille moyenne ( 18 cm ) de part et d' autre de l' axe longitudinal du flotteur, avec des réactions assez similaires à celle d' un montage en quattro,

- thruster, trois ailerons de même dimension ( 13 cm ), pour un bon équilibre vitesse/maniabilité/contrôle,

- single ( 24 cm ), une seule dérive assez longue, pour les adeptes d'un surf oldstyle, avec des virages en pivot sur le pied arrière.
A vous d'essayer bien sûr, de manière à trouver le style de navigation qui vous convient le mieux !

LE CASQUE
On en voit peu sur nos côtes mais c'est un moyen efficace de se protéger des chocs contre la planche en cas de chute et aussi du froid dans une certaine mesure. Les modèles proposés dans le commerce sont en général solides et légers, comme les Gath par exemple.

LE GILET DE FLOTTABILITE
On trouve dans certains surfshops ces vestes conçues pour le surf dans les grosses conditions. Peu épaisses, elles sont bien adaptées à la pratique du paddlesurf car elles sont peu encombrantes, notamment lors des mouvements de rame. Elles offrent une flottabilité supplémentaires bien utile, comme dans le cas d'un retour à la nage après une casse de leash loin au large par exemple. Revers de la médaille, plonger sous une vague pour lui échapper s'avère plus délicat et demande plus d'efforts mais la remontée en surface n'en est que plus facile !

LE KIT DE REPARATION
Toujours utile, ce concentré de résine en tube peut vous permettre de boucher les petits pets de votre planche sans avoir à la laisser plusieurs jours chez un spécialiste de la réparation. Sèche la plupart du temps en quelques minutes s'il fait suffisamment chaud ou bien par réaction au ultraviolets même par temps peu ensoleillé. Existe en polyester ou epoxy.



LA HOUSSE
Choisie suffisamment épaisse, la housse permet de protéger votre planche des chocs et des pressions trop importantes, lors du transport sur la galerie de votre voiture ou bien en cas de voyage en avion par exemple. Après une session, elle évite également à votre flotteur humide et recouvert de wax et de sable, de salir l'intérieur de votre véhicule ou de votre logement. Il existe maintenant sur le marché des housses pour les pagaies qui peuvent se révéler être un choix judicieux si vous avez investi dans un modèle en carbone, afin de le protéger au mieux des chocs ponctuels.

6) MARQUES ET MODELES ( 2017)


