mercredi 29 avril 2009

INTRODUCTION



PADDLESURF : '' sport qui consiste à utiliser une pagaie pour se maintenir en équilibre sur une planche portée par une vague déferlante. ''
'' Appeler ça comme vous voudrez : stand up, paddle surfing, beach boy style ou hoe he'e nalu, les mordus de ce sport disent que c'est aussi plaisant que ça en a l'air ! ''
Todd BRADLEY ( Pohaku Paddles Manager )

'' Le paddlesurf, c'est le retour aux origines du surf : on peut mélanger le style du longboard dans les petites conditions, avec une certaines radicalité dans les grosses vagues que l'on ne retrouve nulle part ailleurs. ''
Donald TAKAYAMA ( Surf Tech Shaper )

'' Quand je rame allongé, maintenant, je n'aime plus ça. Il y a un confort indéniable dans le fait d'être en position haute et de voir ainsi la houle arriver de loin ! ''
Laird HAMILTON ( Oxbow Team Rider )

Né sur les rivages hawaiiens dans les années 1900, le paddlesurf connaît actuellement un renouveau sans précédent. De Sydney à Biarritz, en passant par le Japon et la Californie, nombreux sont les adeptes de ce sport qui commencent à envahir avec leur planche et leur pagaie les plages du monde entier. Pour autant, les line-ups sont loin d'être saturés ! Praticable sur n'importe quel spot, le paddlesurf offre des sensations très ludiques sur la vague et permet de s'entretenir physiquement grâce au travail de rame. Vous trouverez dans ce guide tous les conseils pour bien débuter puis progresser sur les vagues de Normandie, de France ou
d' ailleurs...

samedi 25 avril 2009

UN PEU D' HISTOIRE !

L'histoire du paddlesurf commence en 1778 lorsque James Cook, capitaine de la Marine Royale anglaise, découvre l'archipel des îles Hawaii. Lorsqu'il mouille son navire dans la baie de Kealakekua, sur l' île de Big Island, lui et ses hommes sont les premiers témoins européens de la pratique du he'e nalu par les indigènes hawaïens, une activité sportive et ludique tout à fait originale pour l'époque, et qui consiste à chevaucher la houle debout ou à genoux dans un canoë, ou bien sur une planche taillée selon un rituel précis dans le tronc d'un arbre. La structure patriarcale des tribus régule alors le surf d'une manière stricte : les rois utilisent des Olos , de longues et lourdes planches faites en bois de Koa plein et qui mesurent environ 16 pieds, soit presque 5 m, tandis que le quidam du village doit se contenter d' un flotteur plus basique de 7 ou 8 pieds appelé Alaia ...et surtout sortir de l'eau pour applaudir les évolutions de son chef lorsque celui-ci s'offre une petite session !

Quelques années plus tard, lors de la colonisation de l'archipel, l'arrivée des missionnaires anglicans et de leur morale conservatrice va entraîner l'interdiction pour de nombreuses années de cette pratique considérée comme païenne. Dans une quasi-clandestinité, quelques autochtones vont cependant continuer à faire perdurer cette activité ancestrale qui permettait jusqu'alors aux familles royales hawaïennes de prouver leur force et leur courage en se mesurant aux rouleaux du Pacifique.

Ce n'est qu'au début du XXème siècle que le paddlesurf va renaître de ses cendres sur la célèbre plage de Waikiki, devenu alors lieu de villégiature exotique haut de gamme. L'écrivain Jack London, initié par Georges Freeth, le fils d'un marin irlandais et d'une jeune polynésienne et considéré comme le premier surfeur de l'ère moderne, se passionne pour le surf en 1907 et s'en fait l'écho dans la presse américaine. L'Outrigger Canoë and Surfboard Club voit alors le jour en 1908 et compte parmi ses membres un certain Duke Kahanamoku qui deviendra célèbre pour ses deux médailles d'or sur 100 m nage libre aux Jeux Olympiques de Stockholm en 1912 puis d'Anvers en 1920. Le Duke, comme on le surnomme désormais, qui rame parfois debout ou à genoux sur son longboard pour rejoindre les spots éloignés du rivage, fait ensuite découvrir les joies de la glisse aux Californiens en 1912 puis aux Australiens en 1915. Lors d'une de ses tournées, il se lie d'amitié avec un autre grand nageur américain du nom de Tom Blake, qui restera célèbre pour avoir mis au point la dérive en 1935 afin de faciliter les virages et construit les premières planches creuses, bien plus légères que les planches traditionnelles. Dès la fin des années 20, les surfers classiques utilisant la rame allongée se font de plus en plus nombreux sur les spots de Californie du Sud et d'Hawaii. En 1931, Pepino Staffieri est le premier à utiliser une planche hawaiienne sur les rivages anglais de Cornouailles et ce n'est que vers le milieu des années 50 que la glisse va s'expatrier vers la France par l'intermédiaire du cinéaste américain Peter Viertel, en tournage sur la Côte Basque, et vers l'Australie, grâce à l'envoi par la gouvernement américain d'une mission composée de surfeurs de talent au moment même où se déroulent les Jeux Olympiques de Melbourne.

De cette époque, il ne subsiste que peu de témoignages concernant des surfeurs qui utilisent une pagaie pour se placer au pic et prendre une vague mais le célèbre tuberider de Pipeline Gerry Lopez se souvient ''de gars qui ramaient comme ça ''dans les années cinquante à Queens, l'un des spots de la côte sud d'Oahu. Parmi eux figure Bobby Achoy. S'étant blessé aux cervicales dans un accident de voiture et ne pouvant plus ramer ni allongé ni à genoux, il remet au goût du jour la pratique du stand up paddleboard et entraîne avec lui son frère Leroy et son père John. Bobby prend même l'habitude d'arpenter le line-up de Canoës, un paquet de cigarettes dans sa manche et un appareil photo autour du cou, en hurlant des conseils aux apprenti-surfers maladroits tout en immortalisant sur la pellicule leur premier take-off ! Il est rejoint par d'autres adeptes de la pagaie, tel John Zabotacky qui, venu à Hawaii pour son service militaire, se met au surf beach boy style en observant Duke Kahanamoku et les frères Achoy. Agé aujourd'hui de 82 ans, John continue de glisser tous les jours sur les vagues de Waikiki !

Plus récemment, Laird Hamilton et Dave Kalama sont à l'origine du renouveau du paddlesurfing. En 1995, on a pu les voir jouant dans de minuscules séries sur le spot de Mud Flat, sur la côte sud de Maui, équipés chacun de planche de tandem de 12 pieds. Ils surfaient debout à l'aide de grandes pagaies de pirogues lors d'un photoshooting pour Oxbow et les clichés de Sylvain Cazenave firent le tour du monde. Laird Hamilton commença alors à envisager d'utiliser son stand up paddlesurf dans des vagues bien plus conséquentes et après quelques années d'entraînement et de pratique intensive, on a pu le voir dernièrement shooter des monstres de plus de 20 pieds à Jaws et se mesurer avec succès aux tubes caverneux de la dangereuse gauche de Teahupoo à Tahiti ! Quand à Dave Kalama, il paddlesurfe régulièrement dans des conditions solides sur le spot d'Hookipa, entraînant dans son sillage d'autres watermens accomplis, comme le véliplanchiste Robby Naish par exemple.


Le Buffalo's Big Board Contest, qui a lieu chaque année depuis 2004 à Makaha, sur la côte ouest de l' île d'Oahu, est l'occasion d'observer les progrès réalisés sur le matériel et en ce début de 21ème siècle, celui-ci a considérablement évolué grâce à l'arrivée sur le marché de nouveaux shapes et des matériaux composites issus du windsurf. Outre les customs fabriqués sur mesure par les shapeurs locaux, on peut désormais se procurer les Pohaku Paddles en carbone de Todd Bradley, Surtech propose, entre autres, quatre modèles signés Laird Hamilton et shapés par Ron House, Boardworks distribue les fameuses C4 Waterman de Dave Parmenter développées par Brian Keaulana ainsi qu'un modèle désigné par Bill Stewart, Oxbow produit 5 modèles ainsi qu'une pagaie carbone, etc. Les fabricants de windsurf tels Drops, Fanatic, Mistral, Naish, RRD ou encore Starboard s'y sont mis également et proposent maintenant des modèles hybrides ou spécifiques dans leur gamme.


En France, c'est dans les années 90 que le longboarder Eric Courtois dit ''Tarzan ''aurait été l'un des premiers à avoir utilisé une pagaie pour prendre des vagues sur son spot de Saint Leu à la Réunion, en tous cas a y avoir ridé des planches dont les cotes n'ont rien à envier aux paddlesurfs actuels.
2006 représente une année charnière pour le paddlesurf en France métropolitaine. Patrice Guénolé, le créateur de la marque Gong Surfboards, est le premier à y croire et, accompagné de Jean-Michel Germananguès, il se lance avec conviction dans la pratique, réalisant ses premiers prototypes et ses premiers essais du côté de Marseille. Au printemps, la première planche de série au monde voit le jour : la Gong Sup Original Carve 12'. Elle permettra à un nombre considérable de pratiquants de donner leur premiers coups de rame et d' attraper leurs premières vagues, de même que la fameuse 12' No Friend Attitude, sortie l' année suivante et toujours produite !
Quelques mois plus tard, en mai, Laird Hamilton est de passage sur la Côte Basque. Il fait encore frais pour la saison mais l' animal y réalise vétu d' un simple boardshort une magnifique démonstration sur la solide droite de Guéthary et met la puce à l'oreille de plusieurs surfers présents ce jour-là. L'un d'entre eux s'appelle Peyo Lizarazu. Surfer renommé dans le Sud-ouest, il s'est déjà essayé aux techniques du paddlesurf l'année précédente et de retour des Etats-Unis où il s'est procuré une pagaie de ''surf debout à la rame '' en bois et carbone du côté de Dana Point en Californie, il envisage de se consacrer sérieusement à cette pratique. Conseillé par Laird qui accepte de lui prêter sa planche ( pendant deux jours ! ), et qui lui donne l'autorisation de l'ausculter de près, il collabore avec le shaper Bayonnais Philippe Barland à l'élaboration d'un premier flotteur de 12 pieds et Peyo est considéré à juste titre avec Patrice Guénolé comme l' un des pionniers français de la discipline, notamment dans le gros. D' autres suivront pendant l' été 2006, comme le waterman landais Eric '' Rico '' Leroy ou encore Fred Branger, un français spécialisé dans le surf tandem et pratiquant le stand up paddle depuis 2004 avec Scott Bass en Californie, et qui réalisera une démonstration lors du premier Roxy Jam de Lacanau en juillet.







En 2009, la France compte désormais :
- des pratiquants assidus disséminés aux quatre coins de l'hexagone, comme Antoine Delpero et Xavier Maurin à Biarritz, Hughes Oyarzabal du côté d' Hendaye, Xavier Leroy à Anglet, Rico Leroy et Jérémy Boisson à Lacanau, Antoine Albeau sur l'île de Ré, Ronan Chatain sur le spot de la Torche, Bruno André à Douarnenez, Grégory Closier en Finistère Nord, Alexis Deniel dans les Côtes d'Armor, Alex Grégoire à Hyères, sans oublier le très actif Patrice Guénolé et Jean-Valère Bordenave en Corse, ou encore Eric Terrien exilé sur l'île de Fuerteventura aux Canaries.


- des shapers motivés qui innovent un peu partout sur nos côtes : Philippe Barland à Biarritz, Geoffray Swartwood à Lacanau avec ses planches Escape, Sergio Munari et ses BlackLocals près de la Rochelle mais aussi Christian Meunier et ses Kriss Custom du côté de Siouville en Normandie pour n'en citer que quelques-uns,


- des marques reconnues, comme Gong, qui propose 9 modèles testés et approuvés pour 2 technologies de fabrication, Bicsport, qui commercialise un flotteur polyvalent de 11' bien étudié, et Surfactory qui vient de sortir un modèle de 10 pieds et 7 pouces à l' automne 2008.


- une Fédération Française de Surf qui a organisé à titre expérimental des compétitions de Stand Up Paddlesurf pendant les différentes étapes de la Coupe de France de Surf 2008. Entre 5 et 15 inscrits se sont affrontés au cours de chaque épreuve, la victoire finale revenant logiquement à Jérémy Boisson. En 2009, la discipline Stand Up Paddlesurf était officiellement présente pendant les épreuves de la Coupe de France et c' est Jérémy Boisson qui s' est de nouveau imposé. Fin octobre 2009 à Lacanau, dans des conditions carton et donc spectaculaires, Jérémy Massière est entré dans l' histoire en remportant le premier champion de France de SUP devant Bruno André. A noter que le format de jugement retenu met l'accent sur l'utilisation de la pagaie pendant les manoeuvres, favorise curieusement comme sur le circuit du World Longboard Tour une conduite de la planche de type shorboard au détriment du style et du noseriding, et implique que le concurrent reste debout sur sa planche tout au long de sa série.

AVANTAGES ET INCONVENIENTS


AVANTAGES
L'avantage n°1 est bien sur l'utilisation d'une pagaie qui va décupler votre puissance de rame. Passer facilement la barre, se replacer rapidement au pic, démarrer au large sur la moindre bosse de houle et surfer des vagues depuis leur naissance sur une longueur exceptionnelle, ou bien shooter en toute confiance de solides séries va devenir le lot quotidien du paddlesurfer qui, contrairement au surfer classique, peut pratiquer cool ou forcer s'il le souhaite. Une fois compris le principe du balancier des funambules, la pagaie rend aussi l'équilibre beaucoup plus simple et l'appui qu'elle offre en surf permet des figures radicales pour des planches qui font en moyenne 170 litres. Même les vagues les plus petites et les plus molles sont exploitables en paddlesurf, le volume de la planche et la longueur de ses rails assurant portance et vitesse. Le poids du flotteur est aussi un atout supplémentaire lorsque les vagues sont clapoteuses. Ce sport fait travailler tous les muscles du corps, notamment les jambes, et renforce le gainage abdominal. La station debout ou à genoux offre une vision nouvelle et plus rassurante de l'océan : on voit loin à l'horizon, ce qui permet d'anticiper l'arrivée des séries, notamment les jours de gros, et de profiter aussi du paysage. Les spots difficilement accessibles sont alors à portée de pagaie et on veillera à se tenir à l'écart des autres surfers ou bien leur laisser des vagues pour ne pas pourrir l'ambiance à l'eau.


INCONVENIENTS
Le principal inconvénient du paddlesurf est lié à la taille et au poids de la planche, 11 pieds pour 12 kg en moyenne, qui rendent le transport encombrant, d'autant qu'il faut garder une main libre pour porter la pagaie…Heureusement, et à condition d'y mettre le prix, les marques utilisent de plus en plus les nouvelles technologies composites pour un gain de poids d'environ 30 % par rapport à une construction classique. Pour parcourir de courtes distances à pied, on peut porter sa planche sous le bras ou encore sur l'épaule, surtout si le flotteur est large et n'est pas équipé d'une poignée de transport insérée dans le pont, mais pour les longs trajets, un chariot pour planche à voile est recommandé. Une fois à l'eau, la planche paraît heureusement plus petite et plus réactive mais vous devez faire très attention à ne pas la lâcher dans les vagues au voisinage des autres surfers car elle pourrait alors les heurter violemment. Il faut aussi se méfier des coups de pagaie et éviter de la croiser lors des chutes ou des manœuvres. Paddlesurfer dans des vagues creuses est délicat, surtout dans des conditions offshore consistantes, car la prise au vent du flotteur est alors importante et déstabilisante mais la poussée du vent dans le dos lors de la la rame vers le large rend le passage de la barre plus aisée. Ramer debout sur un plan d'eau plat sans un souffle d'air demande déjà une bonne condition physique, surtout au niveau des jambes, mais aussi un bon sens de l'équilibre et dans un fort vent onshore ou sur une mer très clapoteuse, cela devient franchement pénible car il faut gérer en permanence l'assiette latérale de la planche à l'aide du bassin et de la pagaie. Se mettre à genoux, à l' image des rameurs sur leurs paddleboards, et utiliser un flotteur moins volumineux couplé à une pagaie de type canöé d'environ 1m 50 rend alors l'exercice bien plus facile : votre centre de gravité se trouve ainsi abaissé de 50 bons centimètres, ce qui vous garantit équilibre et facilité de déplacement comme au cours d'une session de stand up paddlesurf dans des condions glassy. Pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple ? Mais dans ce cas, ne profitez pas égoistement de cette technique particulière et donc de cet avantage qui vous permet de passer la barre plus rapidement que les autres riders. Une fois revenu au line up, ne vous '' goinfrez'' pas en attrapant tout de suite la première série qui passe à votre portée ! Ramez cool, et laissez un peu de temps aux autres surfers déjà présents au pic pour qu 'ils puissent tenter de démarrer sur une vague : chacun a droit à sa part du gâteau !

AVERTISSEMENT

Avant de se lancer dans l'univers du paddlesurf et de dépenser 1000 Euros ou plus pour un flotteur, et entre 75 et 300 Euros pour une pagaie, il convient de savoir sur quoi l'on met les pieds…

Si vous pratiquez déjà le funboard ou le surf ( ou les deux ! ) et que vous aimez les sensations liées au fait de windsurfer une ''grosse planche'', comme un flotteur de vague de 95 litres dans le lighwind, ou bien encore de surfer un tronc genre longboard de 10 pieds, vous allez retrouver les mêmes sensations en ridant un paddlesurf. C'est le même timing au niveau des manœuvres et vous allez pouvoir planter de solides bottom turns en bas de vague pour mieux remonter ensuite sur l'épaule et y placer de gros cutbacks. Que l'on rame debout ou à genoux, on devient vite accro à cette pratique et rapidement, on ne surfe plus que de cette façon : on prend toutes les vagues possibles, on peut se déplacer facilement d'un pic à l'autre et la position haute offre un confort indéniable pour voir arriver la houle au loin. On ne rame allongé que pour se sortir d'un mauvais shorebreak ou pour récupérer sa pagaie tombée à l'eau…Mais comme tous les sports de glisse dans les vagues, il y a un choix crucial à faire au niveau du support que vous allez utiliser ! Amateurs de surf type Shortboard 6'2 ou de flotteur de windsurf de 75 l, passez votre chemin : les plus petits stand up paddlesurfs du marché possèdent en moyenne un volume d'environ 120 litres et même si vous décider de ramer à genoux entre les séries avant de faire votre take off pour vous lever ensuite sur votre vague, ce qui vous permet d'opter pour une planche d'un volume un peu moins élevé, vous ne retrouverez jamais dans ces flotteurs la radicalité et le faible encombrement de votre petite planche !


Si vous êtes un néophyte en matière de glisse aquatique, il vous faut savoir que la pratique du paddlesurf est plus difficile et plus ingrate qu'il n'y paraît. L'océan est capricieux, la vague est éphémère, et contrairement à d'autres sports comme le snowboard ou le skateboard par exemple, quand on tombe, on ne se relève pas pour repartir aussitôt après : il faut aller chercher une autre vague ! Heureusement, être porté par la houle, glisser sur celle-ci et réaliser des figures acrobatiques en fonction de l'allure et du déferlement de l'onde procure des sensations intenses qui sont à la mesure de l' effort fourni. Mais avant de vibrer pour de telles sensations, le paddlesurf demande une connaissance de la vague, un maîtrise des mouvements du corps, de la planche et de la pagaie qui sont le fruit d'un apprentissage méthodique...et de plusieurs chutes dans une eau glacée ! Si l'on apprend tout seul, avec un flotteur ou une pagaie inadaptés et dans des conditions de mer difficiles, attraper ne serait-ce qu' une vague peut prendre plusieurs jours, voire plusieurs semaines. Si l'on dispose au contraire d'un matériel adéquat, c'est à dire une planche très stable et une pagaie à la bonne longueur, que l'on est au bon endroit au bon moment et que l'on est bien conseillé, on peut rapidement tenir en équilibre sur de petites ondulations.
L'idéal est bien sûr de s'initier au paddlesurf l'été, quand l'eau est chaude, et de commencer ce sport encadré par un moniteur ou un pratiquant compétent, sur les petites vagues d'un beachbreak.