Il y a 8/9 ans, choisir une planche de paddlesurf était une démarche relativement simple, la plupart des fabricants ne proposant alors dans leurs gammes qu' un ou deux flotteurs. Il s' agissait en général de modèles polyvalents dont la longueur variait entre 11 et 12 pieds et qui étaient destinés à surfer des vagues de taille modérée. A cette époque, j'avais donc le temps d'écrire un commentaire précis décrivant le comportement de chaque planche, et d'indiquer éventuellement ses avantages et ses inconvénients. Depuis 2012 et donc en cette année 2017, c'est devenu mission impossible ! Il y a sur le marché une multitude de flotteurs aux programmes bien spécifiques et vous trouverez donc ci-dessous une liste de planches polyvalentes pour débuter facilement dans de petites séries puis progresser et évoluer avec aisance dans des vagues plus conséquentes. Les paddlesurfers expérimentés pourront quant à eux utiliser les liens vers les sites Web des marques pour y découvrir les dernières nouveautés adaptées à leur niveau. Sachez que vous allez devoir choisir votre flotteur principalement en fonction de sa longueur et de sa largeur, pour des raisons de stabilité, mais aussi de son volume, alors soyez réaliste et ne sous-estimer surtout pas votre gabarit si vous ne voulez pas que vos premières sessions de paddlesurf se transforment en cauchemar ! Plus vous êtes lourd, et plus la planche va couler, et plus vous êtes grand, plus votre planche va être instable, car votre centre de gravité va alors se trouver très haut ! Et si vous venez du monde du windsurf ou du kitesurf et que vous débutez, sachez qu'une planche de 9'5 par 29'' pour 140 litres de volume peut vous paraitre énorme dans votre surfshop préféré ! Néanmoins, tenir debout dessus en continu dans un peu de vent et de clapot, avec des petites vagues qui viennent régulièrement à votre rencontre, demande déjà un joli bagage technique... Si vous avez des amis qui pratiquent déjà ce sport, le plus raisonnable est de leur demander de faire un essai de leur planche sur eau plate, afin de vous rendre compte par vous-même de cet aspect essentiel qu'est le ratio poids et taille du rider/dimensions de la board.
Dans tous les cas, respectez bien les 2 règles fondamentales suivantes :
1) Choisissez une planche plutôt trop volumineuse que pas assez ! Bien flotter est un impératif pour se sentir à l' aise sur son SUP, que ce soit sur plan d' eau plat ou bien houleux, et il est préférable d 'être légèrement encombré par quelques litres supplémentaires plutôt que de passer son temps à se battre avec un flotteur peu volumineux ! Au moins 180 litres seront nécessaires à un gros gabarit pour commencer le stand up paddlesurf en toute sérénité tandis que les plus légers ne devront pas descendre en dessous de 150 litres. Si vous ramez à genoux avant faire votre take off puis de surfer debout, vous pouvez revoir ce volume à la baisse d'environ 25 litres et obtenir ainsi plus de maniabilité en surf sur la vague mais aussi lors de la phase de placement précédent le take off.
2) Il faut choisir un flotteur suffisamment long et suffisamment large ! Lors des débuts ou même en phase de progression, une grande largeur de la planche vous permettra de bénéficier d' une stabilité latérale importante et une grande longueur de votre flotteur rendra chacun de vos coups de rame plus efficace : vous pourrez alors vous déplacer avec aisance sur le plan d' eau. N' oubliez jamais que vous allez devoir ramer debout ou à genoux en permanence et que pour surfer des vagues, il va vous falloir aller les chercher en affrontant une barre parfois délicate à passer, et ceci parfois dans le vent et le clapot ! Il vous faut savoir aussi que : - plus la planche est longue et plus elle glisse sur l' eau. - plus la planche est courte et plus elle est maniable. - les dimensions moyennes de la planche d' un pratiquant confirmé de 75 kg surfant à la cool des vagues de 1 mètre sont de 10', soit 3 m 04, par 30'', 76 cm, pour environ 160 litres. - une planche longue est moins sensible qu' une planche courte à l' effet de row, c' est à dire la désagréable tendance qu' a votre flotteur à tourner vers la doite lorsque vous ramez du côté gauche et inversement ! - une planche légère est nerveuse et maniable, tandis qu'une planche un peu plus lourde possède vitesse et inertie, c' est à dire la capacité à garder sa célérité sans ramer. Vous trouverez aussi des pagaies disponibles chez les fabricants de flotteurs mais vous pouvez bien sûr vous en procurer aussi chez les fabricants spécialisés. Dans la plupart des cas, elles sont maintenant bien conçues et construites dans des matériaux de qualité. Pour les autres accessoires (combinaisons et isothermie, leash, wax, aileron, housse, etc) , de nombreuses marques (Rip Curl, Quiksilver, Billabong, O'Neill, Xcel, Da Kine, FCS, Ocean and Earth pour n'en citer que quelques-unes ) proposent des produits techniquement au point car testés et approuvés par les surfeurs et que vous trouverez dans tous les bons surfshops.
Bon courage pour faire votre choix et vous y retrouvez au milieu de cette débauche de matériel ! N' hésitez pas à m' envoyer un mail pour de simples renseignements, ou en cas de doute au moment de finaliser votre achat.

LES PLANCHES DE SERIE
AHD ( http://www.a-h-d.com/ ) Les planches sont mises au point par Bruno André, aux environs d'Audierne dans le Finistère. Elles sont fabriquées dans l'usine tunisienne Terminatech. Summer Board 9' et Sea Lion 9' XL, éventuellement Sea Lion 8'3 pour les tous petits gabarits.

ANGULO ( http://www.angulosups.com/ ) Les trois planches de la gamme ont été shapées par Ed Angulo, un shapeur hawaiien de renom, avec le concours de son fils Josh, un des meilleurs mondiaux en windsurf, et qui officie souvent sur la célèbre vague de Ponta Preta au Cap-Vert. Fabrication en sandwich epoxy dans l'usine thailandaise Cobra. Voici les modèles qui étaient présents sur le marché en 2012, et après une année creuse en 2013, Josh  annonce son intention de relancer la marque en 2014 mais pas encore de News ! Big Buggah 11'11, Gu'd Ride 10'10, et Perfect Wave 10'2.