CHOISIR SA PLANCHE

DIMENSIONS ET SHAPE
Une planche de paddlesurf mesure en général entre 9 et 12 pieds de long, c'est à dire entre 2 m 75 et 3 m 65 pour une largeur variant entre 26 et 30 pouces, soit de 66 cm à 76 cm. Shaper ce type de flotteur s'avère être un exercice difficile car il faut combiner les critères de maniabilité habituellement rencontrés sur un surf de type longboard avec les contraintes imposées par la rame avec une pagaie. En effet, plus l'outline sera tendu et plus vous irez droit en ramant. Inversement, une planche plus ronde aura tendance à tourner à droite en ramant du coté gauche et vice-versa. C'est ce que l'on appelle l'effet de row. De même, une planche large, courte, épaisse et volumineuse, avec beaucoup de rocker et des dérives peu profondes sera d'autant plus sensible à l'effet de row. L'épaisseur varie entre 4 '' et 5 '', c'est à dire entre 10 et 13 cm selon le gabarit du paddlesurfer et l'on veillera pour les premiers essais à utiliser une planche plutôt trop volumineuse que pas assez, de manière à ce que ces premières sessions ne se transforme pas en cauchemar ! Le rocker est assez marqué, souvent un peu plus prononcé à l'arrière pour améliorer la maniabilité de l'engin. La plupart du temps, la carène est plate mais certains shapers rajoutent néanmoins une cuillère sous l' avant du flotteur pour faciliter la relance et les noserides. Un peu de vee au niveau du tail permet de faciliter le passage rail to rail et d'améliorer la capacité à faire tourner la planche.Pour obtenir un paddlesurf plus radical, certains pratiquants confirmés utilisent des planches dont la longueur est comprise entre 9 et 10 pieds mais qui compensent en volume et en largeur ce qu'elles perdent en longueur.
POIDS
Le problème du poids est inévitable pour des planches de ce gabarit : à moins d'investir dans un modèle construit tout en en carbone ou de tirer de manière risquée sur le glassage , votre flotteur pèsera entre 10 et 13 kg. Pour le fabricant, l' objectif est de trouver le bon compromis entre un poids élevé, apportant inertie et vitesse, et une certaine légèreté qui rend la planche nerveuse et maniable, mais certains modèles du marché sont toutefois proposés dans plusieurs constructions différentes pour s' adapter aux exigences diverses du rider. Pour les adeptes de la rame à genoux, beaucoup moins exigeante au niveau de la stabilité, il est donc possible d'utiliser des planches moins longues, moins volumineuses et donc moins lourdes, et qui vont se révéler bien plus évolutives un fois debout sur la vague. A volumes identiques, la différence de flottabilité entre deux planches ayant le même shape peut être importante : celle dont l' enveloppe est un sandwich en époxy est plus légère, et elle vous portera davantage que celle stratifiée dans la configuration surf traditionnelle, où un pain de mousse polyuréthanne est recouvert de fibre de verre enduit d' une résine polyester.
TAIL
La forme du tail, c' est à dire de l' arrière du flotteur, a une influence non négligeable sur la façon dont celui-ci va se comporter au cours des virages. Le squaretail est un arrière carré qui permet des virages courts et secs dans les petites vagues mais la planche a parfois tendance à rebondir lors des bottom turns dans des séries plus conséquentes. Le fishtail, aussi appelé swallowtail, se présente sous la forme d' un arrière en queue d' hirondelle qui optimise le passage d'un rail à l' autre lors des manoeuvres. Souvent associé à un montage d' ailerons de type quattro ou twin fin, iI assure également vitesse et carving mais ses détracteurs lui reprochent un appui fuyant lorsque la planche est à plat sur la mousse, comme en off the lip par exemple. Le round pintail, arrière à la fois rond et pointu, est un shape passe-partout très agréable mais qui n' excelle dans aucun des trois domaines que sont la vitesse, le contrôle et la maniabilité. Plutôt utilisé dans les grosses vagues, le pintail confère au flotteur une excellente tenue lors des longs bottoms à haute vitesse mais il faut anticiper les trajectoires car la maniabilité n' est pas son point fort.
AILERONS
Au niveau des ailerons, toutes les configurations habituellement rencontrées sur une planche de surf sont possibles :
- le thruster, qui est constitué d' un central de bonne taille et de deux petits latéraux, un système éprouvé qui offre un bon compromis vitesse/maniabilité,
- le quattro, deux couples d' aileronsde taille moyenne étant associés presque en ligne de part et d'autre de l 'axe longitudinal de la planche, ou bien le twinfin ou twinser, composé de deux ailerons, et qui procurent vitesse et carving, parfois au détriment du contrôle du flotteur sur l' écume de la vague,
- le trifin classique, trois ailerons de taille identique, délivrant contrôle et maniabilité, ou encore
- le single, une seule grande dérive, pour les adeptes d'un surf oldstyle, en pivot sur
l' arrière comme sur un longboard traditionnel.
La plupart du temps, ces ailerons ne sont pas fixes et ne sont donc pas stratifiés à même le dessous du flotteur. Il existe plusieurs grands systèmes de fixation : l' US Box est le plus couramment utilisé pour maintenir la grande dérive centrale d' un thruster, ou bien pour un singlefin, et offre de bonnes possibilités de réglage car l' aileron coulisse dans le boitier. Le FCS ou le Future Fins sont quand à eux associés à des ailerons amovibles de taille plus classique et qui sont maintenus en place par des vis situées sur le côté pour les FCS et sur le devant pour les Future Fins.
NEUVE OU D'OCCASION ?
Pour commencer le paddlesurf, le mieux est de porter son choix sur une planche de série. Celles-ci sont en général bien conçues, sont construites dans des matériaux fiables et éprouvées et à condition de choisir un modèle bien adapté à votre gabarit, vous passerez de nombreuses heures sur l'eau avant d' avoir exploité toutes ses possibilités. Une fois les bases bien assimilées, il sera toujours temps de revendre votre première planche à un débutant et d' aller trouver un artisan-shaper qui réalisera sur mesure le flotteur de vos rêves. Quelque soit la construction choisie, il est toujours possible d' acquérir un modèle d' occasion et dans ce domaine, la prudence est de mise. Lors de l' achat, il faut veiller à ce que la planche soit légère, et donc qu' elle pèse, à quelques dizaines de grammes près, le poids annoncé par le constructeur. Si tel n'est pas le cas, cela signifie peut-être que la planche a subi des dommages et a pris l'eau. De même, si votre vendeur potentiel vous indique que celle-ci a été réparée, assurez-vous qu'aucune infiltration d' eau n' est possible et si le flotteur est un custom, sachez qu' un pain de mousse jauni est en général un signe d'humidité. Vérifiez aussi qu' il n' y a pas de fissures autour des boitiers d' aileron et méfiez- vous des autocollants qui pourraient masquer un pet. Avant toute transaction, prenez conseil auprès d'un paddlesurfer avisé, d'un ami pratiquant, d' un moniteur ou bien du vendeur de votre surfshop.

CHOISIR SA PAGAIE ET SES ACCESSOIRES

La panoplie du paddlesurfer est assez limitée. Les accessoires indispensables sont au nombre de quatre : une pagaie pour ramer, une combinaison pour ne pas avoir froid, un leash pour rester attaché à son flotteur et de la wax pour ne pas glisser. Le reste est une affaire de moyen et de commodité. Accessoire par accessoire, voici la liste des objets incontournables du paddlesurf.

LA PAGAIE
A la planche vient se greffer un accessoire indispensable: la pagaie. Elle devient entre les mains du paddlesurfer debout ou à genoux sur sa planche un formidable levier qui lui permet de se propulser rapidement à la simple force des bras. Les matériaux utilisés pour sa construction sont nombreux : tube en aluminium et pale en polypropylène ou nylon pour les modèles les plus économiques, bois, époxy ou encore carbone dernier cri pour les modèles haut de gamme. Certaines pagaies comportent un tube en alu et une pale en fibre epoxy. La matière de la pagaie n'a pas ou peu d'influence sur la longueur préconisée soit votre taille augmentée d'environ 25 cm si vous pratiquez en stand up et votre taille diminuée d'environ 30 cm si vous ramez à genoux, sachant qu'une pagaie courte apporte de la maniabilité et de la cadence pour accélérer tandis qu'une pagaie longue apporte des appuis forts et de la puissance au démarrage. Une pale raide apporte aussi de la puissance mais elle renforce l'effet de row. Une pale souple permet de ménager les articulations de son dos. De même, les pagaies les plus sophistiquées ont une pale inclinée d'environ 30° vers l'arrière de manière à protéger les lombaires des paddlesurfers lors des efforts répétés dus à la rame. La pale est parfois asymétrique, avec une nervure longitudinale sur le dos, permettant ainsi un meilleur appui sur l'épaule de la vague en surf. Pour les rameurs à genoux, il faut savoir que plus le diamètre du manche est important et plus la pagaie sera facile à saisir lors du take-off et que ce type de rame nécessite l'emploi de protection efficaces contre les brûlures dues aux frottements : genouillères type volley-ball, chaussons, éventuellement pads sur le pont de planche.

LA COMBINAISON
La combinaison est un accessoire primordial du paddlesurfer pour profiter en toute sérénité des sessions les plus froides. Simplement cousues il y a quelques années, elles sont devenues cousues-collées-gallonées pour une meilleure étanchéité et un confort optimal mais leur espérance de vie dépasse rarement 5 ans en cas de forte utilisation. Elles sont disponibles dans de nombreuses tailles et le mieux est d'essayer plusieurs marques pour trouver celle dont la coupe correspond le mieux à votre morphologie. On a le choix entre des modèles de type surf privilégiant la souplesse grâce à leurs nombreux panneaux préformés ou bien de type windsurf en néoprène lisse apportant davantage de chaleur. Après chaque session, il faut rincer votre combinaison à l'eau douce et la faire sécher à l'envers sur un cintre à l'abri du soleil. Question épaisseur, si un shorty de 2 mm peut suffire en été, une intégrale de 4/3 mm devient nécessaire en automne et au printemps tandis qu'une 5/3 mm est indispensable pour se protéger des grands froids hivernaux. Un lycra porté sous la combinaison permet d'éviter les irritations dues aux frottements lors de la rame mais n'apporte pas de chaleur en plus, sauf si vous optez pour un modèle en fibre polaire ou bien contenant du titanium.

LES CHAUSSONS
Indispensables en hiver, les chaussons offrent deux avantages : ils protègent vos pieds du froid mais aussi des coups éventuels, ce qui est vital car vous devez sentir parfaitement votre planche sous vos pieds lors des manœuvres et ils permettent de plus une meilleure adhérence, à tel point que certains paddlesurfers les portent même en été. A noter qu'il existe des modèles avec le gros orteil séparés du reste du chausson pour plus de confort et de préhension.
LA CAGOULE
Autre accessoire incontournable en hiver, la cagoule offre une protection efficace contre le froid en isolant votre front et votre nuque de l'eau glacée en cas de chute mais peut se révéler handicapante en raison d'une perte significative du sens auditif et donc de l'équilibre. Si tel est le cas, on peut opter pour un bon compromis en portant la cagoule pour passer la barre et la rabaisser sur son cou quelques instants avant de prendre une vague.

LES GANTS
Lors des sessions les plus froides, l'onglée guette et il est toujours désagréable et douloureux de devoir s'arrêter de longues minutes sur la plage afin de récupérer une circulation normale aux extrémités des doigts. Les gants en néoprène offrent une protection efficace contre le froid mais attention, ils nécessitent une prise en main plus ferme de la pagaie.
LES GENOUILLERES
La rame à genoux nécessite l'emploi de protections contre les brûlures dues aux frottements sur le pont de la planche, et si vous souhaitez protéger efficacement vos articulations, une paire de genouillères type volley-ball est nécéssaire. Choisies à la bonne taille afin de ne pas vous comprimer, elles vous permettront aussi de prolonger vos sessions de manière significative et de ne pas ruiner votre combinaison !

LA WAX
Si votre paddlesurf n'est pas équipé d'un pads qui recouvre en général les 2/3 de la planche, il va vous falloir enduire régulièrement votre flotteur d'une paraffine spéciale appelée wax. Cette opération va conditionner la qualité de votre session : pas assez de wax et c'est la glissade assurée à chaque tentative de mouvement et il n'y rien de plus rageant que d'être obligé de retourner à sa voiture pour en remettre … Il en existe plusieurs types adaptées au différentes températures de l'eau et pour la côte normande, le plus efficace est de choisir un pain eau froide pour l'hiver et les demi-saisons et le modèle eau tempéré pour l'été. Waxer le tube de sa pagaie au niveau de la main arrière permet aussi d'assurer une meilleure prise en main.
LES PADS
Les pads sont des grips en mousse antidérapante qui assurent une bonne accroche des pieds sur le pont du paddlesurf au cours des manœuvres et évitent d'étaler régulièrement de la wax sur le flotteur. Ils sont de plus quasi-indispensables si vous êtes un adepte de la rame à genoux, afin de protéger vos articulations mais aussi pour ne pas enfoncer et délaminer le dessus de la planche. Si votre paddlesurf n'en est pas muni, la plupart des modèles vendus dans le commerce sont autocollants, faciles à mettre en place et utilisables 24 heures après. On a le choix entre des pads qui recouvrent environ les 2/3 de la planche ou des pads séparés à placer sous les pieds avant et/ou arrière.

LE LEASH
Attaché à la cheville ou bien sous le genou du paddlesurfer au moyen d'un velcro et relié à un plug intégré dans le tail du flotteur, ce cordon en polyuréthanne est à choisir en fonction de la longueur de la planche mais aussi de la taille des séries surfées au cours de la session. Il mesure généralement 9' ou 10' pour des vagues de taille moyenne mais il ne faut pas hésiter à le surdimensionner car en cas de casse, vous êtes bon pour un retour à la nage peu évident avec la pagaie et votre paddlesurf à la dérive dans les séries va devenir dangereux pour les autres pratiquants.
LES AILERONS
Contrairement à certains surfs, la quasi-totalité des paddlesurfs sont équipés d'ailerons amovibles. Souvent bien adaptés au shape de la planche, on peut éventuellement les changer en fonction de son gabarit ou de la taille des vagues surfées en appliquant les règle simplifiées suivantes : plus on est lourd et plus les vagues sont grosses, plus il faut augmenter la taille des ailerons, et plus ceux-ci sont souples, plus les appuis sont tolérants. Ils sont fabriqués en fibre de verre, ou bien dans des matériaus composites, voire du carbone. Le standard de fixation le plus souvent rencontré dans le cas d' un boitier central est l'US Box, tandis que les ailerons latéraux sont généralement des FCS ou des Future Fins, lesquels proposent dans leur gamme respective une multitude de modèles différents les uns des autres ( profondeur, épaisseur, courbure, raideur, couleur, etc ), et que vous avez la possibilité de tester dans des surfshops agréés par la marque.

Les configurations d' ailerons rencontrées sur les paddlesurfs sont les suivantes :

( les dimensions indiquées correspondent à des tailles moyennes )

- thruster: un central assez long ( 23 cm ) et deux petits latéraux ( 10 cm ), un classique du genre mais qui a fait ses preuves,

- quattro, deux ailerons ( 12 cm et 10 cm ) de chaque côté de l' arrière de la planche, favorisant les courbes et la vitesse, mais attention aux appuis fuyants sur la mousse comme en off the lip par exemple,

- twinfin ou twinser, un aileron de taille moyenne ( 18 cm ) de part et d' autre de l' axe longitudinal du flotteur, avec des réactions assez similaires à celle d' un montage en quattro,

- trifin, trois ailerons de même dimension ( 12 cm ), pour un bon équilibre vitesse/maniabilité/contrôle,

- single ( 25 cm ), une seule dérive assez longue, pour les adeptes d'un surf oldstyle, avec des virages en pivot sur le pied arrière.
A vous d'essayer de manière à trouver le style de navigation qui vous convient le mieux !

LE CASQUE
On en voit peu sur nos côtes mais c'est un moyen efficace de se protéger des chocs contre la planche en cas de chute et aussi du froid dans une certaine mesure. Les modèles proposés dans le commerce sont en général solides et légers, comme les Gath par exemple..

LE GILET DE FLOTTABILITE
On trouve dans certains surfshops ces vestes conçues pour le surf dans les grosses conditions. Peu épaisses, elles sont bien adaptées à la pratique du paddlesurf car elles sont peu encombrantes, notamment lors des mouvements de rame. Elles offrent une flottabilité supplémentaires bien utile, comme dans le cas d'un retour à la nage après une casse de leash loin au large par exemple. Revers de la médaille, plonger sous une vague pour lui échapper s'avère plus délicat et demande plus d'efforts mais la remontée en surface n'en est que plus facile !

LE KIT DE REPARATION
Toujours utile, ce concentré de résine en tube peut vous permettre de boucher les petits pets de votre planche sans avoir à la laisser plusieurs jours chez un spécialiste de la réparation. Sèche la plupart du temps en quelques minutes s'il fait suffisamment chaud ou bien par réaction au ultraviolets même par temps peu ensoleillé. Existe en polyester ou epoxy.
LA HOUSSE
Choisie suffisamment épaisse, la housse permet de protéger votre planche des chocs et des pressions trop importantes, lors du transport sur la galerie de votre voiture ou bien en cas de voyage en avion par exemple. Après une session, elle évite également à votre flotteur humide et recouvert de wax et de sable, de salir l'intérieur de votre véhicule ou de votre logement. Il existe maintenant sur le marché des housses pour les pagaies qui peuvent se révéler être un choix judicieux si vous avez investi dans un modèle en carbone, afin de le protéger au mieux des chocs ponctuels.

MARQUES ET MODELES

Vous trouverez ci-dessous une liste de planches polyvalentes pour débuter facilement dans de petites séries puis progresser et évoluer avec aisance dans des vagues plus conséquentes. En cette année 2009, la majorité des marques propose une gamme comprenant de nombreux modèles et vous choisirez votre flotteur principalement en fonction de sa largeur, pour des raisons de stabilité, mais aussi de son volume. Au moins 200 litres seront nécessaires à un gros gabarit pour commencer le stand up paddlesurf en toute sérénité tandis que les plus légers ne devront pas descendre en dessous de 170 litres. Si vous ramez à genoux avant faire votre take off, vous pouvez revoir ce volume à la baisse d'environ une quarantaine de litres et obtenir ainsi plus de maniabilité en surf sur la vague mais aussi lors de la phase de placement précédent le take off. Vous trouverez aussi la liste des pagaies disponibles en option chez les fabricants de flotteurs : elles sont en général bien conçues et construites dans des matériaux de qualité. Pour les autres accessoires (combinaisons et isothermie, leash, wax, aileron, housse, etc) , de nombreuses marques (Rip Curl, Quiksilver, Billabong, O'Neill, Xcel, Da Kine, FCS, Ocean and Earth pour n'en citer que quelques-unes ) proposent des produits techniquement au point car testés et approuvés par les surfeurs et que vous trouverez dans tous les bons surfshops.


AHD ( http://www.a-h-d.com/ )

Avec 2 m 32 de longueur, 74 cm de large et un volume de 135 litres, la Sea Lion est une planche ultra compacte et elle n' est donc pas destinée aux paddlesurfers débutants ramant en position Stand Up mais elle peut éventuellement convenir pour les petits gabarits ramant à genoux. Le take off est assez technique mais une fois lancé sur une bonne vague, ce flotteur, dont l' arrière est shapé en swallow tail et est équipé d' un twin fin ( deux ailerons de 18 cm ), offre des courbes franches et stables, avec un bon appui sur le rail pendant le bottom turn et un pivot instantané lors des cutbacks. Plus récente et plus abordable techniquement, la Summer Board 9', 2 m 74 par 75.5 cm pour 152 litres s' adresse à des pratiquants de poids médium. Le shape de cette planche est identique en bien des points à celui de la Sea Lion, avec cette particularité qu' elle est munie de plus d' un boitier central, ce qui permet de l' équiper d' un troisième aileron afin de gagner en stabilité. Ces fishs sont mis au point par Bruno André, fabriqués dans l' usine tunisienne Terminatech et ils sont équipées d'un pads, recouvrant la totalité du flotteur.
Prix : 1299 euros pour la Sea Lion et 990 euros pour la Summer Board.

ANGULO ( http://www.angulosups.com/ )
Les trois planches de la gamme ont été shapées par Ed Angulo, un shapeur hawaiien de renom, avec le concours de son fils Josh, un des meilleurs mondiaux en windsurf, et qui officie souvent sur la célèbre vague de Ponta Preta au Cap-Vert. La Big Buggah 11'11, 3 m 63 pour 79 cm de large, est un flotteur privilégiant la stabilité et destiné avant tout aux gabarits lourds. Plus maniable et donc moins encombrante dans les manoeuvres, on trouve la Gu'd Ride 10'10, un modèle de 3 m 30 de long par 77,5 cm de le largeur et pour ceux qui souhaitent une planche incisive en surf ou ceux qui rament à genoux, il faudra s' orienter vers la 10'2 Perfect Wave, qui mesure quant à elle 3 m 10 par 73,5 cm. Tous ses flotteurs ont un arrière pintail avec décrochement muni de trois ailerons montés en thruster, sont équipés d' un pads courant sur les 2/3 du pont et sont fabriqués en sandwich epoxy dans l' usine thailandaise Cobra.
Prix : 1400 euros.

BIC ( http://www.bicsport.com/ )
Un seul modèle, la Jungle, shapée par Sergio Munari en collaboration avec Gérard Dabbadie et qui se révèle être très polyvalente dans les vagues petites à modérées. 10'10 soit 3 m 30 de long par 72 cm de large pour un volume de 175 l. Fabriquée en sandwich chez Cobra en Thaïlande, elle pèse environ 11 kg 8, est équipée d' un pads couvrant les 2/3 de la planche, d' une poignée de portage et d' un aileron single monté sur un US Box.
Prix : 799 euros.