Distribué en France par la société Hoff, la marque Ari'i Nui ( ce qui signifie "grand chef " en polynésien ) a élargi sa gamme pour 2013 en conforte celle-ci pour 2014. Elle propose depuis l'année dernière des flotteurs plus longs et plus volumineux, lesquels sont bien adaptés pour les débuts et pour ensuite progresser dans les vagues de taille modérée. La technologie de fabrication s'appelle ESC, et elle consiste en un sandwich epoxy. 9'6 Code, 10'6 et 11' Odyssey.

BIC ( http://www.bicsport.com/ ) Eric Terrien a intégré le team BicSports en 2012, et de nombreux modèles constituent la gamme 2013 et sont reconduits en 2014. Les shapes sont pour la plupart signés par l'australien Peter Hosking, shapeur réputé pour ses designs de longboards, mais aussi par Patrice Remoiville qui officie dans les Landes. La fabrication française est assurée dans l'usine de Vannes pour les modèles en Ace-Tech et ACS, et en Chine pour ceux construits en epoxy. 10'4 et 11'4 Dura-Tech, 10'6 et 11'6 Ace-Tech, 11', 11'6 et 12' Classic Wood et WavePro 9'10 C-Tech.

BLACK LOCAL ( http://www.blacklocal.com/ ) Shapées par l'expérimenté Sergio Munari à la Rochelle, les planches Black Local sont des boards qui s' adressent à des riders souhaitant évoluer comme Manu Bouvet ou Pascal Lebohec avec une certaine radicalité dans les vagues. L'un des modèles est cependant abordable de par son volume : 9'6 Lowrider.

BOARDWORKS ( http://www.boardworkssurf.com/ ) Plusieurs modèles fabriqués en Slovaquie, et aux outlines bien différents sont disponibles : - les planches shapées par l'expérimenté Steve Boehne : Slater Trout 10' et Wide Aquatic 10'4. - les boards typées surf de Rusty Preisendorfer : Rusty Classic 9'8, 10', 10'4, 10'10 et 11'4, et Rusty Venner 9'8 et 10'. - des boards shapées par Blane Chambers : PSH All Arounder 10', 10'6 et 11", - et une gamme plus classique et compacte, bien adaptée pour donner ses premiers coups de rame et comprenant de nombreux modèles : Joy Ride 9'11 et 10'11, Supernatural 10'6 et 11'6, Mini Mod 9'11 et 10'4, B-Ray 10'6 et 11'6, Sirena 9'11 et 10'4, Kraken 9'9 et 10'3.

BONZ SUPboards ( http://www.bonzsup.com/ ) A Marseille, le surfeur Philippe Moreau et Antoine Delpero se sont associés pour proposer en 2011 une gamme déclinée dans 2 constructions epoxy ou sandwich-PVC. Les shapes sont signés Alain Minvielle et en 2014, les modèles qui conviennent pour notre programme sont : 9'8 Performer, 10'2 Camaro et 10'4 Magical.

CABRINHA ( http://www.cabrinhasurf.com/ ) Waterman complet résidant à Hawaii, à l' image de Laird Hamilton ou de Dave Kalama, Peter Cabrinha a lancé en production en 2010 une petite gamme de paddlesurf. En 2012, de nombreux nouveaux modèles sont venus compléter celle-ci. Ce sont des planches fiables pour débuter puis évoluer en confiance dans les vagues. La production a été stoppée en 2013 au profit de la marque JP Australia appartenant au même groupe mais voici quand même pour 2014 des modèles adaptés si vous les trouvez d'occasion : Pro Series 9'8, Hybrid Wood Series 9'8, 10'2 et 10'8, C-Series 9'8, 10'2 et 10'8, et Cabby 10'2.

COREBAN ( http://www.coreban.com/ ) Voici la liste des planches développées à Hawaii et en Afrique du Sud pour 2014 par le très doué rider Ian van Vuuren, et qui conviennent pour une pratique cool dans les vagues : Cruiser 11'6, Rocket 10'6, EZ 10', Performer 9'6 et Icon 10'.

DECATHLON ( www.decathlon.fr ) La marque dispose d'un centre de développement basée à Hendaye, et propose toujours cette année un modèle polyvalent pour débuter et SUPsurfer ses premières vagues. Tribord 10'5.