Shapées par Sergio Munari à la Rochelle, les planches Black Local sont des twinsers qui s' adressent à des riders souhaitant évoluer avec une certaine radicalité dans les vagues. Les petits gabarits pourront néanmoins faire leurs débuts sur la 9'8 Performer, soit 2 m 95 , par 72,5 cm pour 140 litres de volume tandis que la Pro 9'2 pourra convenir aux plus légers ou à ceux ramant à genoux. Les carènes de ces 2 flotteurs sont en mono concave et ils sont construits en sandwich epoxy. Le pads et les ailerons sont en option.
Prix: 1440 euros ( 1590 avec pads et ailerons )

BOARDWORKS ( http://www.boardworkssurf.com/ )
Deux des modèles noseriders shapées par Dave Parmenter ,et développés à Hawaii par Brian Keaulana, peuvent être choisies pour les débuts de part leurs shapes et leurs dimensions : une 3,50 m par 73,5 et une 3,20 m par 72,5 mais pas d'informations concernant le volume et le poids. Superbe monopads couvrant la moitié du pont plus pads relevé type shortboard sur le tail. Aileron central US Box et latéraux Future Fins. Construites en sandwich époxy haut de gamme en Slovaquie, ces planches conviennent également pour des vagues plus puissantes. Un autre modèle shapé par Bill Stewart est proposé: une 11'6 soit 3 m 50 de long pour 72 cm de large et 13 cm d'épaisseur. Ce flotteur possède un arrière roundtail avec des wingers et est annoncé comme polyvalent dans des vagues de taille modérée. Même construction et ailerons que les planches précédentes. Les pagaies proposées par la marque sont les fameuses C4 Waterman en carbone ou fibre de verre conçues par Todd Bradley, et souvent considérées comme les meilleurs modèles du marché pour leur rapport légèreté/nervosité.
prix : 1500 euros.

DROPS ( http://www.gongsup.com/ ou http://www.drops.net/ )
La marque Drops, nouvelle venue dans le marché du paddlesurf, s' est attaché les services de Patrice Guénolé, le designer de GongSup. Quatre modèles sont bien adaptés pour les débuts : la 12' Style, 3 m 65 pour 79.5 cm de large et 225 litres, est une planche très stable et elle conviendra particulièrement bien aux gros gabarits. Elle est montée en singlefin sur un squaretail et pèse 13 kg. Les 10'11 Spirit, 3 m 30 par 73.5 cm pour 185 litres, et 10'6 Raptor, 3 m 20 par 74.5 cm pour 173 litres, sont des flotteurs plus polyvalents, équipés d' un thruster sur des arrières shapés respectivement en roundsquare et roundpintail, et pèsent un peu plus de 11 kg. Enfin, la 10'2 Pop Ripper, 3 m 10 par 75 cm pour 160 litres, peut convenir pour les gabarits plus légers ou ceux qui rament à genoux. Elle est équipée d' un quad au niveau des ailerons, pour un poids de 10 kg 15.
Toutes les planches Drops sont fabriquées en technologie Hightech, sont équipés d' un pads recouvrant les 2/3 du pont mais elles ne possèdent pas de poignée de transport.
Prix : 799 Euros
FANATIC 2010 ( http://www.fanatic.com/ )
La gamme s’intitule Fly et comprend maintenant quatre modèles dont : la 9’6’’, 2 m 90 de long pour 74 cm de large , la 10’, 3 m 05 par 76 cm et la 10’6’’, longue de 3 m 20 et large de 79 cm . Deux technologies sont proposées, une version thermoformée ( HRS pour High Resistant Skin )pour les 10'6 et 10', une version sandwich/bois ( SD pour Sandwich Light ) pour ces trois modèles. La gamme Fly dispose également d’un large pad et d’une poignée de portage.
Une 11 ' vient tout juste de voir le jour, et elle s' adresse plus particulièrement au pratiquants débutants ou en progression. Longue de 3 ,35 mètres et large de 81,5 centimètres, très stable, elle est équipée de trois ailerons ( un central et deux latéraux ) et elle est construite en HRS ( High Resistance Skin ). C' est un flotteur idéal pour les premiers coups de rame, pour attraper ses premières petites vagues, ou bien encore ceux qui apprécient la ballade sur eau plate.
Prix : nc

GONG (http://www.gongsup.com/ )
Ces flotteurs sont développés en Corse par Patrice Guénolé et fabriqués de l'autre coté de la Méditerranée chez Terminatech en collaboration avec le shaper tunisien Flame Ball. Parmi les nombreux modèles proposés, on retiendra plus particulièrement la 12' No Friend Attitude de 200 l par 3,65 m par 77,3 cm, qui est stable et efficace dans les petites conditions, et la 10'8 Everywhere de 170 l par 3,25 m par 78,7 cm laquelle se montre polyvalente dans les vagues plus solides. Pour les rameurs à genoux, la 10'2 Gravity, 3 m 10 pour 75 cm de large et 145 litres ainsi que la 9'11 Electric, 3 m 02 de long par 72,5 cm de large pour 125 litres conviennent bien à la pratique. Pads avec un grip efficace qui recouvre les 2/3 du pont et 2 types de fabrication : Protech (sandwich classique) ou Hitech (sandwich allégé).
Poids annoncés pour la 12' : 14,65 et 12 kg,
pour la 10'8 : 12,45 et 10,20 kg,
pour la 10'2 : 11,7 et 10,15 kg,
pour la 9'11 : 11,2 et 9,6 kg.
La 12' et la 10' sont montées en singlefin, la 10'2 en quattro et la 9'11 en trhuster. Gong propose aussi des pagaies. Le modèle alu est basique mais a l'avantage d'être léger. Plus techniques, les modèles Full Fiber et Carbon sont disponibles sur commande de 5 cm en 5 cm. A noter qu'avant de fabriquer ses propres pagaies, Gong recommandait les Sélect vario en carbone : efficaces, très légères, et réglables à terre au moyen d'un clé Allen au mm près.
Prix : 599 euros en Protech et 899 euros en Hightech.


JIMMY LEWIS ( http://www.jimmylewis.com/ )
Ce shapeur hawaiien est un spécialiste du shape (windsurf, kitesurf,...) et il s' est lançé depuis quelques années dans la production de planches de stand up paddlesurfing. Dans la confortable gamme All Around, deux modèles conviennent bien pour débuter et vous choisirez votre flotteur en fonction de votre gabarit : 11'3, 3 m 40 pour 76 cm de large ou 10'6, 3 m 20 par 73 cm. Ce sont des noseriders stables et équilibrés, qui sont fabriqués en époxy, qui sont disponibles dans de nombreux coloris et qui sont équipés d' un seul aileron monté sur un US Box. On peut les utiliser dans des vagues de bonne taille mais pour ceux recherchent des flotteurs un peu plus radicaux ou bien ceux qui rament à genoux, on se tournera vers les Surf Séries, des planches aux rails plus fins, équipées en thruster, et qui accrochent donc mieux pendant les bottoms. Les modèles les plus adaptés sont la 10'8, 3 m 25 par 73,5 cm et la 10'4, 3 m 15 pour 73 cm de large.
Prix : 1500 euros.
JP AUSTRALIA
La célèbre marque de winsurf entre dans la danse du SUP en cette année 2010 avec trois modèles mis au point par Jason Polakow lui-même. Deux conviennent bien pour débuter : la 11'8, 3 m 58 par 79 cm, qui possède des cotes plutôt confortables pour prendre ses premières vagues, même pour un solide gabarit, et la 10'8, laquelle mesure 3 m 24 de long pour 76 cm de large, et qui s' adresse plutôt à des gabarits médium. Ces deux planches sont fabriquées en sandwich epoxy, possèdent un large pads ainsi qu' une poignée de transport.
Prix : nc



MISTRAL ( http://www.mistral.com/ )
La Pacifico mesure 11'4 soit 3,50 m pour une largeur de 78 cm. Elle est annoncée à 12,8 kg et son volume est de 207 litres. Stable, elle présente un pont recouvert en totalité d'EVA. Pour les plus légers ou bien ceux qui désirent acquérir un flotteur plus maniable, il est possible d'opter pour la Pacifico Wave 11'1, longue de 3 m 40, large de 76 cm et pesant 11,6 kg et sur laquelle le pads ne recouvre que la moitié du flotteur. Ces deux Pacifico sont équipées d'un seul aileron monté sur un US Box et sont fabriquées au Vietnam. Pour accompagner ses 2 planches, Mistral a mis au point une pagaie vario de 180 cm à 220 cm et munie d'une bague qui permet un réglage rapide sans outil mais qui pénalise la rigidité. Elle est construite en carbone et son manche est entouré d'un grip efficace qui alourdit sensiblement l'ensemble.
Prix : 899 euros.

NAH SKWELL
Chez cette nouvelle marque,on peut débuter dans de bonnes condititons sur le 10'6, 3 m 20 de long pour 75.5 cm de large, un shape typé noserider dont l' arrière est fortement pincé de manière à optimiser la maniabilité. Ceux qui rament à genoux ou bien ceux qui recherchent une planche un peu plus aggressive mais néanmoins passe-partout s' orienteront vers la 9'6, 2 m 90 par 78 cm, un '' gros '' fish avec des décrochements sur le tail. La 10'6 est équipé d' un aileron single de 27 cm, tandis que la 9'6 est montée en thruster. Ces deux planches sont munies d' un pads et d' une poignée de portage.
Prix : 990 euros.

NAISH ( http://www.naishsurfing.com/ )
Trois des 7 modèles shapés par l'expérimenté Harold Iggy sur l'île d'Oahu conviennent bien pour les débuts. La 11'6, soit 3,50 m, 230 litres et 75,5 cm de large, montée en singlefin US Box, est particulièrement stable et néanmoins maniable dans les petites vagues ou bien recommandée pour les grands gabarits. La 11'4, longue de 3,45 m, large de 76 cm pour un volume de 200 litres et la 10'6, 3,20 m de long, large de 71 cm pour 160 l, sont quand à elles équipées d'un thruster (central US Box + latéraux FCS) et se montrent à leur avantage en surf dès que les vagues grossissent. Ces trois planches, légères, sont fabriquées en sandwich époxy chez Cobra avec un pont bois et possèdent une poignée de transport intégrée. Elles sont équipées de pads et livrées avec une housse de transport assez fine. A noter que le 11'6 est aussi disponible en AST, une technologie plus résistante aux chocs ponctuels mais aussi plus lourde. La pagaie Naish, longue de 2 m 08, possède un manche en alu et une pale en époxy et se révèle efficace quelques soient les conditions. Elle est aussi disponible dans une construction Full Carbon.
Pour 2010, une gamme spécifique, les Mana, a ét dévellopée. Ce sont des planches plus compactes, pratiques à stocker, et surtout bien volumineuses. Un bon choix pour donner ses premiers coups de pagaie !
Prix : 1090 à 1290 euros avec la housse.


NEWSURFPROJECT ( http://www.newsurfproject.com/ )
Deux flotteurs de paddlesurf chez ce fabriquant : le 11', lequel mesure 3,35 m de long et 79 cm de large, et le 10'6, 3,20 m de long pour 74 cm de large. Assez épais et montés en thruster au niveau des ailerons, ce sont des modèles stables et efficaces dans les petites vagues. Construits en sandwich époxy E2, ils sont légers, possèdent un pads qui recouvre la totalité du pont et une poignée de transport. Une pagaie vario, un peu lourde car recouverte d' un grip épais, est en option mais le leash est fourni. Il faut savoir que le longboard Cruiser de 11’, 3 m 35 de long pour seulement 65 cm de large, peut convenir pour les rameurs à genoux à condition de l’équiper d’un pads efficace, ou bien pour les gabarits très légers qui veulent pratiquer en position stand up. Aileron single, construction sandwich époxy E2 et leash fourni également.
Prix : 720 euros et 665 euros.


OXBOW ( http://www.oxboworld.com/ )
Parmi les modèles noseriders, la 11' Cruiser, 3 m 30 par 75 cm pour 177 litres, est un bon compromis pour les premières évolutions. Plus manœuvrable, la 10' ,de 3 m 05 de long et de 72,5 de large pour 141 litres, peut convenir pour les gabarits les plus légers ou ceux ramant à genoux. Ces deux planches sont fabriquées de manière traditionnelle, de la fibre de verre polyester stratifiée entourant un pain de mousse en polyuréthane muni d'une latte centrale. Elles ne sont pas équipées de pads ni de poignée de transport et sont munies d'un aileron central US Box et de latéraux FCS. Possibilité de choisir en option une pagaie carbone fiable et astucieuse car en deux parties.
Prix : 750 euros.

PADDLE SURF HAWAII ( http://www.paddlesurfhawaii.com/ )
La plus célèbre marque au monde 100 % dédiée au paddlesurf, se trouve sur l' île d' Oahu, à Hawaii, berceau de ce sport. Depuis des années, Blane Chambers y a acquis une énorme expérience et il y shape des planches très efficaces, utilisées par les meilleurs spécialistes sur les plages de Waikiki, de Makaha ou encore... du North Shore ! Ces flotteurs sont exportés vers l' Europe depuis peu et sont fabriqués en époxy moulé. Elles sont livrées sans pads ni poignée de transport mais sont équipées de trois ailerons montés en thruster. Question accessibilité, il y en pour tous les goûts. Les All Arounder Wide sont des planches faciles car bien larges, disponibles en 11', 3 m 35 par 78 cm de large pour 178 litres de volume, et en 10'6, 3 m 20 par 76 cm pour 167 litres. Plus maniables, les All Around existent en 10'6, 3 m 20 par 72 cm de large et 147 litres et en 10'3, un flotteur de 3 m 10, aussi large que la 10'6, et qui possède 142 litres de volume.
Prix : 1450 euros.

QUATRO (http://www.quatrointernational.com/ )
Basée sur l' île de Maui à Hawaii, Quatro commercialise deux flotteurs de 11'4 et 10' 4 de long, soient respectivement 3,35 m et 3,05 m. La 11'4 mesure 74 cm de large pour 13 cm
d' épaisseur et c' est un planche stable et conçue pour les surfer ses premières vagues. Plus technique, la 10'4 mesure quand à elle 72,5 cm de large pour une épaisseur de 12 cm et elle se révèle être performante dans des séries plus conséquentes et bien adaptée pour les riders à genoux . Ce sont des planches légères et rigides car construites en Carbon Sandwich, shapées en round diamond tail et les pads sont en option. Du côté des ailerons, la 11'4 est équipé d' un seul boitier US, tandis que la 10'4 a la particularité d' être montées en twinser, les deux ailerons de 23 cm fournis étant trop grands d' après l' avis des utilisateurs.
Prix : ?

RRD ( http://www.robertoriccidesigns.com/ )
Une seule planche est commercialisée par la marque italienne : il s' agit de la Eleven, un noserider de 11 pieds, 3 m 35 de long pour 79 cm de large et 11,5 cm d' épaisseur. Construite en Glasswood Sandwich, son outline la rend stable et polyvalente dans les conditions petites à modérées. Côté équipement, elle possède une poignée de transport, un boitier US pour son unique aileron et un pads qui recouvre le pont en totalité.
Prix : 1049 euros.

SOUTH POINT ( http://www.southpointepoxy.com/ )
Trois modèles sont disponibles. Les 11'6, soit 3 m 56, large de 73,5 cm, et la 10'6, 3,20 de long par 70 cm de large, ont été shapés par Jeff Timpone en collaboration avec Dave Kalama. Ils sont donc efficaces sous les pieds des solides gabarits et il pèsent respectivement 14,5 kg et 13 kg. Quand au 10', c' est un shape compact et exigeant mais très maniable de 3 m 05 par 68,5 cm de large et désigné par Carl Schaper sur les indications de l'excellent longboarder Bonga Perkins. Poids : 11,5 kg. Ces trois planches sont construites en sandwich époxy E3, sont équipées de pads, sont montées en thruster au niveau des ailerons et livrées avec une pagaie en carbone de qualité, prévue pour être coupée à la longueur désirée.
Prix : 925 euros.


STARBOARD ( http://www.star-board.com/ )
Pas moins de 15 nouveaux modèles chez ce fabricant pour l' année 2009 ! Deux planches conviennent bien pour une pratique de type Stand Up : la Big Easy, facile pour débuter dans les petites vagues car large de 81 cm pour une longueur de 12’, soit 3,65 m, et un volume de 205 l, et la Blend, plus à son aise dans des vagues plus conséquentes ou pour les gabarits légers, et qui mesure 11’2 c’est à dire 3 m 45 par 76 cm pour 168 l. Plus courte mais très large, la 10' Whopper, 3 m 05 par 86,5 cm pour 168 l, est un flotteur stable, gage de facilité pour les débuts. Pour les rameurs à genoux, la 10'5 Drive est très bien adaptée, avec ses 3 m 17 pour 76 cm de large et 156 l, mais on peut aussi choisir la 10'3 Gun, 3 m 10 pour 147 l et 72,5 cm de large, et qui est très maniable dans les vagues creuses ou bien encore la 9'8 Elément, longue de 2 m 95 pour 76 cm de large et 141 l, plutôt destinée aux petits gabarits. Un dernier modèle, plus encombrant, peut aussi convenir pour le stand up : la Cruiser, 12’6 de long, soit quand même 3 m 80, par 76 cm et qui offre un volume de 206 litres. Toutes ses planches sont munies de 3 ailerons montés en thruster, sont équipées d'une poignée de transport et d' un pads. Elles sont disponibles dans 4 technologies de fabrication : Technora ( Poids superlight et forte rigidité ), Sportech ( Poids light et pont bois ), AST ( Durabilité et pads SuperGrip sur le pont) et TufSkin ( Idem AST mais avec pads classique). Côté pagaie, Starboard propose des modèles alu et carbone de bonne facture.
Prix : de 890 à 1590 euros.



SURFACTORY ( http://www.surfactory.fr/ )
Un seul modèle chez ce concepteur et fabricant de surf français basé en Bretagne, une planche de 10'7 pieds de long, construite en époxy-polystyrène avec un placage bois sur le pont. Celle-ci est équipée d' une poignée de portage et d' un large pads.
Prix : 749 euros.


SURFTECH ( http://www.surftech.com/ )
Pas moins de quatre modèles shapés par Ron House en collaboration avec Laird Hamilton ! Les trois plus grandes ont des cotes qui permettent de pratiquer le paddlesurf sans avoir de problèmes de stabilité. 3,35 cm par 68,5 pour la 11', 3,50 m par 73,5 pour la 11'6 et
3,68 cm par 79 cm pour la 12'1 ! Toutes ces planches sont équipées d'un seul aileron monté sur un boitier US Box. Pas de pads sauf si vous choisissez l'option '' Softop '' auquel cas un
grip recouvre la totalité du pont. Elles sont fabriquées chez Cobra en Tuflite, une technologie dans laquelle un sandwich époxy recouvre un pain de mousse étanche à l'eau. Surftech distribue également les pagaies carbone Quik Blade. La Kanaha est efficace et polyvalente tandis que la Peahi, pro-model d'Hamilton, développe énormément de puissance à condition d' avoir les épaules qui vont avec !
Prix : environ 1500 euros.


THOMMEN ( http://www.thommen1.com/ )
On trouve dans la gamme la Wind'SUP, shapée par Peter Thommen, et annoncée comme stable et polyvalente. 11'2 soit 3 m 40 par 78 cm de large pour un volume de 190 l, elle possède un pads recouvrant les 2/3 du flotteur et elle est équipée d'une poignée intégrée dans le pont pour faciliter le transport. La construction est réalisée dans les usines Cobra en sandwich époxy.
Prix : ?

TIKI TAKI
Planches aux caractéristiques identiques aux flotteurs GONG 2008 mais les pads et la décoration sont différents. Les modèles disponibles sont les 12', 10'8 et 9'3 fabriqués en technologie Protech.
Prix : 650 euros.


WALK ON THE WATER
Trois modèles chez cette toute nouvelle marque sur le marché. La 12', longue de 3,65 m, large de 77 cm pour un volume de 200 litres, est particulièrement stable dans les petites vagues et elle est bien adaptée aux solides gabarits. La 10'8, 3,25 m par 78 cm et 170 l est une planche saine mais s' adresse à des pratiquants de poids plus modéré ou bien bien les riders à genoux, tout comme la 9'3, longue de 2,80 m , large de 77 cm pour un volume de 150 litres. Ces flotteurs possèdent sont équipés d' un pads recouvrant les 2/3 du pont, et sont montés en singlefin. Poids respectifs: 12.5 kg, 11 kg et 10.5 kg. Sont égalementdisponibles des pagaies de bonne qualité, en fibre ou en carbone, longueur fixe comprise entre 190 cm et 220 cm tous les 10 cm.
Prix : 699 euros.

RAMER


Avant d'aller affronter les vagues, mieux vaut d'abord acquérir une solide technique de rame. Le plus simple est de débuter sur une mer plate, sans vent ni courant, et de choisir une planche très stable et adaptée à son gabarit, c'est à dire suffisamment large et volumineuse pour garantir un minimum d'équilibre sans efforts, que l'on soit debout ou à genoux.