DROPS ( http://www.gongsup.com/ ou http://www.drops.net/ ) La marque Drops a utilisé en 2012 pour son développement les services de Patrice Guénolé, le designer de GongSup. Toutes les planches sont fabriquées en technologie Hitech, et quatre modèles sont bien adaptés pour des débuts faciles : 12' Style, 10'11 Spirit, 10'6 Raptor et 10'2 Pop Ripper.

ENBATA ( http://enbata.com ) Olivier Raynald a pris la succession d'Alex Ponot et Alain Sévellec à la tête de la société Enbata au Pays Basque. Depuis 2013, elle distribue entre autres pour l'Europe les planches de Gerry Lopez et celle du californien Ron House, ainsi qu'un flotteur créé par Gary Macnabb. School Softboard 11', Gerry Lopez 10'3, 404 Ron House 10'7 et Floater 10'6 ou 12', Nectar Mac Magic 10'2, Riviera Nugg 10'6 et 11'6 mais Machete 10'.

FANATIC ( http://www.fanatic.com/ ) La gamme comprend maintenant de nombreux modèles en 2014, après l'arrivée des Allwave en 2012. Allround 10', 10'6, 11' et 11'6, Allwave 9'1, 9'5 et 9'10.
F-ONE ( http://fr.f-onesup.com ) Crée par le windsurfeur-kiteur Raphaël Salles, cette marque, qui sponsorise Patrice Chanzy, Alex Grégoire et Rémi Quique possède dans sa gamme deux flotteurs qui sont bien adaptés pour les débuts, et permettent ensuite de progresser sereinement. Manawa 9'6, 10' et 10'6, Anakao 9'5 pour les petits gabarits.



GONG (http://www.gongsup.com/ ) Ces flotteurs ont été développés en Corse par Patrice Guénolé et sont fabriqués en Chine. La gamme 2014 est vaste, avec trois types de constructions ( Epoxy, Bamby et Caribou ), et parmi les nombreux modèles proposés, on retiendra plus particulièrement : 9'3 Start Up, 10'2 Greedy, 9'4 Mineral, 9'10 Damn, 10'11 Mental, NFA 10', 11' et 12', 9'6 et 10'6 Perv, NS 10'1 et 10'10 Lord.

HOBIE ( http://www.hobie.com/ ) Les célèbres planches californiennes utilisées avec talent par Greg Closier et Colin Mac Philips sont importées en France par Jean-Philippe Wuilmart du côté de Saint-Tropez. ATR 12',11'2 et 10'6, ATR-II 10', 10'2 et 11', CMP 9'8 et 10'6.

IMAGINE (www.imaginesurf.com) Basée en Californie, la marque créé par le sud-africain Corran Addisson propose de nombreux shapes destinés à la pratique en rivière mais aussi des modèles fiables pour la pratique du SUPsurfing dans des conditions modérées. Dave Kalama a participe au développement de certains flotteurs depuis l'année 2013/2014. CrossOver 12' et 10'6, Carve 10', 10'6 et 11'6, Siren 10'6, Pnut 9'10 et San-o 9'6.  
JIMMY LEWIS ( http://www.jimmylewis.com/ ) Ce shapeur hawaiien est un spécialiste du shape (windsurf, kitesurf,...) depuis plus de 30 ans, et il s'est lançé depuis quelques années dans la production de planches de stand up paddlesurfing. Cruise Control 10'6, 11' et 11'6, Hanalei 9'8, 10', 10'4 et 10'8, Maestro 10'3, Black and Blue 10'2, Qwad 9'7, Striker 9'5 et Mano 10'2.

JP AUSTRALIA ( http://www.jp-australia.com/ ) La célèbre marque de winsurf est entréee dans la danse du SUP en 2010 avec trois modèles mis au point par Jason Polakow lui-même. Il a complété sa gamme en 2012 et pour 2014, voici les modèles les plus adaptés à notre programme : Allaround 10'8, 11'2 et 11'8, Lady 10'8, 11'2 et 11'8, Wide Body 9'9, 10' et 10'9, Fusion 9'8, 10'2 et 10'8, Cabby 10'2.

KORVENN ( www.korvenn-sup.com ) Basée en Bretagne, la marque d'Arnaud Murcia constituée de planches fish compactes s'est étoffé en 2014 avec des planches plus accessibles lors des débuts, comme les Classic 9'4, 9'2 et 9'6 Noserider. 