Pour bien sentir les réactions du flotteur, le mieux est de commencer par ramer sans la pagaie, allongé le ventre sur la planche à la manière des surfers. Ces premiers essais permettront de localiser le centre de gravité du flotteur puis de se mettre à genoux au niveau de celui-ci. On effectuera ensuite quelques nouvelles longueurs sans la pagaie puis avec, ce qui permettra de se familiariser avec la préhension de l' olive. Les adeptes de la position stand up pourront ensuite se lever doucement et quelque soit la position de rame choisie, il convient de respecter certains grands principes pour être efficace.

Il faut toujours ramer de face, les pieds et les genoux parallèles de part et d'autre de l'axe médian de la planche, écartés de la largeur des épaules. Pour s' assurer un équilibre optimal, il ne faut pas fixer son attention sur le nez du flotteur mais redresser le haut du corps et regarder loin à l' horizon. Pour ne pas zigzaguer, surtout si la planche est sensible à l' effet de row, on pourra alterner la rame babord et la rame tribord tous les 2 ou 3 mouvements et on veillera à ne pas heurter les rails de la planche avec la pale de la pagaie pour ne pas les endommager. Le bras qui tient la poignée doit travailler en résistance, c'est à dire être tendu et rester fixe tandis que c'est le bras arrière qui fléchit et tire sur la pagaie pour produire l'effort. Inutile de ramer trop en arrière au risque de vous briser les lombaires mais bien aller cherchez devant et faire sortir la pale de la pagaie juste derrière l'axe des talons. Cette technique particulière permet une rame puissante sur le plat entre les séries et facilite les take-off de dernière minute.

Ramer face au vent n'est pas des plus agréable. La prise au vent est importante et pour ne pas tuer votre vitesse, il faut s'avancer un peu sur la planche, fléchir les jambes, baisser la tête à la façon des skieurs, et basculer la pale à la manière d' un aviron pour la ramener sur l'avant. Lors des virages ou des repositionnements au peak, on pourra manier la pagaie comme en canöé-kayak.

Pour les adeptes de la rame à genoux, le fait d'abaisser le centre de gravité d'environ 50 cm et d' utiliser une pagaie de petite taille permet de gagner en stabilité latérale et d'offrir une prise au vent moindre mais il faudra parfois compenser le manque de puissance du à la pagaie plus courte en adoptant un rythme de rame plus soutenu, notamment lors des take-off. Alterner les deux types de rame peut aussi se révéler être un bon compromis pour les sessions longues et donc fatiguantes : on peut par exemple rejoindre le line up en ramant à genoux puis se redresser lorsque la série pointe le bout de son nez. Dans tous les cas, il conviendra d'utiliser des protections adaptées si l'on souhaite ramer à genoux ( genouillères et chaussons pour éviter les brûlures dues au frottements sur le pont de la planche).

La rame est un excellent exercice lorsqu'il est pratiqué de manière modérée, mais ramer pendant plusieurs heures de suite sans faire de pause peut s'avérer traumatisant à long terme pour le dos et les épaules, surtout si on utilise une pale raide et de grande dimension. Si l'on souhaite rester longtemps sur l'eau sans risquer l'apparition d'une contracture musculaire ou d'une tendinite, il existe quelques moyens simples de se ménager pendant une session. On peut par exemple adopter un style de rame délié, tout en douceur, pendant la remontée au pic, en reculant davantage la main arrière sur le manche et en pliant légèrement les bras afin de moins forcer sur son dos, et garder ainsi de l'énergie pour le take-off qui demande une rame plus explosive. Lorsque vos muscles sont vraiment trop douloureux, votre flotteur est suffisamment volumineux pour que vous puissiez vous asseoir ou bien vous mettre à genoux dessus, et faire soit une pause soit des étirements pendant quelques minutes. On peut aussi poser la pagaie sur la planche et plonger dans l'eau pour faire quelques mouvements de natation afin de se décontracter. Enfin, si l' on possède plusieurs pagaies de longueurs et de raideurs différentes, un bon moyen de protéger ses articulations est d' en changer d' une session à l 'autre.

1ère SESSION : BIEN DEBUTER DANS LES VAGUES

Avant de partir à l' eau attraper vos premières séries, vous devez tout d'abord déterminer si vous êtes goofy ou regular et pour cela, tenez-vous bien droit debout et laissez-vous tomber en avant. Le pied que vous allez poser au sol en premier pour éviter de vous retrouver par terre correspond à celui que vous placerez sur l' avant de votre planche lorsque vous dévalerez la pente d' une vague. Une fois votre posture déterminée et les techniques de rame assimilées sur le plat et dans le clapot, voici quelques conseils pour maintenant réussir vos premières vraies sessions de paddlesurf !








La première règle pour commencer est de choisir un spot adapté. Un petit mètre de vagues est une taille largement suffisante pour débuter et si les séries sont plus grosses ou bien si le plan d'eau est dangereux ( courant, rochers, du monde au pic…), il est alors préférable de changer de plage pour un lieu plus accueillant. La seconde, même si l'on connaît parfaitement les priorités, est de se tenir à l'écart des pratiquants déjà à l'eau afin de ne pas être un danger pour les autres ou pour soi-même. Encore une fois, ne vous placez pas à proximité des autres riders pour des raisons évidentes de sécurité !




Une fois l'endroit idéal trouvé et votre combinaison enfilée, vérifiez que votre planche est bien waxée puis échauffez vous sérieusement une dizaine de minutes (footing, flexions, etc). Portez votre matériel jusqu'au bord de l'eau, attachez fermement votre leash à la cheville de votre pied arrière puis attrapez votre pagaie dans une main et soulevez votre paddlesurf de l'autre. S'il y a du shorebreak, attendez une accalmie avant de monter sur votre planche et de ramer vers le large.






Contournez les vagues si c'est possible ou empruntez le channel entre celles-ci si le spot en possède un. Sinon, il va falloir affronter les séries car contrairement aux surfers qui utilisent un shortboard et peuvent effectuer des '' canards '' , vous ne pouvez pas passer sous les mousses avec tout votre équipement ! Votre planche possédant une bonne inertie, la meilleure technique pour franchir la barre est de ramer fermement et de passer par dessus ou à travers les mousses et les séries de taille raisonnable, en pliant légèrement les jambes au contact de l' obstacle afin de conserver votre équilibre. Quelque soit la tournure que prennent les évènements, n' hésitez pas à user et à abuser de votre pagaie pour vous maintenir à flots grâce à des plantés de pale dynamiques et stabilisateurs. Si la vague qui se présente face à vous semble vraiment trop grosse, le plus raisonnable est alors de sauter à l'eau devant et sur le côté, en tenant la pagaie à deux mains, l'olive orientée vers le large, et de plonger sous la vague.






Une fois au large, repérez le set qui vous intéresse et ramez toujours du même côté, à droite pour tourner à gauche et inversement, de manière à ce que l'effet de row fasse pointer le nez de votre flotteur vers la plage. Cela peut prendre un peu de temps au début et parfois vous faire rater la série ! Aussi, pour réduire le rayon de votre courbe et faire demi-tour plus rapidement, vous pouvez vous reculer légèrement sur la planche et porter votre poids sur l'extérieur du virage.






Une fois votre flotteur correctement orienté vers le rivage, attendez calmement que la vague soit quelques mètres derrière vous puis ramez avec une cadence soutenue et au moment où vous sentez que celle-ci vous emporte, passez alors doucement mais prestement de la position de rame à la position de surf et utilisez votre pagaie comme un balancier afin de vous équilibrer, sans vous crisper. Si vous êtes un adepte de la rame à genoux, il vous faut de plus effectuer un take-off qui consiste à vous relever en saisissant votre pagaie d'une main au début de votre drop, cette manœuvre étant rendue plus facile par l'utilisation d'une pagaie courte munie d'un manche épais. Ne soyez pas trop déçu si vous ne prenez que peu de vagues lors de vos premières tentatives, notamment si le spot est clapoteux ou si les séries se lèvent d'un seul coup. Il faut en effet une certaine expérience pour obtenir la bonne assiette longitudinale du flotteur lors du départ sur le pic : pas trop devant pour ne pas enfourner et pas trop derrière pour ne pas que la vague passe sous votre carène. Si vous ne parvenez pas à démarrer après avoir donné 3 ou 4 coups de rame énergiques, n'insister pas au risque de vous blesser, et n'essayez pas non plus, contrairement aux surfers débutants, de partir sur des mousses trop importantes car celles-ci vont balayer votre flotteur et vous faire tomber brutalement en arrière.






Une fois lancé, regardez devant vous et ne cherchez pas tout de suite à faire de manœuvres mais efforcez-vous de rester sur votre planche le plus longtemps possible ! Dans un premier temps, vous pouvez vous contenter d'aller tout droit vers le rivage en fléchissant légèrement les jambes mais rapidement, il va vous falloir apprendre à glisser en travers sur la pente de la vague et dans ce cas, la façon de tenir la pagaie est fondamentale. Pour assurer un équilibre optimum, celle-ci doit toujours se trouver entre votre corps et la vague. Si vous êtes régular foot, c'est à dire pied droit sur l'arrière du flotteur, sur une vague qui déroule en droite par exemple, vous devez avoir l'olive de la pagaie dans la main gauche et tenir le manche de la main droite. Et inversement si vous ridez en goofy foot une …gauche ! Cette posture va maintenir naturellement le rail intérieur de votre planche au contact de la vague et vous faire gagner ainsi de la vitesse et donc de la stabilité, aussi, n'hésitez surtout pas à changer votre pagaie de côté pendant le surf ! Si d'autres pratiquants se trouvent sur votre chemin, faites attention à bien gérer votre trajectoire pour les éviter, car manipuler une planche de 11' ou 12' est un exercice difficile, même pour les très bons surfers.






Si la vague mollit, utilisez votre pagaie pour vous relancer et conserver un minimum de vitesse, garant de votre équilibre, ou bien déplacez-vous sur l'avant de votre planche afin de charger le nose et redonner de la célérité à votre flotteur.






En fin de vague, si celle-ci ouvre, essayez de profiter de l'inertie de votre paddlesurf pour en sortir en faisant un virage à 180 ° qui va vous réorienter vers le large. Reprenez alors la position de rame afin de repasser la barre. Sinon, si vous pressentez que la vague va fermer, anticipez et quittez la vague en avance ou bien tracez tout droit vers le rivage. Si vous êtes obligé de vous éjecter, plongez en direction du large : la vague va alors entraîner votre planche vers le bord en tendant votre leash mais vous éviterez ainsi les chocs avec votre flotteur. Une fois à l'eau, si vous n' êtes pas en mesure de remonter immédiatement sur votre planche à cause des séries, pensez à vous protéger en restant éloigné de celle-ci et dès que vous le pouvez, utilisez une main pour repositionner votre flotteur le nose vers le large tandis que l'autre maintient fermement la pagaie puis remontez alors sur votre planche…et recommencez tout depuis le début !




2ème SESSION : LES MANOEUVRES.

Si prendre une petite série en paddlesurf et la suivre tout droit jusqu'au bord de la plage est un exercice relativement abordable, évoluer avec aisance au cœur d'une vague plus solide est une toute autre histoire. Pour gérer au mieux la trajectoire de votre planche, il va vous falloir maîtriser les manœuvres de base du surf, conjuguées avec l'utilisation de la pagaie. Si vous êtes un adepte de la rame à genoux, vous utilisez alors une pagaie de taille réduite et vous pouvez une fois debout la tenir d'une seule main en son milieu et conduire votre flotteur à la façon d'un longboard, avec des appuis renforcés par l' effet de balancier lors des virages, ou bien la tenir à deux mains et effectuer d' éventuelle relances dans une partie molle de la vague en pliant les genoux. Si vous pratiquez le style stand up, votre pagaie est longue car elle mesure environ 20 cm de plus que votre taille : la tenir à une main pendant le surf n' est pas recommandé, l' effet de levier étant important même si on la tient exactement en son milieu, et on privilégiera une tenue à deux mains avec des plantés de rame dans la vague pour créer un point de pivot facilitant virages et relances.









LES MANOEUVRES DE BASE






Surfer frontside ou backside.





La position frontside, face à la vague, offre de nombreux avantages par rapport au surf backside, dos à la vague. Elle permet d'anticiper plus facilement les manœuvres à réaliser, le paddlesurfer pouvant diriger sa planche tout en ayant un œil sur l'évolution de la vague, et il est plus naturel de se pencher en avant qu'en arrière, comme lors des bottom turns par exemple. Surfer backside est plus compliqué : on ne voit pas se qui se passe dans son dos et la recherche de l'équilibre est plus difficile car l'assise repose sur la position du bassin. Néanmoins, et avec une bonne expérience, certains paddlesurfers préfèrent évoluer backside car cette position permet des manœuvres plus radicales, aussi, tentez d'alterner le plus souvent possible les surfs frontside et backside.






Le take off





C' est le départ sur la vague et c' est un moment décisif car de votre placement dépendra votre aptitude à enchaîner sans retard vos manœuvres. Si les vagues sont molles, prenez le temps de vous placer convenablement, sachant que vous pouvez ramer face au rivage et décider au dernier moment de partir en gauche ou en droite. Si la vague est creuse, essayer d'orienter votre flotteur de côté et n'hésiter pas à ramer de travers et non plus en direction de la plage, ce qui vous évitera un virage périlleux. Garder les jambes fléchies pour tenir dans la pente, éviter les late take-off au vu de la longueur de votre planche et souvenez-vous qu'un take-off réussi est une opération délicate qui va conditionner la réussite de votre vague.






Le bottom turn





Une fois le take off effectué, on plonge dans la partie basse de la vague où il faut alors effectuer ce virage qui va vous permettre par projection de remonter en direction de l'épaule. A basse vitesse, on peut planter la pagaie dans l'eau et utiliser cet efficace point de pivot pour serrer la courbe au maximum, en concentrant toute la puissance du paddlesurfer dans un mouchoir de poche. Cette technique est à déconseiller à haute vitesse car elle peut s'avérer déstabilisante et mieux vaut laisser la pale effleurer la surface de l'eau pendant la manœuvre. Celle-ci demandant de solides appuis, on veillera à renforcer les muscles de ses cuisses, d'autant qu'une succession de bottom turns sur une très longue vague vous fera découvrir que le paddlesurf est un sport qui peut faire mal aux jambes !










Le roller





Exécuté sous la lèvre en haut de la vague, c'est le virage qui permet de replonger dans celle-ci. Le but n'est pas de radicaliser la manœuvre mais d'effectuer le geste le plus simple et le plus fluide possible afin de retomber dans la pente avec le maximum de vitesse. Facile à faire en backside car on se retrouve automatiquement face à la pente mais plus délicat à rentrer en frontside. Il sera d' autant mieux réussi s' il est précédé d' une rotation des bras et des épaules, entraînant ensuite celle du bas du corps et de la planche.






Le off the lip





Le off the lip est un roller plus poussé qui s'effectue sur la lèvre de la vague et non plus en dessous. Sa réalisation implique que la synchronisation du paddlesurfer et de la vague soit parfaite, l'un et l'autre retombant au même moment dans le creux.






Le cutback





Il faut un bon feeling pour réaliser ce virage à 180 ° et qui consiste à s'éloigner du cœur de la vague pour mieux revenir vers le point de déferlement de celle-ci. La rotation du haut du corps est là aussi essentielle et il faut savoir que le cutback frontside est le plus difficile car il implique de repartir vers l'arrière, sans vraiment savoir où l'on va, et de découvrir au dernier moment la façon dont casse la vague. La version backside de cette manœuvre est plus facile, la position du corps vers l'avant étant plus naturelle, et le champ de vision, plus précoce, permettant d'anticiper et de se préparer pour le retour vers la mousse.






Le tube





Figure reine du surf, cette manœuvre consiste à passer sous la lèvre de la vague au moment où celle-ci se referme, puis à régler sa vitesse sur celle du déferlement pour prolonger au maximun cet instant magique et enfin ressortir indemme de cette caverne aquatique. C'est une figure dangereuse en paddlesurf car elle nécessite des vagues creuses et de taille conséquente et en cas de chute, il a de fortes chances pour que vous heurtiez votre flotteur. A tenter frontside ou backside sur des vagues qui ouvrent régulièrement, en restant groupé avec un maximum de vitesse en appui sur le pied avant, la pagaie de côté parallèle à la planche et en essayant de rester à mi-pente pour des raisons de stabilité.






Le 360°





Cette figure délicate à réaliser consiste à effectuer une rotation à plat planche-rider d'un tour complet en utilisant au mieux l'énergie de la vague. La manœuvre s'amorce en se déplaçant sur le nose de la planche à mi-pente sur une section molle puis en plantant la pagaie dans l'eau de manière à créer un point de pivot. On accompagne ensuite le mouvement avec une rotation du bassin et en cas de déséquilibre en fin de manœuvre, on utilise à nouveau la pale de la pagaie pour se remettre dans l'axe de la vague.






Le layback





Cette figure s'effectue toujours backside, le paddlesurfer se laissant aller en arrière en se frottant le dos contre le mur d'eau de la vague. Elle nécessite de bons abdominaux car il faut s' accroupir et se laisser aller sur les talons tout en conservant sa trajectoire puis se relever vers l'avant.






Le grab





C'est une figure qui consiste à attraper le rail de sa planche dans sa main de manière à former un bloc compact et accélérer sur la vague. Souvent utilisée dans le tube ou bien sur des vagues tendues afin de gagner de la vitesse, elle oblige le rider à tenir sa pagaie d'une seule main et on la réalisera avec plus de facilité en backside.






Le floater





Lorsqu' un pan de la vague s'abat devant le paddlesurfer, celui-ci peut le contourner par en bas en effectuant un long bottom turn mais il peut aussi choisir de glisser en apesanteur sur le dessus de la section : c' est le floater. C' est une figure délicate qui demande vitesse, audace et de bons appuis, notamment pendant la redescente. Attention aux chevilles et aux genoux sur les grosses séries !






L'aérial





Si vous possédez suffisamment de vitesse en sortie de bottom turn, vous pourrez alors venir percuter la lèvre et décoller pour un saut parallèlement à la vague. Une fois en l'air, veillez à rester groupé de manière à ce que votre flotteur reste bien sous vos pieds et préparez-vous à une réception dans la vague au cours de laquelle vous utiliserez éventuellement votre pagaie pour vous rééquilibrer. Certaines planches modernes sont équipées de footstraps qui rendent la figure bien plus facile à réaliser !

3ème SESSION : PADDLESURFER DANS LE GROS.