LOKAHI (http://www.lokahiboards.com/ ) Après deux années de développement, les planches mises au point par le rider Cyril Costes sont arrivées sur le marché en milieu de l' année 2010. Ce sont des flotteurs au design moderne et qui sont relativement compacts, et que rident Tinina et Léo-Paul Etienne ainsi que Julien Sudrat et Charles Vandemeulebroucke . Aka Entry 9'2 et 10'6, Aka Bamboo 9'2 et 9'8.

MANUAL BOARDS ( www.manualboards.com ) La marque espagnole est basée à Bilbao, et propose des planches polyvalentes fabriquées en epoxy, et à des prix serrés. 10' et 9'6.

MINISTRY OF SURFING ( www.ministryofsurfing.com ) La marque MOS est une marque développée et distribuée par un collectif d'une trentaine de surfshops, et propose des planches accessibles. Areiti 10'5, 10', 10' Easy et 9'5.

MISTRAL ( http://www.mistral.com/ ) La marque qui sponsorise le rideur-shapeur de SUPsurf Robin Johnston a modifié sa gamme pour 2014. Les planches Mistral qui suivent sont des modèles polyvalents et elles sont fabriquées au Viet-Nam. Bermuda 9'9, 10'7 et 11'9, Malibu 9'8, 10'6 et 11'.

NAH SKWELL ( http://nahskwell.blogspot.com/ ) Des flotteurs mis au point par le créatif Bruno André en Bretagne, et fabriqués en Tunisie. Get Up  9'6, Skool 10', Cool 10' et 10'5, 11' Longboard Series, et éventuellement Fit 11' pour démarrer sur de toutes petites vagues.

NAISH ( http://www.naishsurfing.com/ ) De nombreux modèles ont été shapés par feu l'expérimenté Harold Iggy, sur l' île d'Oahu à Hawaii. Ceux construits avec un pont plaqué en bambou sont désormais fabriqués en Chine, les autres le sont chez Cobra en Thailande, comme celles de Xabi Lafitte et de Kai Lenny, triple champion du monde de SUPsurfing. Nalu 11'6, 11'4, 10'10 et 10'6''5, Hokua 9'10, Mana 10' et 9'5, et Alana 10'10, 10'6''5 et 9'5.

NEWSURFPROJECT ( http://www.newsurfproject.com/ ) Outre la fabrication epoxy classique utilisée depuis plusieurs années chez NSP, on a pu noté l'arrivée en 2012 d'une nouvelle technologie dénommée Coco Mat, qui comme son nom l'indique est une construction de type Wood à base de fibre ...de noix de coco ! Six flotteurs de paddlesurf conviennent bien pour débuter avec facilité puis progresser en 2014: Allarounder 11'6, 11', 10'6 et 10'2,  Surf 9'8 et 10'.

NIDECKER ( http://www.nidecker.com/ ) La marque suisse qui a lontemps soutenu Eric Terrien a mis au point plusieurs modèles faciles d'accès, et c'est toujours valable pour 2014 ! Allround Wave 10'8 et Atlantic Thruster 9'11 EZ.

OXBOW ( http://www.hoff.fr/web/brand.php?idMarque=77&idUnivers=1&corpo=1 ) En 2011, les flotteurs Oxbow avaient été testés par Duane de Soto à Hawaii. Pour 2012, la gamme a été considérablement simplifiée, et parmi les trois modèles de la marque, deux conviennent bien pour notre programme. A noter que les shapes ressemblent comme deux gouttes d'eau à ceux des flotteurs Ari'i Nui... Pas encore de news pour 2014.  9'6 et 10'6.

PADDLE SURF HAWAII ( http://www.paddlesurfhawaii.com/ ) La plus célèbre marque au monde 100 % dédiée au paddlesurf, se trouve sur l' île d' Oahu, à Hawaii, berceau de ce sport. Depuis des années, Blane Chambers y a acquis une énorme expérience et il y shape des planches très efficaces, utilisées par les meilleurs spécialistes sur les plages de Waikiki, de Makaha ou encore... du North Shore ! Ces flotteurs ont été exportés vers l' Europe entre 2009 et 2012, et étaient fabriqués en époxy moulé dans l' usine Boardworks. Depuis, Blane se consacre à la production de planches custom mais si vous trouvez l'un de ces modèles d'occasion alors c'est tout bon ! 9'6, 10', 10'6 et 11' All Around Wide, 9'11 et 10'4 All Around X-Wide, Hull Paddler 10'10 et 10'2.