Même si la plupart des sessions de paddlesurf ont lieu dans des vagues dont la taille est comprise entre 80 centimètres et 1 mètre 50, ce troisième volet est consacré à la pratique dans les grosses conditions. En effet, si l' on possède une bonne technique de rame et un flotteur adapté, on peut démarrer vraiment très tôt dans la houle avec un paddlesurf et c' est donc un outil exceptionnel pour attraper de grosses séries.
Dans ce domaine, tout est relatif ! La plupart des surfers occasionnels estiment que c'est gros à partir de 2 mètres alors que les plus expérimentés parlent en général de 3 ou 4 m. Paddlesurfer des vagues de cette taille nécessite de maîtriser parfaitement la pratique dans les conditions plus classiques, d'être en bonne condition physique, de posséder du matériel adapté et en bon état, et d'être paré le jour J.
Côté flotteur, on choisira un modèle pintail pas trop large, avec un maître-bau avancé, un nose plutôt pointu et des rails fins sur l'arrière. On veillera aussi à ce que ce gun soit relativement volumineux de manière à être à l'aise pendant le placement au line up et au moment critique du take-off. Un leash long et épais est bien évidemment de mise pour ce genre de session et pour plus de sûreté, on pourra doubler la cordelette reliant le velcro du leash au plug. Côté pagaie, il se peut que vous soyez en difficulté dans les grosses séries et donc éventuellement amené à lâcher celle-ci, au risque de la perdre, ou bien encore de la casser ! Aussi, peut-être vaut-il mieux que vous utilisiez une bonne vieille pagaie alu peu coûteuse plutôt que votre précieuse pagaie full carbon dernier cri à 300 euros…
La veille de la session, couchez-vous de bonne heure et le jour même, arrivez en avance sur la plage de manière à pouvoir observer longuement la façon dont les plus grosses séries déferlent. Dans ce type de conditions, la prudence est de mise : il faut savoir rester humble devant la puissance de l'océan et donc renoncer si les conditions sont vraiment trop impressionnantes par rapport à son niveau ou ses capacités physiques.
Il faut également savoir qu'il est pratiquement indispensable de choisir un spot qui possède un channel ou bien un pic que l'on puisse contourner afin de réussir à gagner le large sans difficulté, car à moins d'avoir affaire à une houle possédant une période importante et offrant ainsi de longs moments d'accalmie, vouloir passer la barre qui déferle en permanence par grosse houle est quasi impossible. Si vous êtes néanmoins confronté à cette situation, soyez patient et attendez calmement dans l' inside le moment propice pour vous élancer. Ramez ensuite fermement vers le large en vous appliquant ( un bon coup de pagaie vaut mieux que deux mauvais...), tout en gardant votre souffle dans l' éventualité d' une chute dans ces grosses conditions. Quelques mètres devant une vague très raide ou bien encore une mousse de taille raisonnable, passez alors en position surf, un pied devant l' autre : si votre prise d' élan a été suffisante, vous allez passer par dessus, à la manière d' un windsurfer dans le lightwind. Si vous charger le spot en ramant à genoux, gardez votre position habituelle de rame et inclinez le buste en arrière au moment de l' impact afin de cabrer votre flotteur puis redressez-vous de manière à être un bref instant en apesanteur au dessus de l' obstacle. Dans tous les cas, un planté de pagaie énergique juste en fin de manoeuvre permet de réduire les chances de repartir en arrière dans une dangereuse machine à laver et si on ne le sent pas, s' éjecter à temps et plonger profondement sous l' eau reste la solution la moins risquée pour échapper à une grosse série.
Une fois derrière la barre, profitez de votre position haute pour bien visualiser le set qui vous intéresse et vous placer dans les meilleures conditions de sécurité possible, c' est à dire un peu plus au large que d' habitude. Soyez bien concentré au moment de votre take-off car une fois lancé, vous êtes parti pour un drop full speed vertigineux et si vous ne le sentez pas, il est toujours temps de vous raviser et de laisser passer cette grosse houle sous votre carène. Les vagues arrivant par groupe de 6 ou 7 et les 3ème et 4ème étant en général les plus grosses, choisissez plutôt la dernière ou l'avant dernière : vous éviterez ainsi en cas de chute de prendre toute la série sur la tête !
Une fois le drop engagé, retardez votre bottom turn par rapport à vos sessions habituelles, soyez solides sur vos jambes au niveau des appuis, notamment s'il y a du clapot, et ne planter surtout pas la pagaie dans la vague car à cette vitesse, vous risquer d'être déséquilibré et mieux vaut laisser le bout de la pale effleurer la surface de l'eau. Remonter taper la lèvre est une manœuvre risquée dans les grosses conditions et choisissez plutôt un large cut-back sur l'épaule et qui soit assez éloigné du point de déferlement, de manière à pouvoir anticiper en toute sérénité le prochain bottom turn.
En fin de surf, sortez le plus tard possible pour vous éloigner de la zone d'impact mais si la section ferme ou bien si vous chutez, éloignez-vous de votre planche et plongez le plus profondément possible sous chaque vague en utilisant votre pagaie comme une ancre pour résister à la tension exercée sur votre leash par votre flotteur et éviter ainsi de reculer vers le bord de la plage. Sous l'eau, restez calme de manière à griller le moins d'oxygène possible et au moment de refaire surface, soyez prêt à reprendre votre respiration pour un éventuel nouveau plongeon. Dans tous les cas, ne paddlesurfez jamais seul dans de grosses conditions, gardez toujours un œil sur les autres riders afin de leur venir en aide en cas de problème, et sachez vous arrêter lorsque la fatigue se fait sentir. Si vous pratiquez aussi le surf de gros de manière classique, c'est à dire allongé sur votre planche, attention à l'excès de confiance généré par les sessions de paddlesurf notamment pendant le take-off car lors du retour à cette pratique, la sanction peut-être sévère !

PRIORITES


Soyons clair : armé de votre pagaie, d'une planche volumineuse, et à condition d'avoir un minimum de technique et un bon timing, vous allez pouvoir attraper toutes les séries qui rentrent sur le spot. Si celui-ci est désert ou peu fréquenté, profitez en ! Inversement, si le spot est carrément surpeuplé, il y a sûrement un autre pic plus tranquille à portée de pagaie et mieux vaut pour tout le monde que vous paddlesurfiez en petit comité sur des vagues un peu molles que sur des séries bien creuses au beau milieu d'une fourmilière…

Dans tous les cas, il convient d'adopter une attitude respectueuse vis à vis des autres pratiquants (surfers, windsurfers,…) tout en faisant valoir vos droits à la priorité.
-Les baigneurs et les nageurs ont la priorité absolue. Dans le cas où une zone de bain obligatoire leur est imposée, comme c'est souvent le cas en été, vous avez l'interdiction formelle de paddlesurfer dans ce périmètre. Inversement, certaines communes, comme Trouville par exemple, ont eu la bonne idée de mettre en place une zone de surf dans laquelle vous êtes tenu de pratiquer et où les MNS empêcheront les baigneurs et les nageurs de pénétrer.
-Les surfers, les bodyboarders et les paddlesurfers sont au même niveau de priorité.
- En tant que paddlesurfer, vous avez la priorité sur les windsurfers et les kitesurfers, ce qui signifie que si vous démarrer sur une vague déjà occupée par l'un d'entre eux, celui-ci doit sortir de la vague pour vous laisser évoluer.


Règles de priorités valables pour :
les surfers, les bodyboarders et les paddlesurfers.

1) UNE VAGUE , UN PRATIQUANT !
Si une vague est déjà occupée, vous ne devez en aucun cas essayer de démarrer sur celle-ci.


2) LE PRATIQUANT LE PLUS A L'INTERIEUR A LA PRIORITE AU TAKE OFF .
En cas de rame simultanée pour démarrer au pic, le pratiquant le plus près de la zone de déferlement est prioritaire : en regardant vers le large, le plus à gauche sur une gauche et le plus à droite sur une droite, et les autres pratiquants ne doivent pas tenter de partir sur cette vague.




DANS TOUS LES CAS, EVITER LA COLLISION,
en tenant compte des 3 situations suivantes :

1) Contournez la zone de descente !
Lorsque vous remonter la barre, ne vous planter pas devant celui qui surfe la vague . Il n'y a rien de plus irritant que de perdre une vague en essayant d' éviter quelqu'un… d'autant plus que rien n'indique que le rider en question sera capable, lui, de vous éviter !


2) Ecartez-vous !
Quand une vague arrive et que vous savez pertinemment que vous n'allez pas la prendre, ne restez pas devant ceux qui se démènent pour l'attraper : tout le monde va se freiner en catastrophe pour essayer de vous éviter et vous risquer de prendre un surfer de plein fouet.


3) Sortez de la vague !
Lorsque vous ramiez sur l'épaule pour faire votre take-off, vous n'avez peut-être pas aperçu un autre rider qui à démarré plus près du peak. Celui-ci est prioritaire : quittez immédiatement la vague, la prochaine sera pour vous !


Et pour terminer,

PADDLESURFER COOL MAIS PAS KOOK !
Votre type de planche vous permettant de partir sur les vagues du large bien avant la majorité des autres riders, ne pourrissez pas l'ambiance au peak, et faites preuve de courtoisie en laissant passer quelques belles séries pour les autres pratiquants qui sauront apprécier votre geste et vous le rendront bien.

FROID ET SOLEIL

LE FROID
Sur les côtes normandes, l'hiver peut être parfois rigoureux, avec des périodes pendant lesquelles les températures sont proches de 0°, une eau à moins de 10° et éventuellement de la neige. Dans ces conditions, vous avez de bonnes chances de paddlesurfer en petit comité, même si de très belles vagues déroulent parfaitement. Vous devez être en forme , motivé et protégé par une bonne combinaison car surfer en plein hiver est une épreuve physique. Équipez-vous d'une 5/3 mm, voire d'une 6/4 mm, de chaussons bien à votre pointure, de gants et d'une cagoule que vous choisirez bien souple. Attendez d'avoir digéré votre dernier repas, hydratez-vous et échauffez-vous avec soin avant de partir à l'eau. Lors de votre première chute, il se peut que vous ressentiez un mal de tête en barre au niveau du front : cette douleur, qui peut être intense, va s'atténuer après plusieurs immersions. Pour vous réchauffer, ramez, paddlesurfez mais ne restez pas statique à attendre les vagues. Vous devez sortir de l'eau avant de ressentir la fatigue et ne pas attendre de frissonner ou de vous engourdir : une session d'une heure semble être une durée raisonnable lors des plus grands froids.

L'EXOSTOSE
Si vous paddlesurfez régulièrement dans une eau à moins de 14° sans vous protéger les oreilles, l'action du froid et du vent vont irriter vos conduits auditifs externes, à un endroit ou la peau est très fine. La réaction de votre corps à ces agressions va être un développement de l'os sous-jacent qui va conduire à un rétrécissement du canal : c'est l'exostose. Elle apparaît en général après 5 années de pratique intensive et si vous êtes sujet à des otites externes à répétitions ou bien si vous avez régulièrement la sensation d'oreille bouchée après vos sessions, consultez un ORL. Si l'exostose n'en est pas à un stade avancé, la solution la plus simple est de porter des bouchons rigides que vous trouverez en pharmacie, ou bien les célèbres Doc's Earplugs bien connus des surfers, et de mettre une cagoule lors des plus grands froids. Si la gène est importante, le traitement est alors chirurgical et il vous faut savoir que l'intervention est délicate, se déroule sous anesthésie générale, et qu'elle doit être envisagée bien avant que le conduit ne soit totalement obstrué…Après l'opération, il vous faudra de plus patienter 2 mois avant de retourner à l'eau.

LE SOLEIL
En été, il est indispensable de se protéger du soleil lors d'une session de paddlesurf réalisé par beau temps. Il ne faut pas croire que seuls ceux qui bronzent sur la plage sont sujets aux coups de soleil. L'eau de mer est rafraîchissante mais ne préserve en aucun cas des UV et bien au contraire, elle réfléchit jusqu'à 30 °/° des rayonnements sur notre peau et cette réverbération explique que l'on peut ressortir d'une session complètement cramé ! Portez un lycra manche longue ou un shorty, mettez de la crème solaire waterproof d'indice élevé de manière homogène sur toutes les zones exposées, en les badigeonnant d'une couche épaisse et renouveler fréquemment les applications, toutes les deux heures au minimum.

PREPARATION

Le paddlesurf est un sport à part entière que l'on se doit d'aborder comme tel, en adoptant une bonne hygiène de vie, en suivant un minimum d'entraînement et en prenant soin de son matériel. Paddlesurfer une vague fait appel à des capacités de coordination et de réactivité car notre terrain de jeu est en mouvance perpétuelle, et on a donc tout intérêt à maîtriser parfaitement son corps pour s'adapter en permanence aux caprices de la vague.


LE MATERIEL
Si des conditions favorables sont prévues pour les jour suivants, n'attendez pas d'être sur le spot pour préparer ou régler votre matériel : il n'y rien de plus désagréable que de rater une session parce que la base de votre nouvel aileron est trop épaisse et ne rentre pas dans le boîtier de votre planche... La veille, assurez-vous que votre sac contient tous les accessoires nécessaires : une combinaison adaptée aux conditions météorologiques, éventuellement accompagnée d'un lycra, de bottillons, de gants et d'une cagoule, deux leashs suffisamment longs et solides par rapport à votre planche, votre casque si des vagues solides sont prévues, un ou deux pains de wax, une pagaie, des barres de céréales et une boisson énergétique, des bouchons d'oreilles si vous devez en porter, des genouillères type volley-ball si vous êtes un adepte de la rame à genoux. Vérifiez la quantité de wax étalée sur votre planche si elle n'est pas équipée de pads, quitte à en remettre quelques instants avant d'aller à l'eau, et assurez-vous du calage de votre aileron dans son boîtier. Si votre flotteur ne vous paraît pas suffisamment maniable, avancer votre aileron de quelques centimètres. Inversement, si votre planche manque de vitesse, reculez-le. De temps à autres, vérifier également l'usure de votre leash et de la cordelette qui le relie au plug.


L'ALIMENTATION
En tant que pratiquant amateur, pour qui le paddlesurf reste un loisir, vous devez tout simplement suivre les grands principes d'une alimentation équilibrée valables pour tout un chacun et consommer :
- des glucides, que vous trouverez dans le pain, les céréales, les féculents, les légumes secs ou encore les fruits, et qui doivent représenter 50 à 55 % de votre apport calorique quotidien. Vous devez en consommer à chaque repas et 5 fruits ou légumes sont recommandés par jour.
- des protéines, 15 à 20 %, se trouvent eux dans la viande, la volaille, le poisson ou les œufs et il est recommandé de consommer 3 produits laitiers par jour.
- des lipides, intervenant à hauteur de 30 %, que vous trouverez de préférence dans les huiles végétales d'olive ou de colza, ou bien les poissons tels le thon, la sardine ou le saumon, riches en acides gras insaturés et essentiels, plutôt que dans les graisses d'origine animale comme le beurre, les fromages ou la crème fraîche.
La veille de votre session, manger des sucres lents, comme des pâtes ou du riz, qui vont constituer la base de votre réserve énergétique. Le jour même, prenez un bon petit déjeuner
qui doit représenter _ de votre ration calorique journalière : un bol de thé, quelques tartines de pain beurrées, des céréales, deux fruits et vous serez d'attaque pour une bonne journée de paddlesurf ! Si vous pratiquez pendant une longue période, hydratez-vous régulièrement en buvant de l'eau et en limitant les boissons sucrées, et reprenez des forces lors d'une pause en consommant par exemple un banane, un yaourt ou une barre de céréales.


LE MENTAL
Certains disent que le meilleur entraînement pour le paddlesurf est encore…le paddlesurf ! Et s'il est vrai qu'il faut passer du temps sur sa planche pour acquérir de la technique et des automatismes, n'allez à l'eau que si vous en avez réellement envie et si vous vous sentez en forme. Trop paddlesurfer peut vous écœurer et freiner votre progression, et quand vous ne vous amusez plus sur l'eau, c'est qu'il est temps de faire un break. Par contre, si vous êtes réellement motivé, qu'importe la qualité des vagues : un bon paddlesurfer doit pouvoir assurer dans toutes les conditions et mieux vaut prendre 20 vagues moyennes dans des conditions médiocres que de rester statique à attendre une belle série qui ne rentrera que rarement. Malgré cela, ne restez pas trop longtemps dans l'eau et sortez avant de ressentir la fatigue : deux sessions d'une heure valent mieux que deux heures non-stop car vous profiterez de la pause pour récupérer et repartir de plus belle. Vous pouvez compléter votre entraînement en regardant un bon DVD afin de voir comment s'y prennent les experts : cela vous donnera des idées pour votre prochaine session ! Vous pouvez aussi vous faire filmer par un ami car on est souvent surpris par l'écart existant entre le roller fracassant que l'on avait eu l'impression d'envoyer et la manœuvre rendue en vidéo… Ces séquences de visionnage permettent de repérer ses défauts et de les corriger.


LA FORCE
Pas besoin de ressembler à Superman pour faire du paddlesurf : des gabarit fins et légers excellent dans cette pratique car une masse musculaire trop importante ne sert à rien sur les vague, si ce n'est vous rendre plus lourd et moins souple. Vous avez cependant intérêt à vous étoffer afin d'améliorer votre puissance de rame et la qualité de vos appuis dans les conditions clapoteuses. Vous vous musclez déjà en pratiquant et pour gagner en tonicité et diminuer le risque de blessure, on peut faire des exercices de résistance en effectuant des séries de pompes ou d'abdominaux. Soulever des haltères est aussi une solution efficace à condition de ne pas choisir des charges trop lourdes et de répéter le mouvement 8 à 15 fois sans ressentir de douleurs, pendant environ une demi-heure trois fois par semaine. Il faut muscler en priorité les épaules, sollicitées en permanence lors de la rame, renforcer aussi son dos et ses abdominaux pour prévenir et éviter les douleurs dorsales, et ne pas négliger les membres inférieurs qui vont devoir vous soutenir fermement lors d'un bottom turn ou d'un cutback appuyé par exemple et durant toute la session si vous pratiquer en position stand up !


L' ENDURANCE
Une session de paddlesurf demande des qualités d'endurance pour ramer et passer les vagues inlassablement. L'endurance se travaille en pratiquant une activité d'intensité moyenne pendant une longue durée ou sur de longues distances et en vous y astreignant, vous en tirerez rapidement le bénéfice de pouvoir prolonger de manière significative vos sessions parmi des surfeurs exténués…
- Nagez : être un bon nageur est un prérecquis à la pratique du paddlesurf et vous pouvez profiter de l'espace qu'offre l'océan pour faire des longueurs en longeant la côte lorsque la température de l'eau le permet. En hiver, un entraînement hebdomadaire en piscine est conseillé et vous développerez ainsi endurance et assurance dans l'eau sans votre planche.
- Ramez : pas besoin de vagues pour aller ramer et c'est un bonne alternative quand la mer est plate ! Vous pouvez utiliser votre planche habituelle ou bien investir dans un paddleboard qui vous permettra de couvrir de plus longues distances pour le même effort. La rame vous fera travailler votre endurance si vous pagayer à une allure constante, tandis que des changements de rythme permettront d'améliorer la force et l'explosivité , qualités essentielles pour regagner rapidement le line-up, assurer son take-off ou encore se tirer d'une situation délicate. N'oubliez pas que l'on passe plus de temps à ramer qu'à évoluer sur la vague…
- Courez : faites un jogging sur la plage ou des tours de piste au stade. Si vous n'aimez pas courir, marchez d'un bon pas ou bien enfourchez votre vélo et avalez quelques kilomètres : un effort quotidien de 30 minutes a des effets bénéfiques sur le système cardio-vasculaire.


LA SOUPLESSE
La souplesse fait partie des aptitude que doit développer tout paddlesurfer. Elle se travaille en faisant du stretching, c'est à dire des étirements que l'on pratiquera après la session ou encore après un petit échauffement, de préférence en fin de journée. Les mouvements doivent être réalisés doucement, sans à-coup et ne doivent en aucun cas être douloureux : maintenir la position au moins une vingtaine de secondes pour que l'étirement soit efficace et revenez lentement à la position initiale, en alternant le côté droit et le côté gauche. Effectué régulièrement, le stretching va vous permettre d'augmenter l'amplitude de vos mouvements et donc de vos figures en surf tout en préservant l'élasticité de vos muscles et de vos tendons. Le matin, on est généralement un peu rouillé et il faut se contenter d'assouplissements légers car on peut se blesser en forçant trop sur des muscles froids.


L'EQUILIBRE
C'est un aptitude primordiale afin de paddlesurfer en tombant le moins possible mais difficile à développer en situation car on ne passe en général que quelques secondes sur la vague. Au sec, le meilleur exercice pour améliorer son équilibre consiste à tenir sur une planche en bois posée sur un rouleau cylindrique, comme l'Indo Board par exemple. Cette méthode permet de travailler la coordination et la force des jambes, et de renforcer votre proprioception , c'est à dire votre faculté à réagir en ajustant au mieux vos contractions musculaires lors des manœuvres. Sur l'eau, le plus efficace pour travailler votre équilibre est de surfer quelques soient les conditions en variant les supports (shortboard, minimalibu, longboard) et d'optimiser son temps de surf en suivant chaque vague le plus loin possible jusqu'au bord.

PREVISIONS METEOS NORMANDES

Prévoir les vagues sur les plages normandes n'est pas un exercice aussi difficile qu'il n'y paraît. Il existe en effet de nombreuses sources d'information (Internet, Océan Surf Report, etc) permettant par recoupement de se faire une bonne idée des conditions de vagues depuis son bureau ! On peut commencer par consulter le célèbre site Winguru.com qui indique sur la plupart des spots normands les prévisions pour le vent, l'orientation de la houle, la taille des vagues ainsi que leur période, toutes les 3 heures. Ces données permettent de prévoir une évolution et si celle-ci se révèle favorable, on peut alors accéder au site Swell-line.com pour consulter les reports des bouées Manche situées en face de Cherbourg et de Dieppe et dont les données sont transmises par satellite à Internet afin de confirmer et d'affiner la prévision ou bien observer la mer grâce aux Webcams placées sur certains spots de la côte (Trouville, Etretat,…). Une autre possibilité est de téléphoner à l'Océan Surf Report (08 92 68 1 360) et de taper * 3 puis 3, 4 ou 5 pour écouter les bulletins journaliers et en temps réels des plages de Siouville, Etretat ou Dieppe et qui sont rédigés par des observateurs fiables. Dans tous les cas, les perturbations atlantiques ou les coups de vent de nord-est sont à l'origine des vagues déferlant en Normandie et l'on peut résumer la situation de la façon simplifiée suivante :

(NB : les spots cités ci-dessous ne le sont qu'à titre indicatif)



Vagues crées par une dépression venant de l'Atlantique :



Jour 1 : Il fait beau sur la Normandie car le temps est anticyclonique mais une perturbation s'approche par l'ouest au large de la Bretagne. Le vent est quasi nul et les spots situées sur la façade ouest du Cotentin comme le Rozel ou Sciotot reçoivent alors des vagues propres et espacées très propices à la pratique du paddlesurf. Si la houle, orientée pile à l'ouest, est suffisamment grosse et présente une bonne période, elle va diffracter en Manche Est et déferler de manière atténuée sur les spots allant de Franceville au Tréport. Par exemple, si la bouée Cherbourg indique 2 m avec 8 secondes de période, les vagues déferleront 4 heures plus tard aux environs de 1 m sur la plage de Trouville à marée haute et à une taille approximative de 1 m 20 à mi-marée sur les spots situés aux alentours d'Etretat.