QUATRO (http://www.quatrointernational.com/ ) Basée sur l' île de Maui à Hawaii, Quatro commercialise deux flotteurs efficaces au surf mais abordables sous l'impulsion de son shapeur Keith Teboul. 10' et 9'6 Performance.

REDWOODPADDLE ( http://www.redwoodpaddle.com/ ) Christophe Defrance a lancé sa marque de planche en 2010, et propose en 2014 sur le marché une série aboutie de flotteurs bien adaptés à la pratique sur nos côtes. Funbox 9'5, 10' et 10'6, Source longboard 10'6.

ROGUE ( www.roguesup.com) Basée à San Clemente en Californie, la gamme des planches Rogue est importée en France depuis 2011. Elle est constituée de shapes modernes et efficaces, et aux décos bien différentes. AllWater 12', 11' et 10', Tesoro 11' et 10'6, Surf 9'9.

RRD ( http://www.robertoriccidesigns.com/ ) La gamme RRD développée par l'italien Roberto Ricci s'était considérablement étoffée en 2011, et après l'arrivée en 2012 d'un nouveau modèle nommé Classic Super typé surf pur et donc très maniable, voici la sélection pour 2014. On retiendra les : Aquamondo 9'9 et 10'6, Softskin 11', Wassup 10', 10'5 et 11', Super 9'11.

SOUTH POINT ( http://www.southpointepoxy.com/ ) Pas de flotteurs de SUP sur le site de ce fabricant en 2012 et 2013, et un seul modèle était dans le créneau souhaité en 2011, le : 10'6 Bonga Perkins.

STARBOARD ( http://www.star-board-sup.com/ ) Toujours de nombreux modèles chez la marque de Svein Rasmussen qui a recruté Gaétan Séné en 2012. C'est donc toujours un peu dur de s'y retrouver pour le néophyte en 2014, alors retenez simplement les noms suivants : 12'6 Cruiser, 12'2 Freeride, 12' Atlas, 12' Big Easy, 11'2 Avanti, 11'2 Blend, 11'2 et 10'5 Tiki Fit, 10'5 Drive, 10'5 Wide Point, 10' Whopper, 10' Noserider, 9'8 Element et 9'5 Wide Point.

SUPREM Installé à Montpellier, le shapeur de kite Raphaël Selles a lancé en 2011 une gamme de SUP relativement compacts mais en restant accessibles. Woodoo 10' et Woo 9'8. 

SURFACTORY ( http://www.surfactory.fr/ ) Un seul modèle en 2014 chez ce concepteur et fabricant de surf français basé en Bretagne : la 10'7.

SURFTECH ( http://www.surftech.com/ ) Ron House, Gerry Lopez, Bob Pearson, Robert August, ou encore Randy French ont réalisé pour Surftech des shapes de SUP aboutis, et la liste des flotteurs proposés est encore longue en 2014 ! Fabrication en sandwich epoxy, avec un pain de mousse qui n'absorbe pas l'eau. Laird 10'6, 11' et 12'1, Wap 11'6, Roxy 10'6, Generator 10'6 et 11'6, Channel Islands  9'7 et 10'1,  Surf Music 10', Ice 10', Big Darling 10'6 et 11'2, Universal 10'6, 11'6 et 12', et Marisa Miller 10', Bamboozle 10'6 et 11'6, Balboa 10'6.

TABOU ( http://www.tabou-boards.com/ ) Après deux années de développement intensif, le shaper français de windsurf Fabien Wollenveider a estimé en 2011 qu' il était temps de lancer en production des modèles techniquement au point et approuvés par le testeur maison Ross Williams. Deux flotteurs polyvalents et confortables conviennent bien en 2014 pour les débuts mais aussi ensuite lors de la phase de progression. 11'2 et 10'2, ainsi qu'une 10'2 pour les filles légères...

THOMMEN ( http://www.thommen1.com/ ) Shapée par Peter Thommen, voici une planche qui était annoncée comme stable et polyvalente en 2013. Winds'Up 11'2.

TIKI TAKI ( http://www.tikitaki.fr/ ) Planches aux caractéristiques identiques aux flotteurs GONG 2008 mais les pads et la décoration sont différents. Les modèles disponibles en 2011 étaient les : 12', 10'8 et 9'3 .