Jour 2 : la perturbation touche maintenant les côtes du Cotentin : la pluie commence à tomber, le vent est orienté au sud et se renforce, dégradant les séries sauf sur les spots relativement protégés comme Siouville où le vent offshore peut faire se lever de belles vagues. Coté Manche Est, le vent de sud est moins fort et le swell est petit mais commence à augmenter régulièrement.



Jour 3 : le vent est passé au secteur sud-ouest et souffle fort : la côte ouest du Cotentin sature de houle, rendant les plages impropres à la pratique du paddlesurf. Il est alors temps de se diriger vers les spots de repli de la côte nord comme l'anse du Brick ou Collignon. Poussée par un souffle de sud-ouest, la houle rentre maintenant en Manche Est et les spots les plus exposés au swell et les mieux protégés du vent comme par exemple Trouville, Etretat ou encore Yport fonctionnent au mieux avec des séries pouvant atteindre 1 m 50 ou plus.



Jour 4 : rendu au secteur ouest, le vent est devenu onshore sur la côte ouest du Cotentin ou les conditions sont médiocres. Idem pour de nombreux spots situés en Manche Est et il faut alors chercher un spot bien orienté comme Urville-Nacqueville si la houle est grosse ou bien Pourville qui, entouré de falaises, peut présenter des vagues de bonne qualité.



Jour 5 : ciel de traîne et vent de nord-ouest qui est en train de mollir font qu'il y a maintenant de belles éclaircies. La houle est toujours présente mais va faiblir au fur et à mesure que le vent va tomber. Pendant quelques heures, il y a alors un bon coup à jouer sur de nombreuses plages comme celle du Havre par exemple ou le vent peut être side-shore s'il prend une légère dominante nord.



Vagues crées par le vent de nord-est :

Le vent de nord-est, thermique ou plus rarement dépressionnaire, souffle en général entre 3 et 7 Beaufort pendant 2 à 3 jours et selon sa force, il peut lever des vagues comprises entre 1 et 2 mètres. Celui-ci est malheureusement onshore sur la majorité des plages exposées et sauf s'il est relativement faible, mieux vaut tenter sa chance sur des spots bien orientés comme les Petites Dalles ou encore Grandcamp. Sinon, il faut attendre que le vent se calme comme c'est souvent le cas en soirée.



Sites météorologiques :

www.windguru.com, très bien pour se faire une idée précise de l'évolution des conditions.

www.swell-line.com, pour connaître la hauteur de la houle pratiquement en temps réel.

SPOTS NORMANDS

L'un des grands avantages du paddlesurf est de pouvoir être pratiqué dans des vagues de 50 cm même peu puissantes comme dans des séries tubulaires avoisinant les 2 m. ..Avec ses 550 km de côtes au profils bien distincts, la Normandie possède une multitude de spots. Les vagues sont bien sur différentes d'un département à l'autre et on choisira avec soin son lieu de pratique en fonction de son niveau. La liste ci-dessous n'est pas exhaustive et on pourra trouver d'autres pics intéressants à proximité des vagues décrites.
GENERAL :
Les côtes de la Manche allant du Tréport à Granville présentent des vagues qui manquent un peu de régularité et de puissance mais le panorama y est parfois grandiose. C'est la région la plus proche de Paris et la plupart des spots fonctionnent par régime dépressionnaire et houle d'ouest. La zone de surf la plus consistante est la partie nord du Cotentin qui attrape toutes les houles, tandis que les autres spots marchent surtout avec les tempêtes de sud-ouest. Cela peut aussi fonctionner par houle résiduelle après un coup de vent de nord-ouest ou un thermique de nord-est. L automne et l'hiver sont les meilleures périodes mais l'eau peut descendre aux alentours de 7-8 degrés en Janvier et Février. Attention aussi aux grands coefficients de marée qui peuvent engendrer des courants assez forts et vous obliger parfois à une bonne marche à marée basse.
HAUTE-NORMANDIE :
Au sud de la baie de Somme, et située à la limite de la Normandie, on trouve la plage de galets de Mers-les-Bains, voisine de celle du Tréport, et qui ne fonctionne correctement que par grosse houle d'ouest-sud-ouest. Si les conditions sont plus modestes, on peut tenter le coup à Ault quelques kilomètres plus au nord , un spot qui choppe un peu plus de houle mais qui supporte moins bien le vent. A Dieppe, les vagues cassent à marée haute, sur le côté est de la gare maritime, à l'abri des vents d'ouest mais la mise à l'eau par les blocs de béton est dangereuse et si on ne le sent pas, mieux vaut se rendre à Berneval et y attendre la marée descendante. Inversement, par fort vent de nord-est, cela peut bien rentrer derrière la digue sud à mi-marée, même si l'eau peut se révéler douteuse aux environs du port. A quelques encablures de Dieppe se trouve Pourville et cette plage de galets peut marcher terrible par vent d'ouest-sud-ouest car le spot est bien protégé par les falaises du Cap d'Ailly. En direction de Saint-Valéry-en-Caux, il a des vagues à Quiberville et Saint-Aubin mais ça manque un peu de puissance sur ces grandes plages de sable où le fond remonte doucement et mieux vaut se mettre à l'eau au début de la descendante. Près de Fécamp, le site des Petites Dalles devient un spot de paddlesurf plus que correct à mi-marée grâce au haut-fond rocheux qui peut lever de belles séries. Favorable par houle et vent de sud-ouest mais aussi de nord-est. A Fécamp même, on trouve des vagues sur une longue dalle rocheuse au sud de la plage, à gauche du casino. Des gauches qui déferlent joliment à mi-marée les jours de houle sans trop de vent de sud-ouest. La plage d'Yport accueille une des plus belles vagues de Normandie: une longue gauche déroule sur des fonds rocheux au pied d'une falaise qui protège le spot des vents de sud-ouest et ça fonctionne aussi à marée haute. Attention à la dalle et au courant les jours de gros. Juste à côté, derrière la pointe du Chicard, la petite plage de Vaucottes est encastrée entre les falaises. La houle bute sur une dalle de roche et les gauches sont régulières mais manquent parfois de punch. A Etretat, le spot le plus célèbre de Haute-Normandie, la gauche déferle à mi-marée prés de l'Aiguille Creuse dans un cadre grandiose et il a parfois moyen de partir en droite. Gaffe au shore-break sur les galets mais surtout à la surpopulation les week-ends de petites vagues, le mieux étant de découvrir Etretat un jour de semaine avec seulement quelques personnes à l'eau. Quelques kilomètres au sud, la plage de sable d'Antifer peut être une bonne option à mi-marée par vent onshore d'ouest car celui-ci a tendance à rebondir sur la falaise. Proche du Havre, la plage de galets de Sainte-Adresse est un beachbreak protégé des vents du nord par le Cap de la Hève et où déroulent des gauches dans une eau parfois de mauvaise qualité.

CALVADOS :
Le spot de Trouville sur mer offre un pic droite-gauche par vent de sud et à mi-marée sur les bancs de sable de l'estuaire de la Touques. C'est un peu mou mais lisse et ordonné grâce au courant du fleuve. A marée haute, un beachbreak plus puissant et tubulaire casse en face de l'Aquarium, avec surtout des droites qui sont bien protégées du vent de sud-ouest par le port. C'est le meilleur spot du Calvados et le shorebreak est parfois carton à marée haute. Ca rentre aussi sur la plage voisine de Deauville, en face de la piscine, pas très loin de la digue des marinas mais il y a du courant latéral et c'est un peu brouillon. Conditions identiques à Blonville sur mer en face de la digue. Du côté de Cabourg, qui se trouve à la croisée des chemins des houles d'ouest et de nord, les vagues ne sont jamais très grosses mais on peut y trouver des séries correctes après un coup de thermique de nord-est, lequel rentre bien sur cette plage. Par houle d'ouest, Houlgate, située de l'autre côté de la Dives, est un peu mieux lotie et les bancs de sable de Franceville peuvent améliorer les conditions à marée haute. A Colleville, spot réputé pour son fort thermique onshore, il y reste des vagues intéressantes lorsque celui-ci s'est calmé. On trouve le même type de conditions sur la plage de Courseulles et de Luc sur Mer, avec parfois de belles lignes près de la jetée et quelquefois des vagues par vent d'ouest. Les plages du Débarquement ne marchent que si un fond de houle de nord est présent sur la Manche. C'est rare mais dans ce cas ou après un coup de vent de nord-est, cela peut être bon à mi-marée sur la dalle de Criqueville située à quelques kilomètres à l'ouest de Grandcamp, ou encore sur les plages du côté de Port-en-Bessin.

MANCHE :
L'anse du Brick est l'un des spots de repli incontournable lorsque la côte ouest sature de houle et de vent de sud-ouest. La baie est très sympa mais pas très large et ça bataille vite au pic pour la priorité. Près du port de Cherbourg, Collignon est une gauche magnifique qui ne fonctionne que quelques jours par an. La zone de take-off est de plus très restreinte et on veillera à ne pas dropper les autres pratiquants. Quelques kilomètres plus à l'ouest, la plage d'Urville-Nacqueville est abritée par le Cap de la Hague et ce spot fonctionne uniquement par grosse houle d'ouest-nord-ouest. On trouve à Vauville la plage exposée ouest la plus proche de Cherbourg. De bonnes vagues donc mais des séries parfois brouillonnes à cause du courant. 15 kilomètres plus au sud, Siouville est un beachbreak réputé qui reçoit la moindre houle d'ouest. Des pics un peu partout sur cette longue plage mais qui ont parfois tendance à fermer trop vite. A Sciotot, la longue plage de sable est orientée ouest et reçoit bien le swell mais ne supporte pas le vent de sud-ouest qui souffle assez fréquemment. Le Rozel est le meilleur spot du Cotentin à condition que le vent soit insignifiant et y trouve alors des pics droite-gauche qui déferlent avec régularité et qui peuvent atteindre les 2 m 50.Au sud du Rozel, la houle rentre très correctement sur des plages peu fréquentées comme Hatainville ou Bobigny mais attention aux courants par forts coefficients de marée. Encore des vagues à Carteret sur des bancs de sable et des spots aussi près de Carolles, situé au sud de Granville, mais qui marchent moins fréquemment car ils nécessitent un swell d'ouest-nord-ouest.

Les amateurs de paddlesurf en eau douce pourront aussi tenter leur chance pendant les grandes marées sur les mascarets de la Sées et de la Sélune, dans la baie du Mont Saint-Michel . Choisissez une portion rectiligne de rivière, attendez l'onde près de l'une de deux berges pour optimisez vos chances de take off car il n'y en aura qu'un, soyez prêt à partager votre ride avec les kayakistes des clubs locaux et n'oubliez pas de quitter la vague avant le premier virage si vous ne voulez pas finir le nez dans la tangue : le mascaret va tout droit et ne sait pas qu'il faut tourner dans les méandres !

PADDLESURF A TROUVILLE SUR MER


Située à l'extrémité est du Calvados, la plage de Trouville sur mer reçoit surtout la houle d'ouest qui se forme en Manche lors du passage d'une perturbation, mais aussi dans une moindre mesure, le swell généré par le vent de nord-est, soit entre 50 et 100 jours de vagues paddlesurfables par an si vous êtes à l'affût des conditions météo.

Surfé depuis le début des années 80, c'est le spot le plus consistant de la région. Les vagues y sont plus puissantes à marée haute, plus longues à mi-marée, et les séries qui déferlent par houle d'ouest à Trouville sur mer sur les spots du Phare ou de l' Aquarium sont bien plus lisses et bien plus régulières que sur les plages voisines, la construction de Port-Deauville ayant eu pour conséquence de repousser au large le courant latéral qui défigure les vagues et de protéger ces spots des vents de Sud-Ouest !

Côté combinaison, si un shorty peut suffire en été, une intégrale 5/3 mm est indispensable en hiver, éventuellement complétée par une cagoule, des gants et des bottillons pour les sessions les plus froides.

L'Océan Surf Report ( 08 92 68 1 360 puis * 3 4 ) établit chaque jour un bulletin météo qui indique pratiquement en temps réel la taille des vagues, la direction et la force du vent sur Manche Est, mais aussi des prévisions à deux jours. Une webcam ( www.trouville.fr ) installée sur le toit de la piscine permet de se faire une idée un peu plus précise des conditions.

Le surf-shop NorthShore ( 02 31 88 99 94 ) , qui a ouvert ses portes en 2006, propose du matériel en location et des cours pour débuter ou progresser, tandis que la marque de surfwear Northmen y avait ses bureaux à deux pas des vagues il y a encore quelques temps.

Le Surfing Trouville Club ( 06 78 95 63 38 ), qui a vu le jour en mai 2007, propose des entraînements et la licence de la Fédération Française de Surf à ses adhérents, organise chaque année des étapes de la Coupe de Normandie de longboard et accueille la Fête du Surf en collaboration avec le magasin NorthShore. La dernière en date a eu lieu le 21 juin 2009 et une trentaine de pratiquants en tout genre se sont relayés sur les vagues trouvillaises ce jour là.

Le spot ne compte actuellement que quelques paddlesurfers ( François Briard, Fabrice Scolan, Steve Lener, Thibauld Régent, Emmanuel Boisbourdain et Maud Briard pour ne citer que les plus assidus... ) mais il n'est pas rare d'y croiser une bonne vingtaine de surfers de tous âges et de tous niveaux, et ce quelque soit la saison. L'atmosphère au line up est plutôt détendue et à condition de respecter la règle de priorité (une vague, un rider ! ) et de ne pas pourrir l'ambiance au peak en shootant avec votre pagaie et votre grosse planche toutes les séries qui rentrent sur le spot, vous serez bien accueilli par les surfers locaux .

En été, la portion de plage située entre la jetée et le poste de secours est réservée à la pratique du surf et donc du paddlesurf !

LA JETEE
Près de la jetée en bois, ce spot fonctionne par houle et vent de nord-est, entre mi-marée et marée haute. Les vagues ne sont pas toujours très espacées mais déroulent correctement. La gauche est plus rapide et plus creuse que la droite et il peut y avoir de bons pics, qui sont parfois surprenants par leur taille pour cette orientation ! Attention, on y paddlesurfe à quelques dizaines de mètres seulement des enrochements qui sont là pour canaliser la Touques et le courant tire vers le fleuve. Lorsque le vent de nord-est est sensible, il y a du clapot au line up et on pourra laisser passer les premières vagues d' une série afin de bénéficier d'un plan d'eau un peu plus lisse.

LE PHARE :
Ce spot fonctionne par houle d'ouest et vent de sud, des peaks droite-gauche se formant sur les bancs de sable de l'estuaire de la Touques à mi-marée descendante. Les vagues ne sont pas très puissantes mais lisses et ordonnées grâce au courant du fleuve et donc idéales pour paddlesurfer. Si la houle possède une bonne période, cela peut faire un joli mètre même si le Surf Report n'annonce que 50 à 80 centimètres… Par bon swell, la droite est en général moins tendue que la gauche, laquelle peut être longue et régulière. Les séries déferlent parfois à marée haute les jours de gros et peuvent alors connecter avec la vague de l'Aquarium. A oublier par vent on-shore.

L'AQUARIUM
Par vent de sud-ouest et à marée haute, c'est un beachbreak assez puissant et parfois tubulaire ( on y a vu des planches pliées…) où l'on trouve plutôt des droites que des gauches. Elles peuvent faire 1 m 50 glassy les bons jours car elles sont bien protégées du vent par le port. Le line up est relativement restreint, parfois fréquenté et dans ce cas, soyez prudent lors du take off et regardez attentivement autour de vous afin de ne pas dropper un autre pratiquant. C'est la vague la plus punchy du Calvados et il faut se méfier de la fin du ride en bord de plage car le shorebreak peut y être carton. Ce spot fonctionne aussi par vent d'ouest : les vagues sont alors moins régulières mais il y a encore de bonnes séries à sélectionner!

LA TOUR
A l' est de la plage centrale, pas très loin de la digue, ce spot situé entre la tour Malakoff et l'hôtel des Roches Noires s'active à marée haute par houle d'ouest. Peu fréquenté, la vague n'y déroule pas aussi régulièrement qu' au Phare ou à l'Aquarium mais le peak peut y être solide par bon swell et il faudra être vigilant lors du take off sur cette épaule massive et ronde. Tout près de la digue, on trouve aussi des vagues de bonnes taille mais avec beaucoup de backwash et des séries qui sont parfois très confuses.

LES ROCHES NOIRES
On y trouve des séries de qualité moyenne mais qui sont amplifiées par le backwash de la digue par houle d'ouest. Elles déferlent alors sur la petite plage du centre nautique, à mi-marée ou encore à marée haute, sauf si le coefficient est trop important et auquel cas la vague ferme trop vite pour pouvoir y évoluer. Les bons jours, certaines droites ouvrent convenablement et finissent parfois leur course au pied de la digue. Quand à la gauche, elle est souvent plus irrégulière et manque d'ouverture. Ce spot est maintenant peu fréquenté alors qu' il fut prisé il y a quelques années : comme il est bordé par des falaises, il supporte donc relativement bien le vent on-shore que l'on peut rencontrer en fin de dépression. Attention à l'enrochement situé à une trentaine de mètres à l'est du centre nautique.

SPOTS DE FRANCE ET D' AILLEURS

Les côtes normandes ne sont bien évidemment pas les seuls endroits de France qui présentent des conditions favorables pour la pratique du paddlesurf, toutes les régions maritimes recevant des vagues en fonction de spécificités locales. Vous trouverez ci-dessous des informations concernant les principaux spots français paddlesurfables de Dunkerque à Bonifacio, et sur lesquels vous croiserez parfois de nombreux autres pratiquants : surfers, bodyboarders, kayak-surfers…
alors n'oubliez pas qu'il existe d'autres vagues intéressantes à proximité !

PAS-DE-CALAIS
On trouve de bonnes conditions sur la plage de sable de Wimereux par houle de sud-ouest mais il faut éviter la marée haute car les vagues déferlent alors contre la digue. Quelques kilomètres plus au nord, le reef de la Pointe aux Oies peut être une bonne option à condition que le vent soit insignifiant. Ca rentre aussi sur la plage de Wissant mais il y a du courant latéral et le vent de sud-ouest peut être fort : mieux vaut dans ce cas prendre la direction du Cap Gris-Nez où déferlent de belles séries sur un fond rocheux par grosse houle. A Calais ou Dunkerque, cela fonctionne lorsque la Mer du Nord est agitée après un coup de vent de nord-est. Plus au sud, parfois des vagues sur les longues plages de sable proches de Berck et du Touquet : elles présentent des conditions similaires et s'activent par houle d'ouest.

SOMME
On trouve des vagues à Fort-Mahon-Plage, avec des conditions identiques à celles rencontrées du côté de Berck. A la frontière sud du département, ça peut rentrer correctement par grosse houle sur le spot abrité de Mers-les-Bains mais si cela manque de consistance, mieux vaut tenter sa chance quelques kilomètres au nord du côté d'Ault.

ILLE-ET-VILAINE
Le spot de Saint-Malo se paddlesurfe par coup de vent de sud-ouest, lorsque les séries se forment près de l'épi de la Hoguette.

CÔTES-D'ARMOR
Il y a des vagues assez creuses qui déferlent sur la plage des Longchamps à Saint-Lunaire et ça peut-être bon sur le pic de la Garde-Guérin ou sur la droite de la Dame-Jouanne. Quelques kilomètres plus à l'ouest, le Cap Fréhel offre un superbe point de vue pour checker les spots aux alentours, comme Plévenon par exemple, et ça rentre bien du côté de Pléhérel ou de la Grève d'en Bas. A Perros-Guirrec, vous trouverez par baston d'ouest des vagues sur la plage de Trestraou et si vous en voulez plus, rendez-vous sur la belle droite de Pors Nevez. Des vagues aussi du côté de Beg Leguer, près de la rivière du même nom, et aux environs de Locquirec, de nombreux spots protégés du vent qui s'activent par tempête de sud-ouest comme Pors-Ar-Villec, Moulin de la Rive ou encore Poul Rodou.

FINISTERE
A quelques encablures de Saint-Pol-de Léon, on trouve la plage de sable du Dossen. Les vagues y sont plutôt molles et ventées par sud-ouest mais il y a moyen de faire de bonnes longueurs. Si vous souhaitez plus de puissance, allez voir le reef de la Mauvaise Grève ou bien la droite de l'Ile de Sieck mais attention aux rochers ! A Boutrouilles, ça rentre mieux à marée haute sur de bons bancs de sable et dans une ambiance détendue. Plus à l'ouest, les vagues sont un peu molles sur le spot de Penfoul : cherchez plutôt les reefs voisins comme la Chapelle, le Greb ou encore le Triangle, et ce bien que la mise à l'eau soit parfois délicate. Près du Conquet, la baie des Blancs-Sablons propose un beach break proche du bord et qui a malheureusement tendance à fermer rapidement alors que la plage de Porsmillin offre des gauches relativement protégées du vent d'ouest. A quelques kilomètres de Brest, on trouve le spot du Petit Minou qui fonctionne bien à marée basse mais le week-end, c'est la Chine et mieux vaut tenter sa chance du côté de Déolen ou Talbosc bien que ça puisse fermer d'un coup. A partir de Crozon, la houle atlantique orientée ouest devient plus massive que sur la côte Nord de la Bretagne et les conditions deviennent alors optimales par vent d'est faible. La plage de la Palue est le spot le plus consistant et le plus populaire de la Presqu'île et il fonctionne au mieux à marée haute. Les conditions peuvent y être vraiment solides ! Idem à marée basse sur Lostmarch un peu plus au nord, ou ça peut rentrer jusqu'à 3 mètres. De nombreux autres spots aux alentours : le beach break de l'Anse de Pen-Hat ou il faudra faire attention aux courants, la belle et longue droite de la Pointe de Dinan, un superbe spot sur lequel il faut se méfier de quelques rochers par petit swell, les plages de sable de Goulien ou encore de Kerloch, laquelle s'active par bonne houle ou encore le spot de gros du Cap de la Chèvre, une petite baie difficilement accessible au pied de hautes falaises et qui offre de solides droites à charger. En direction de Douarnenez, on trouve des vagues convenables sur la plage de Pors-Ar-Vag. Ca rentre aussi sur le spot de repli du Ris, qui est bien protégé des vents de sud-ouest, mais les vagues n'y sont pas très puissantes. A Douarnenez même, la Pointe de Leydé ou des Roches Blanches fonctionne par grosse houle d'ouest : une belle gauche qui est bien protégé des vents de sud-ouest mais gaffe, ça déroule au ras des cailloux alors ne ratez pas votre take off ! En route pour le spot de la Baie des Trépassés : un beach break qui fonctionne au mieux à marée basse, surtout par petites conditions et où les vagues peuvent être très longues. Plus au nord, quelques spots méconnus se cachent dans la réserve du Cap Sizun, comme Pors Théolen ou encore Pors Péron, et qui possèdent des vagues correctes dans une eau de très bonne qualité. Au sud de la Pointe du Raz, on trouve le spot de Saint-Tugen qui offre des tubes caverneux à marée basse pourvu qu'il ait de la taille. Près de la Pointe de Lervilly, la longue droite de l'Ile aux Vaches casse sur du reef et il vaut mieux bien étudier le spot avant de se mettre à l'eau. En face d'Audierne, un peak droite-gauche déferle au large par grosse houle sur le récif dit de la Gamelle. Près de Plouhinec, la houle rentre bien sur la plage de Gwendrez et ses alentours mais il faudra se contenter de paddlesurfer dans des swells modestes car cela ferme vite passé une certaine taille. Tout au sud de la baie d'Audierne, nous voilà sur le célèbre spot de la Torche, très fréquenté le week-end : une belle droite facilement accessible grâce au courant qui fait l'ascenseur et permet de remonter au pic sans effort même par bonne houle. Si vous n'aimez pas la foule, vous pouvez toujours pagayez vers le nord jusqu'à la chapelle de Tronöen et y paddlesurfer la vague du même nom. A gauche de la Pointe, on peut aussi pratiquer dans l'Anse de Pors-Carn sur un beach break à marée basse ou bien sur la droite qui déferle à marée haute au-dessus des cailloux. Par grosse houle de sud-ouest, on trouve parfois des vagues du côté de Lesconil ou Bénodet mais c'est rare !

MORBIHAN
A la frontière nord du département, cela rentre parfois sur la plage de Clohars-Carnöet, laquelle renferme des vagues tranquilles avec peu de monde. A Guidel, on trouve des conditions plus consistantes, comme sur la plage du Loch, qui est assez fréquenté ou celle de Fort-Bloqué, plus paisible. A marée haute, de bonnes conditions aussi sur les reefs de Maéva ou des Moules. Un peu plus au sud, la droite des Kaolins ne marche pas souvent mais si c'est le cas, soyez vigilant lors du take off : peu d'eau, vague rapide et tube fréquent ! A marée basse, il y a de longues séries qui cassent sur la Pointe du Courégan mais il faudra pagayer une bonne quinzaine de minutes avant de l'atteindre. Si ça sature sur cette partie de la côte, vous trouverez le spot de repli à Larmor-Plage, plus précisément à Thoulars. Des vagues un peu molles sur la presqu'Ile de Gâvres, les plus consistantes sur la plage de Linès, tandis que la Grande Plage, elle, supporte mieux les vents d'ouest. Beaucoup de courant et donc vent off shore obligatoire pour que le spot d'Etel présente des vagues paddlesurfables : elles sont alors rapides et tubulaires. A marée haute, on trouve pleins de beachbreak différents entre Kerhillio et Penthièvre, mais les meilleures séries rentrent à Sainte-Barbe et aux Crevettes. Des vagues très consistantes sur les plages de la Presqu'ile de Quiberon à marée basse : Port-Blanc, assez bien abrité par des falaises, Port-Rhu, une gauche puissante, et Port-Bara, plus accessible et donc plus fréquentée. En cas de baston d'ouest et donc de gros swell, vous trouverez le spot de repli sur la Grande Plage abritée de Quiberon. Prendre le bateau pour Belle-Ile est une bonne idée car ça rentre souvent par houle d'ouest sur le spot des Donnants et il y a d'autres plages orientées différemment comme Port-An-Dro ou Herlin.

LOIRE-ATLANTIQUE
Du côté de Batz-sur-mer, on trouve des droites sur le spot de la Govelle, un reef recouvert de moules qui se paddlesurfe uniquement à marée haute. A l'entrée de l'estuaire de la Loire, checkez à Sainte-Marguerite la tranquille droite du Grand Trait à marée haute, sinon, essayer la plage de la Courance ou peuvent déferler des vagues de qualité moyenne et de toute façon proches du bord. De l'autre côté de l'estuaire, ça rentre convenablement sur les plages de Saint-Brévin comme celle des Rochelets ou encore de l'Hermitage mais la qualité de l'eau n'est pas terrible et ça ferme assez souvent. Plus au sud, on trouve aussi de petites séries à Tharon Plage aussi mieux vaut-il tenter sa chance à mi-marée sur un des reefs situés entre la pointe Saint-Gildas et Préfailles. Attention aux rochers !

VENDEE
A la frontière nord du département, la houle rentre mal sur les plages comme celles de l'île de Noirmoutier ou de Saint-Jean-de Monts, la faute à un plateau continental élevé qui filtre le swell et pour trouver de bonnes conditions, il faut pousser jusqu'à Saint-Gilles-Croix-de Vie, une plage de sable qui offre des conditions plus consistantes. Le spot est relativement fréquenté et le remblai crée du backwash à marée haute. Un peu plus au sud, vous trouverez le réputé spot de la Sauzaie, lequel attire et maximalise la moindre houle à marée haute. La vague est un peak gauche-droite fréquenté, creux, déroulant sur une dalle rocheuse et finissant sa course au pied d'une falaise. Heureusement, on peut se mettre à l'eau sur une petite plage de sable qui donne aussi accès à Killer, un reef peu profond situé à une centaine de mètres plus au nord et qui déferle en droites. Direction ensuite la longue plage des Dunes pour du paddlesurf dans des séries plus cools sur un fond sablonneux. Au coeur de la forêt d'Olonne, les spots de Sauveterre sont au nombre de 3 : un beach break et deux reefs de droites, le tranquille pic du Phoque et le plus technique Pic du Large, que l'on atteint comme son nom l'indique après une rame d'une dizaine de minutes. Longue aussi est la rame à partir du village de la Chaume pour rejoindre à marée haute le spot de l'Aubraie mais cela vaut le coup si on aime les gauches creuses. Dans la Baie des Sables d'Olonne, les vagues sont courtes et ouvrent mieux dans la partie sud, à Tanchet. On peut aussi surfer au milieu de la grande plage, ou ça ferme plus souvent, ou bien utiliser la partie nord comme spot de repli par fort vent d'ouest. En direction de Jard-sur-Mer, vous trouverez quelques jolies vagues qui s'activent par bonne houle, comme les gauches de la Mine ou la droite de Ragounite. On trouve sur la commune des Conches le spot de Bud-Bud. Les vagues y sont puissantes à mi-marée et rappellent celles des Landes les bons jours, aussi ne soyez pas surpris d'y trouver bon nombre d'autres pratiquants. La Terrière, quelques kilomètres plus au sud, est un option plus tranquille mais toutefois consistante. A la Tranche-sur-Mer, le spot du Phare est parcouru par de longues droites faciles qui déferlent autour de la pointe, et qui sont meilleures à marée haute, lorsque la dalle rocheuse est totalement recouverte. Ca fonctionne aussi à mi-marée sur les pics du large mais il faut pagayer un bon moment avant d'atteindre le line up et il y a du jus qui décale les séries! En direction du centre-ville, on trouve aussi des vagues plus petites sur la plage des Générelles et les jours de tempêtes, allez checker le spot de repli de l'Embarcadère.

CHARENTE-MARITIME
Sur l'île de Ré, on trouve au nord des gauches de qualité sur le spot rocheux du Lizay, pas très loin de phare des Baleines, et que l'on paddlesurfera à marée haute. Plus au sud, la Couarde-en Ré possède la vague la plus creuse de l'île mais il faut une houle consistante d'ouest pour qu'elle fonctionne. Sinon, on peut tenter sa chance du côté du polyvalent spot des Grenettes. Sur Oléron, à marée basse, la pointe de Chassiron est le meilleur spot de l'île : des cailloux partout, pas mal de courant mais heureusement de bonnes gauches qui rentrent souvent. Diverses vagues du côté des Huttes où vous trouverez sans difficulté un pic à exploiter par houle de nord-ouest. Plus au sud, le spot fréquenté des Allassins reçoit aussi des séries sympathiques et il y a de la place pour tout le monde. Idem pour la grande plage de Saint-Trojan où on évitera la partie sud pour cause de courants. En cas de tempête, si la côte ouest sature de houle, vous trouverez les spots de repli et leurs longues gauches du coté de Saint-Denis et des Boulassiers à marée haute. Retour sur le continent pour 15 kilomètres de beach break sur la Côte Sauvage. Beaucoup de pics donc mais pas très puissants sauf si c'est offshore, et du courant aux pointes Espagnoles et de la Courbre . On trouve des spots de repli du côté de Royan en cas de gros swell ou de vent trop fort : checker la plage de Pontaillac ou les criques de Nauzan et Suzac dans lesquelles vous pouvez tomber sur des droites intéressantes.

GIRONDE
Près de l'estuaire de la Gironde, le spot du Verdon ne fonctionne que par grosse houle à marée haute, de même que celui de Soulac quelques kilomètres plus au sud. A Montalivet ou au Gurp, les vagues rentrent mieux, de belles gauches en général, et l'accès à l'océan est facile. Direction Hourtin-Plage où ça déroule bien et où le spot est fréquenté mais ce n'est rien en comparaison de Lacanau où les glisseurs en tous genre venant de Bordeaux se retrouvent sur le front de mer pour checker des conditions souvent consistantes. Si c'est vraiment la Chine, allez jeter un coup d'œil du côté de Carcans où vous trouverez aussi de bons murs à manœuvres. En direction du Cap Ferret, quelques plages un peu plus tranquilles comme le Truc Vert ou le Grand Crohot avec de bonnes séries entre les baînes. Au Cap Ferret même, une bonne session dans des droites creuses si le swell vient du nord-ouest et s'enroule autour de la Pointe mais attention au courant qui décale et qui sort du Bassin d'Arcachon à marée descendante. Plus au sud, la Salie est facilement reconnaissable à son wharf et à la pollution qui y règne et mieux vaut passer la frontière du département et pousser jusqu'à Biscarosse et ses vagues plus… propres !

LES LANDES
A Mimizan, la rivière peut créer de bons bancs de sable et le line up est généralement peu fréquenté. En direction d'Hossegor, pleins de spots valables comme Contis-les-Bains, Saint-Girons ou encore le Vieux-Boucau. Hossegor est réputé pour ses tubes et les vagues peuvent y être vraiment puissantes. Plusieurs spots raisonnables au nord de la ville, comme Seignosse-le-Penon à marée haute et son parking facile, les Bourdaines où vous profiterez d'un channel pour rejoindre un peak consistant et les Estagnots, plus solide mais avec aussi plus de jus. Faîtes vraiment attention au shore break carton et aux tubes caverneux de la Gravière car il y a de quoi casser sa planche en deux et si vous aimez le gros et les droites, ramez jusqu'à l'Epi Nord, une vague qui déferle au large par gros swell. La Sud, elle, peut servir de spot de repli à marée basse uniquement. A Capbreton, on retrouve des conditions plus abordables entre les jetées et la meilleure vague se trouve sur le fréquenté spot de la Piste, où ça casse en droite tubulaire en face des blockhaus à marée basse. Deux derniers spots avant le Pays Basque : Labenne, accessible sauf à marée haute car le shorebreak est du genre machine à laver, et Tarnos, où la longue et puissante gauche du Boucau déferle régulièrement au dessus d'une dangereuse épave. Pour les amateurs de mascaret, rendez-vous en Septembre-Octobre sur la Dordogne à Saint-Pardon, 5 h 30 après la marée basse et par fort coefficient. Si vous ne ratez pas le take off, c'est peut-être parti pour 10 minutes de ride !

PYRENNEES-ATLANTIQUES
A l'embouchure de l'Adour, il y a de bonnes gauches protégées des vents de sud ou de nord sur le spot de la Barre mais l'eau est polluée. De l'autre côté de la digue, on trouve la plage des Cavaliers. Si c'est flat sur les autres plages d'Anglet, il se peut que ça rentre ici et comme les vagues y sont comparables à celle d'Hossegor, il y a toujours du monde au pic. En direction de Biarritz, plein de spots avec des vagues sympas entre les jetées comme la Madrague, les Corsaires, Marinella ou encore les Sables d'Or. Sous la falaise dominée par le phare de la pointe Saint-Martin, la longue gauche du VVF peut dérouler si la houle est suffisamment grosse. Sur la Grande Plage de Biarritz, les vagues rentrent moins bien qu'à Anglet mais le line up est protégé des vents de Sud. Inversement, vous serez à l'abri des vents de nord à la Côte des Basques où les vagues sont plus molles et déroulent tranquillement. Atmosphère décontractée au pic mais faites attention car il n'y a plus de plage à marée haute... Un peu plus au Sud, les vagues sont plus consistantes sur quelques reefs comme la Mouscariette ou encore à Marbella. A Bidart, la plage centrale reçoit bien la houle et la barre est parfois difficile à passer mais les séries valent l'effort. Direction Guéthary où l'on peut checker depuis la terrasse du village le spot de Parlementia : une droite solide et ronde qui tient le très gros. Gardez-en sous la pagaie pour le retour car la vague est loin du bord et méfiez-vous des séries qui décalent et de la foule parfois présente au pic. De l'autre côté du port, la gauche des Alcyons , plus creuse mais aussi plus courte, déferle sur une dalle rocheuse. Il y a du courant et si ça part du fond, cela signifie qu'Avalanche, l'une des plus grosses vague d'Europe, se met à fonctionner : réservé aux experts !
On trouve ensuite en direction de Saint-Jean-de-Luz la droite de Lafiténia, une longue vague de reef qui connecte et recreuse dans l'inside les bons jours mais avant d'en profiter, il faudra d'abord négocier un take off peu évident car en marche d'escalier. Parfois, on trouve quelques gauches faciles à Erromardie et si l'on pousse jusqu'à la pointe de Sainte-Barbe, il y a une droite qui casse devant la digue avec là aussi, un take off radical. On peut également pratiquer dans la baie de Saint-Jean-de-Luz les jours de gros mais vous ne serez pas seul ! Le spot de repli est à Hendaye, une plage de sable où cassent des vagues faciles mais de qualité moyenne et si vous en voulez plus, allez taquiner la droite des Deux Jumeaux au nord de la baie.

PYRENNEES-ORIENTALES
Cela ne rentre pas souvent de ce côté-ci des Pyrénées mais si la tramontane qui souffle off shore n'aplatit pas les séries, vous trouverez des vagues à Canet-Plage.

AUDE
La tramontane est aussi présente sur les plages de Gruissan mais le spot peut-être valable si une dépression bien creuse s'active entre la Corse et les Baléares.

HERAULT
A Sète, on peut paddlesurfer sur deux reefs du côté de la Corniche et pour ceux qui n'aiment pas les rochers, il a moyen de s'amuser lorsque le swell rentre entre les digues de la longue plage qui s'étend jusqu'à Marseillan. On trouve des conditions identiques sur les spots de Frontignan ou d'Agde mais les meilleures séries déferlent sur les communes de Palavas-les-Flots et de Carnon. A Palavas, près du port, la plage des Coquilles est la plus fréquentée et il y aussi de bonnes droites à la Mairie alors qu'à Carnon, les vagues des Roquilles déferlent de même à proximité du port.

BOUCHES-DU-RHÔNES
Aux Saintes-Maries-de-la-mer, vous trouverez des vagues sur la plage de sable des Arènes. Rien de très puissant mais le spot est bien exposé à la plupart des swells, tout comme Beauduc en plus petit. Les conditions sont plus solides près de la Couronne, ou l'on paddlesurfe, selon la direction du vent, la gauche de la Vieille-Couronne par sud-est ou la fréquentée droite de l'Arquet par mistral de nord-ouest. Si cela ne souffle pas trop fort, on peut aussi essayer les reefs de Carro et de Ponteau. La corniche de Sausset-les-Pins offre de multiples options consistantes : la gauche de la Dalle, la droite du Menhir ou encore les vagues des Tamaris mais là aussi, il y a du monde. En cas de tempête, cherchez le spot de repli de Carry-le-Rouet. A Marseille, la plage du Prado s'active par vent de nord-ouest et il faudra partager des vagues de qualité moyenne avec les autres rideurs phocéens, tandis que le spot de la Verrière offre des séries plus solides mais attention aux rochers ! Direction Cassis où la session peut être très sympa sur la gauche de l'Arène qui est bien protégé du vent de nord-ouest. De bonnes conditions aussi à la Ciotat après un gros coup de vent mais c'est plus rare. Au Cap Saint-Louis, on trouve près du port des Lecques le meilleur spot des environs de Marseille, une longue droite creuse sur du reef : gaffe au monde donc, au courant…et aux oursins !

VAR
A Bandol, le reef de la plage de Rénécros est une bonne option à condition de partir sur la gauche car la droite est vraiment très courte. Au milieu d'une petite baie bien abritée du Mistral, la dalle de Portissol forme une vague bien raide mais sur ce spot comme sur le précédent, le fond rocheux n'est pas très loin. Plus à l'est, les plages de Six-Fours reçoivent bien la houle mais le spot de Brutal Beach et celui de la Coudoulière ne sont praticables que si le vent de nord-ouest ne souffle pas trop fort. Si le swell vient du sud-est, rendez-vous sur la plage des Sablettes, de Fabréga ou encore de Pin-Rolland, une belle gauche qui s'enroule
autour de la pointe du Marégau. A Hyères, quelques vagues moyennes du côté de l'Almanarre si le vent a soufflé ouest et si vous souhaitez plus de puissance, vous trouverez des séries plus punchy sur le spot rocheux de la Californie. Sur la Presqu'île de Giens, ça rentre sur la plage de l'Hôpital et du côté de la Tour Fondue mais les accès ne sont pas facile. La plage de Gigaro reçoit quelques vagues après un coup de vent de sud. Par houle d'est, direction le spot de Beauvallon, à quelques encablures de Saint-Tropez, où les séries peuvent être creuses, rapides et bien abritées du vent, en tout cas bien meilleures que sur le beachbreak de la Galiote où se retrouvent les paddlesurfers de Fréjus.

ALPES-MARITIMES
Par vent d'ouest, les plages de Cannes offrent quelques vagues à se mettre sous la pagaie et si le swell vient de l'est, le mieux est de paddlesurfer le beachbreak du Palm Beach en se méfiant des rochers. Cherchez la Tour près du Cap d'Antibes et si ça marche, vous y trouverez une longue gauche mais attention, le reef n'est pas bien loin ! A Saint-Laurent-du-Var, des gauches peuvent dérouler à l'embouchure du fleuve près du centre nautique mais l'eau froide et boueuse n'est pas des plus agréables ! La baie de Villefranche recèle un des meilleurs spots de gros de la Méditerranée : des gauches solides et dangereuses pour cause de rochers. Cela ne marche pas très souvent car il faut une houle massive et dans le cas contraire, il faut alors se rendre sur le spot de Beaulieu. Par fort vent d'est, on trouve le spot de repli à Eze, qui propose des gauches et des droites plutôt courtes.