WALK ON THE WATER ( http://www.wow-sup.com ) Deux modèles dispos en 2013 chez cette marque apparue en 2009 sur le marché. 10'4, 9'4, 10'8 et 11'4.

LES PLANCHES SUR MESURE
AVP ( http://avp-paddleboards.com )

BARLAND ( www.barland.com )

BELWAY ( www.belwaypaddlesurfing.com )

BLACK LOCAL ( www.blacklocal.com )

HYPERBOLIC ( 02 97 85 80 69 ou 06 21 12 66 96 )

KRISS ( http://www.krisscustom.com/ )

MINVIELLE ( http://www.surfboard-minvielle.com/ )

SEACLONE ( http://www.seacloneboards.com/ )

SUPERFROG

LES PAGAIES

B2WATERSPORTS ( http://www.b2watersports.com/ )

DEBOICHET ( http://www.deboichetcustom.com/ )

KIALOA ( http://www.kialoa.com/ )

MB PADDLES ( http://www.mb-fins.com/ )

OUTSIDE REEF ( http://sites.google.com/site/outsidereef/ )

QUICKBLADE ( http://www.quickbladepaddles.com/ )

REDWOODPADDLE ( http://www.redwoodpaddle.com/ )

SALTPADDLE ( www.saltpaddle.com )

SELECT ( http://www.select-hydrofoils.com/ )

TATIHOU ( http://tatihou-sup.com/ )

WERNER ( http://www.wernerpaddles.com/ )

7) BIEN RAMER (2017)



Avant d'aller affronter les vagues, mieux vaut d'abord acquérir une solide technique de rame. Le plus simple est de débuter sur une mer plate, sans vent ni courant, et de choisir une planche très stable et adaptée à son gabarit, c'est à dire suffisamment large et volumineuse pour garantir un minimum d'équilibre sans efforts, que l'on soit debout ou à genoux. Pour bien sentir les réactions du flotteur, le mieux est de commencer par ramer sans la pagaie, allongé le ventre sur la planche à la manière des surfers. Ces premiers essais permettront de localiser le centre de gravité du flotteur puis de se mettre à genoux au niveau de celui-ci. On effectuera ensuite quelques nouvelles longueurs sans la pagaie puis avec, ce qui permettra de se familiariser avec la préhension de l' olive. Les adeptes de la position stand up pourront ensuite se lever doucement et quelque soit la position de rame choisie, il convient de respecter certains grands principes pour être efficace. Il faut toujours ramer de face, les pieds et les genoux parallèles de part et d'autre de l'axe médian de la planche, écartés de la largeur des épaules. Pour s' assurer un équilibre optimal, il ne faut pas fixer son attention sur le nez du flotteur mais redresser le haut du corps et regarder loin à l' horizon. Pour ne pas zigzaguer, surtout si la planche est sensible à l' effet de row, on pourra alterner la rame babord et la rame tribord tous les 2 ou 3 mouvements et on veillera à ne pas heurter les rails de la planche avec la pale de la pagaie pour ne pas les endommager. Le bras qui tient la poignée doit travailler en résistance, c'est à dire être relativement tendu et rester fixe, surtout chez les débutants qui trouveront dans cette attitude un moyen de renforcer leur équilibre, tandis que c'est le bras arrière qui fléchit et tire sur la pagaie pour produire l'effort. Inutile de ramer trop en arrière au risque de vous briser les lombaires mais bien aller cherchez devant et faire sortir la pale de la pagaie juste derrière l'axe des talons. Cette technique particulière permet une rame puissante sur le plat entre les séries et facilite les take-off de dernière minute. Ramer face au vent n'est pas des plus agréable. La prise au vent est importante et pour ne pas tuer votre vitesse, il faut s'avancer un peu sur la planche, fléchir les jambes, baisser la tête à la façon des skieurs, et basculer la pale à la manière d' un aviron pour la ramener sur l'avant. Lors des virages ou des repositionnements au peak, on pourra manier la pagaie comme en canöé-kayak. Pour les adeptes de la rame à genoux, le fait d'abaisser le centre de gravité d'environ 50 cm et d' utiliser une pagaie de petite taille permet de gagner en stabilité latérale et d'offrir une prise au vent moindre mais il faudra parfois compenser le manque de puissance du à la pagaie plus courte en adoptant un rythme de rame plus soutenu, notamment lors des take-off. Alterner les deux types de rame peut aussi se révéler être un bon compromis pour les sessions longues et donc fatiguantes : on peut par exemple rejoindre le line up en ramant à genoux puis se redresser lorsque la série pointe le bout de son nez. Dans tous les cas, il conviendra d'utiliser des protections adaptées si l'on souhaite ramer à genoux ( genouillères et chaussons pour éviter les brûlures dues au frottements sur le pont de la planche).


Une fois que vous saurez ramer correctement et vous déplacer où bon vous semble sur un plan d' eau plat, ne croyez pas que vous allez pouvoir aussitôt aller affronter vos premières vagues ! Tout le monde n' a pas la chance d' habiter près d' un spot où déferlent à chaque session des petites séries régulières et glassy, et sur lequel on trouve un channel pour contourner les vagues en toute tranquilité... Dans ce cas idyllique, remonter au line up et attraper ses premières ondulations est un jeu d' enfant pour un paddlesurfer confirmé, car cela ne nécessite qu' une technique de rame rudimentaire. Non, souvent, il faut affronter une jolie petite barre prête à vous dévorer tout cru, parfois dans des conditions ingrates de vent et/ou de clapot. Et même si votre timing est bon, vous avez intérêt à être un as de la rame power afin d' échapper à un tour dans la machine à laver ! De même, lorsque le vent vient de mer, les vagues sont souvent rapprochées, et c' est un atout que de savoir ramer avec une fréquence élevée. Heureusement, une fois au large ou bien dans l' inside, on se relaxera un peu en adoptant une rame de type croisière. Voici des conseils pour exécuter au mieux ces différentes techniques de rames, que vous adapterez en fonction des conditions rencontrées.


RAME DE CROISIERE

- Soyez cool et assurez-vous que vos mains sont bien positionnées sur la pagaie.

- N' allez pas chercher l' eau trop loin devant vous.

- Ne tirez pas trop fort ni trop loin avec la main arrière.

- Sortez la pelle juste derrière l' axe de vos talons.

- Pagayez en douceur, profitez du paysage et faites un brin de causette avec les autres riders !



RAME POWER

- Par rapport à votre position de rame classique, attrapez votre pagaie un peu plus bas sur le manche avec la main arrière.

- Avancez franchement votre épaule pour aller chercher l' eau bien plus en avant que d' habitude, et tirer avec force et conviction sur votre bras arrière en vous aidant de tout votre torse, jusqu' à ce que vous attegniez vos talons.

- Sortez prestement la pale de l' eau et engagez un nouveau mouvement : si vous continuez à pousser de l' eau derrière vos pieds, cela ne sert à rien et à force, vous allez vous casser le dos.


RAME FREQUENCE ELEVEE

- Commencez par donner un ou deux coups de rame en utilisant la technique de rame power décrite dans le paragraphe précédent.

- Ce sont vos épaules qui mettent maintenant de la cadence, et vos bras doivent suivre le rythme !

- Sortez la pale de l' eau en avance, juste devant vos pieds cette fois-ci, et enchaînez immédiatement avec le prochain coup de rame.

- Soyez ferme et concentré, faites de petits mouvements, et n' enfoncez pas la pale trop profondément dans l' eau.


La rame est un excellent exercice lorsqu'il est pratiqué de manière modérée, mais ramer pendant plusieurs heures de suite sans faire de pause peut s'avérer traumatisant à long terme pour le dos et les épaules, surtout si on utilise une pale raide et de grande dimension. Si l'on souhaite rester longtemps sur l'eau sans risquer l'apparition d'une contracture musculaire ou d'une tendinite, il existe quelques moyens simples de se ménager pendant une session. On peut par exemple adopter un style de rame délié, tout en douceur, pendant la remontée au pic, en reculant davantage la main arrière sur le manche et en pliant légèrement les bras afin de moins forcer sur son dos, et garder ainsi de l'énergie pour le take-off qui demande une rame plus explosive. Lorsque vos muscles sont vraiment trop douloureux, votre flotteur est suffisamment volumineux pour que vous puissiez vous asseoir ou bien vous mettre à genoux dessus, et faire soit une pause soit des étirements pendant quelques minutes. On peut aussi poser la pagaie sur la planche et plonger dans l'eau pour faire quelques mouvements de natation afin de se décontracter. Enfin, si l' on possède plusieurs pagaies de longueurs et de raideurs différentes, un bon moyen de protéger ses articulations est d' en changer d' une session à l 'autre.