CORSE
Si le mistral a soufflé sur la Méditerranée, la houle levée par celui-ci va atteindre la côte ouest de l'île et vous trouverez le spot le plus proche de Bastia sur la plage de Farinole. En direction d'Algagola, cela rentre aussi en plus petit sur les spots d'Ostriconi et de Lozzari. A Algajola même, les séries peuvent être de taille conséquentes sur la plage d'Aregno mais les vagues déferlent près du bord et il faut être vigilant quand ça ferme. A Lumio, la plage de l'Arinella est un point break qui déroule en droite et si vous préférez le sable, allez sur la plage de Sainte-Restitude ou bien sur les spots situés entre les nombreuses digues de la baie de Calvi. Plus au sud, la plage de Sagone, sableuse elle aussi, peut s'activer à condition que le mistral soit suffisamment fort. Près du Capo di Feno, on trouve plusieurs reefs consistants et qui marchent souvent car ils sont bien exposés mais leurs accès ne sont pas évidents. Les nombreux spots situés sur la route d'Ajaccio tels que les CRS ou le Cimetière sont plus accessibles : les fonds sur lesquels déroulent parfois de longues droites sont eux aussi rocheux et parfois fréquentés. De l'autre côté de la baie, le sable est de retour à Ruppione, plage sur laquelle le beachbreak peut être consistant. A proximité de Bonifacio, cela rentre de temps à autre au-dessus des rochers situés sur la partie est de la baie de Figari et si par chance un gros swell de sud-est rentre, filez plutôt à Pinarellu voir si la gauche fonctionne, car cette vague est considérée comme la meilleure de l'île !

AILLEURS
Il a toujours été dans la philosophie des glisseurs en tout genre de parcourir le monde en quête de nouvelles vagues. Ces voyages permettent aux paddlesurfers expérimentés d' affronter des conditions variées et surtout différentes de celles qu'ils rencontrent habituellement sur leur spot.
C' est aussi l'occasion pour eux de fuir la froide saison hivernale et de profiter ainsi de températures plus agréables...et d' une eau plus chaude ! Depuis les années 70, la planète a vu de nombreux surfers chercher de nouveaux '' secret spots '' dans des endroits toujours plus reculés : après Hawaii et la Californie, on paddlesurfe maintenant en Australie, à Tahiti, en Afrique du Sud, au Japon, au Brésil, au Pérou, au Maroc ou au Sénégal...et bien sûr en Europe ! A chaque mois de l'année correspond un endroit du globe où les vagues sont les meilleures. La houle étant générée par les tempêtes en mer liées aux périodes hivernales, on comprend mieux qu'entre l' hémisphère nord et l' hémisphère sud, on puisse paddlesurfer toute l'année partout dans le monde.

EN EUROPE
On peut glisser sur la houle à l'aide d'une planche et d'une pagaie pratiquement partout en Europe. L'endroit le plus populaire est le sud-ouest de la France, lequel offre, notamment en automne, des températures très clémentes ainsi qu' une fréquence et une qualité de vagues qui font de l' Aquitaine un haut lieu des sports de glisse. On trouve aussi de très bonnes conditions sur les spots des côtes ouest de l'Angleterre et de l' Irlande, ainsi qu'au nord de l' Ecosse, où des irréductibles bravent les intempéries d'un climat très froid pour assouvir leur passion du paddlesurf. Dans une moindre mesure, on peut aussi trouver son bonheur sur les plages de Norvège et du Danemark. Bien plus au sud, le Portugal et l' Espagne offrent au voyageur des vagues de renommée internationale et figurent parmi les destinations régulières des surfers du Vieux Continent, de même que les îles du Cap-Vert ou encore des Canaries, qui sont considérées à juste titre comme le Hawaii européen et où il faudra se méfier d'un localisme parfois éxacerbé. La côte méditérranéenne n' est pas en reste avec certes des conditions de vagues moins fréquentes qu'en Atlantique, mais des paddlesurfers de plus en plus nombreux chaque jour en Italie, en Israël, etc. Grâce au transport aérien, les Antilles Françaises représentent une destination facilement accessible : on trouve en Martinique et en Guadeloupe de l'eau chaude et des vagues modérées qui font le bonheur des paddlesurfers adeptes d'une pratique '' relax ''. Autre pôle de paddlesurf sous influence française : la Réunion, qui reçoit quand à elle de solides swells et où il faudra partager les séries avec les locaux. Dans le Pacifique sud, on paddlesurfe à Tahiti des vagues de reef sur des récifs peu profonds et souvent éloignés du bord : le bateau reste alors bien souvent le seul moyen d' accèder à ces spots.

HORS D' EUROPE
L' archipel des îles Hawaii est le berceau mondial du paddlesurf. C'est l' endroit où s'affrontent en compétition les meilleurs riders de la planète, celui où déferlent les plus grosses vagues, comme sur le North Shore d' Oahu ou les reefs de la côte nord de Maui, mais aussi celui où l' on pratique en famille dans l' esprit de l'Aloha sur des spots plus calmes, car l' océan et le paddlesurf occupent une place très importante dans la vie quotidienne des Hawaïens. Sur le continent américain, on peut parfois profiter sur la côte est d' une belle session sur certaines plages de Floride ou de Caroline du Sud mais on trouve les meilleures vagues en Californie : la partie de la West Coast comprise entre San Francisco et la frontière mexicaine donne sur l' Océan Pacifique et regorge de spots de toute nature. L' eau peut être froide au nord de cette zone mais cela se réchauffe rapidement au fur et à mesure que l' on se rapproche de Los Angelès. Plus au sud, le Mexique offre aussi des conditions variées : des beachbreaks puissants et tubulaires, comme ceux de Puerto Escondido, alternent avec des pointbreaks rocheux qui déroulent plus tranquillement. Connues depuis de nombreuses années par les surfeurs, les plages du Nicaragua et du Costa Rica font partie des destinations de choix pour un '' paddlesurftrip '', de même que les îles de la Barbade et de Puerto Rico situées en face du Vénézuéla . Les côtes ouest du Chili reçoivent elles aussi quantité de swell, et la vague de Chicama, au Pérou, est connue comme étant la plus longue gauche du monde. Le Brésil n'est pas en reste avec une multitude de plages bien exposées et des conditions climatiques plus que favorables. Direction l' Australie et son vaste territoire pour du paddlesurf à deux visages : l' île regroupe en effet quantité de spots, les uns situés pratiquement en centre-ville et les autres aux confins du désert ! La route entre deux spots est très longue et les sessions chargées en adrénaline pour ceux qui choisissent la 2ème option dans cet environnement sauvage. A quelques encablures, il convient de ne pas oublier la Nouvelle-Zélande et la célèbre gauche de Raglan par exemple. Sur le continent africain, les côtes du Maroc et du Sénégal comporte de nombreuses plages où déroulent des vagues de qualité mais la pratique du paddlesurf se concentre principalement autour du Cap, en Afrique du Sud. Peu de paddlesurfers sont actuellement recensés à Bali ou sur les autres spots d' Indonésie, bien que cette région du globe soit un haut lieu du surf. Cela contraste singulièrement avec le Japon où vous devrez partager les vagues avec bon nombre de riders motivés !

PARTIR !
Si vous avez décidez de quitter momentanément la Normandie pour aller goûter les plaisirs du paddlesurf sous d' autres latitudes, il va vous falloir gérer au mieux toutes les étapes de votre voyage. Après avoir soigneusement choisi votre destination et la période pendant laquelle vous allez partir, il convient de préparer minutieusement le matériel dont vous allez avoir besoin, surtout si vous choisissez de ne pas le louer sur place.

Avant
- On trouve à proximité de la plupart des spots renommés des surfshops qui vous permettront de vous procurer de la wax ou de remplacer un leash rompu mais si vous optez pour une destination plus '' roots '', mieux vaut faire des provisions et en particulier emmener avec soi une deuxième pagaie en cas de casse ou de perte, ainsi qu' un kit de réparation efficace.
- Si vous voyager par la route, une housse classique est largement suffisante pour protéger votre flotteur et si vous partez vers des pays chauds, choisissez-en une qui repousse les rayons solaires et ouvrez éventuellement la vis de décompression située sur le pont de la planche.
- Si vous effectuer votre paddlesurftrip via une compagnie aérienne, les choses se compliquent un petit peu car votre flotteur va voyager en soûte et être manipulé par le personnel de l'aéroport, parfois comme une vulgaire valise... Retirez impérativement les ailerons et si vous en avez la possibilité, emballez votre planche dans une housse spéciale avion, bien plus épaisse et plus rigide que les housses traditionnelles mais aussi bien plus chère ! Sinon, utilisez votre housse classique après avoir préalablement entouré votre flotteur de Bullpack, inscrivez en gros '' Handle with Care '' au marqueur indélébile sur le dessus et le dessous et n'oubliez surtout pas de retirer la vis de décompression sous peine de retrouver votre planche en piteux état à l' arrivée !
- Vous louez un véhicule une fois sur place ? Dans ce cas, pensez à réserver un modèle équipé de barres de toit et n' oubliez pas vos sangles.
Pendant
- Au comptoir de l'aéroport, si faire enregistrer la pagaie et les sacs contenant les accessoires ne pose pas de problèmes, il en va en général tout autrement pour un flotteur de 3 m 30 de long par 72 cm de large et pesant dans les 11 kg... Aussi, arrivez largement en avance sur les autres passagers de manière à ce que le responsable de l' enregistrement soit encore dans de bonnes dispositions, et pour gérer au mieux ce moment parfois délicat, soyez détendu, souriez mais rester ferme sur vos positions quand au fait que votre matériel doive voyager sur le même avion que vous. Même si votre planche est équipée d' un rail de pied de mât, bannissez le mot windsurf de votre vocabulaire au profit du mot surf et dans tous les cas, contacter la compagnie avant votre départ pour connaître sa réglementation, notamment en cas de surtaxe pour excès de longueur ou de poids, et réclamez une confirmation écrite avant de régler votre billet.
- Si vous effectuez un long trajet par la route, vérifier régulièrement le serrage de votre
paddlesurf sur le toit de votre véhicule et n' hésitez pas à doubler les sangles pour plus de sûreté.
Après
- Une fois arrivé sur le spot de vos rêves, commencez par vous renseignez auprès des locaux ( surfers, windsurfers, pêcheurs, etc ) sur les dangers éventuels que peut recéler celui-ci : rochers, courants, nature du fond, puissance de la vague, flore et faune marine... et autres particularités.
- Avant de partir à l' eau lors de votre première session, n' oubliez pas de vérifier si la vis de décompression de votre flotteur est bien vérouillée sous peine de voir celui-ci se transformer en sous-marin au bout de quelques minutes...
- Dites bonjour lorsque vous arrivez au line up et ne vous jetez pas tout suite comme un mort de faim sur toutes les séries qui rentrent sur le spot. Attendez votre tour, laissez passer quelques belles vagues pour les riders déjà présents, et grâce à votre pagaie et votre grosse planche, attrapez en priorité les séries qui déferlent un peu plus au large et que les autres riders ne peuvent de toutes façons pas exploiter : cette attitude respectueuse va contribuer à maintenir une bonne ambiance pic et vous éviterez ainsi bien des déboires avec d' éventuels '' hot locals '' !
- respectez les règles de prudence imposées par la présence éventuelle de requins si vous évoluez sur un spot situé dans une zone tropicales ou à risques :
--- ne paddlesurfer jamais tôt le matin ou pire encore, à la tombée du jour, la plupart des espèces dormant pendant la journée et se réveillant à l'approche de la nuit pour se nourrir.
--- par temps de pluie, ne paddlesurfer pas à proximité d' une ravine ou dans un estuaire : les squales aiment l' eau trouble.
--- quelque soit l' heure de la journée, sortez immédiatement de l' eau si vous vous êtes blessé et que vous saignez, même de façon insignifiante.
--- comme toujours, ne paddlesurfer jamais seul et s' il vous arrive néanmoins d' apercevoir un aileron, prévenez les autres riders, essayez de rester zen et ramer calmement mais prestement en direction de la plage tout en gardant un oeil sur la bête... Si vous le sentez, vous pouvez bien sûr attraper la première vague venue pour rejoindre le rivage plus rapidement !

SURFSHOPS


Vous trouverez ci-dessous la liste des shops normands qui revendent du matériel de paddlesurf.
Même s'ils n'ont pas nécessairement beaucoup de stock, une commande rapide est toujours possible !

Ability Surfshop
16 rue Fossés
50100 Cherbourg
02 33 94 34 11

Booster Surfboards
25 rue Froide
Z A Les Hauts Vents
50340 Les Pieux
02 33 52 58 48

La Clinique de la Planche
11 rue de la Dives
14800 Caen
02 31 84 48 63 ou 02 31 83 84 16

Kriss Custom
Les Houguettes
50340 Siouville-Hague
02 33 93 01 06
Le Menhir Surfshop
Avenue de la brèche Buhot
14390 Cabourg
02 31 91 11 11

Nausicaa
100 route de la Délivrande
14000 Caen
02 31 95 74 75

Nausicaa
58 avenue Aristide Briand
50100 Cherbourg
02 33 93 08 98

Nausicaa
106 rue Saint-Jacques
76600 Le Havre
02 35 21 60 02

North Shore
21 rue Victor Hugo
14360 Trouville
02 31 88 99 94

Quai 34
8 rue Saint-Denis
76000 Rouen
02 35 71 36 30

Sport Maximum
122 boulevard Clémenceau
76600 Le Havre
02 35 21 09 05
Sportime
80350 Mers les Bains
03 35 86 38 12

Terre 1 Vague
21 rue Thomas Bouchard
76200 Dieppe
02 35 06 07 54

Vagues
Promenoir Jersey
50230 Agon-Coutainville
02 33 47 03 06

Welcome on Board
40 rue Alphonse Karr
76790 Etretat
02 35 29 43 34

CLUB DE SURF ET WINDSURF


Il n'existe pas encore de club spécifique de paddlesurf en Normandie mais les adeptes de cette discipline sont souvent des surfers ou des windsurfers qui adhèrent à l'une des associations suivantes :


Association Sportive Urville-Nacqueville Voile
Le Fort
50460 Urville-Nacqueville
02 33 O3 30 52


Blonville Windsurf Club
La brèche aux Cochons
14910 Blonville
02 31 88 65 79


Channel Point Surfing Association
1 rue de la Hétraie
76280 La Poterie Cap d'Antifer
02 35 27 67 63 ou 06 20 41 55 77


Cotentin Surf Club
14 bis boulevard Deveau
50340 Siouville
02 33 41 39 58 ou 06 81 33 57 07


Cotentin Paddleboard
30 route de la Mer
50340 Le Rozel
06 85 50 86 23




Dyonisien Fun Club
Plage du Havre
76600 Le Havre
02 35 54 56 44


Funboard 76
8 Impasse Massieu de Clerval
76600 Le Havre
06 64 91 75 20


Mauna Kéa Surf Club
15 rue des Petits Champs
50200 Coutances
06 15 53 31 94




Normandie Bodyboard Club
77 rue Coluche
50130 Cherbourg Octeville
06 81 72 05 24 ou 06 16 82 23 83


Trouville Surfing Club
3 rue Pasteur
14360 Trouville
06 83 79 52 59


Viking Surf Club
193 route de la Saâne
76550 Ambrumesnil
06 13 27 00 37


Wind 14
13 avenue du 4ème Commando
14880 Colleville-Montgomery
02 31 97 60 09


Wipe Out Surf Club
50740 Carolles
06 23 24 33 12

SURFRIDER FOUNDATION EUROPE

Surfrider Foundation Europe est une association à but non lucratif, de type loi 1901, dont l'objectif est la protection et la mise en valeur de l'océan, des vagues et du littoral. Elle a été créée en 1990 à l'initiative de surfers, dont Tom Curren, triple champion du monde. Elle rassemble aujourd'hui plus de 3500 adhérents et des antennes locales en France et en Europe. Surfrider Foundation Europe regroupe parmi ses membres des pratiquants venant de tous les horizons (surfers, longboarders, paddlesurfers, windsurfers, etc), ayant en commun la passion de l'océan et le souci de protéger le littoral.


Ses objectifs principaux sont les suivants :
- Lutte contre la pollution des océans : marées noires, dégazages, déchets flottants, pollutions bactériologiques…
- Meilleur information du public en ce qui concerne la qualité des eaux, les législations et les risques réels en cas de pollution.
- Prise de conscience de nos enfants : il est important que les décideurs de demain comprennent dès aujourd'hui les enjeux de la protection de l'océan.


L'association, dont le siège est situé à Biarritz, est dirigée par un Conseil d'Administration constitué de 10 personnes bénévoles. Elles sont élues lors de l'Assemblée Générale qui a lieu chaque année, au mois de Décembre.


Grâce au nombre important de ses adhérents, Surfrider Foundation Europe est plus forte pour assurer son rôle d'association de protection de l'environnement. Elle est financièrement indépendante, pour mener à bien ses actions et être écoutée par les institutions.


En adhérant à Surfrider Foundation Europe, vous devenez acteur de la protection du littoral et de l'océan !


Contacts en Normandie :
Antenne de Seine-Maritime : Sylvain Jouaneau : 06 64 91 75 20
Antenne du Calvados : Dominique Louis : 06 14 16 12 96
Antenne de la Manche : David Pasquier : 06 70 46 55 61



'' Ne rien faire, c'est laisser faire ! ''

LEXIQUE


Aérial : figure qui consiste à décoller sur la lèvre de la vague puis retomber dans celle-ci.

Aileron : dérive située sous la planche et qui permet au paddlesurfer de se diriger.


Backside : être dos à la vague.


Backwash : ressac de bord de plage qui se produit lorsque la vague qui casse rencontre la mer qui se retire.


Baïne : courant situé entre deux bancs de sable et entraînant vers le large.


Barre : désigne la série de vagues qui déferlent et qu'il faut passer ou contourner afin de paddlesurfer.


Beachbreak : vague qui casse sur un fond de sable.


Board : la planche.


Bottom turn : virage en bas de vague.


Carver : surfer en effectuant de grands virages appuyés.


Channels : chenaux creusés sous la planche afin d'assurer une meilleure glisse.


Checker : observer le spot avant une éventuelle session.


Choppy ou Mushy : se dit d'un spot trop clapoteux.


Clapot : désigne des petites vagues rapprochées et mal formées, souvent insurfables.


Close-out : vague qui ferme.


Concaves : lignes creusées sous la planche pour gagner en vitesse.


Curl : portion de la vague où le creux est maximal.


Custom : planche fabriquée sur mesure.


Cutback : virage sur l' épaule de la vague pour retourner vers le curl.


Dings : petits pets sur la planche.


Droite : vague qui, vue de la plage, déroule vers la gauche…


Drop : descente de la vague après le take-off.


Dropper : prendre la vague d'un surfer qui a la priorité.


Enfourner : planter le nez de la planche dans l'eau.


Expression Session : épreuve où est déclaré vainqueur le paddlesurfer ayant réalisé les figures les plus extrêmes.


Extrado : face extérieure de la pale de la pagaie.


Fat : se dit lorsque les conditions sont vraiment solides.


Fermer : se dit d'une vague qui casse en barre sans offrir d'épaule pour évoluer.


Fibre de verre : tissu mélangé à de la résine et enveloppant le pain de mousse de la planche.


Fishtail ou swallowtail : planche à l'arrière en forme de queue d'hirondelle.


Flat : mer plate.


Floater : figure qui consiste à glisser sur le dos de la vague pour franchir une section, avant de retomber en même temps que celle-ci.


Foot : un pied, soit 30,48 cm, pour mesurer une planche ou une vague.


Frontside : paddlesurfer face à la vague.


Gauche : vague qui, vue de la plage, déroule vers la droite...


Gaufre : chute.


Glasser : stratifier une planche.


Glassy : se dit d'une mer ou d' une vague lisse.


Goofy foot : paddlesurfer qui place son pied gauche à l'arrière de la planche.


Grabber : attraper le rail de la planche avec une main au cours d'une manœuvre.


Gun : planche longue et étroite pour les grosses vagues.


Hang ten ou Hang five : figure qui consiste à rider en plaçant 10 ou 5 orteils à l'avant de la planche.


Heat : manche d'une compétition de paddlesurf.


He'e : glisser.


Hoe : rame.


Houle : onde créée par le vent et traversant l'océan avant de devenir une vague.


Hot local : glisseur peu évolué qui, prétextant habiter à proximité du spot, considère que toutes les vagues de celui-ci lui appartiennent...


Inside : partie de la série de vagues qui casse le plus près du bord de la plage.


Intégrale : combinaison en néoprène qui recouvre tout le corps sauf les pieds, les mains et la tête.


Interférence : en compétition, action de prendre une vague alors que l'on a pas la priorité.


Intrado : face intérieure de la pale de la pagaie.


Kick out : sortie de vague, en général en passant au dessus de celle-ci.


Kook : personne stupide utilisant un paddlesurf et qui n'a rien à faire à l'eau !


Late take-off : action de démarrer sur la vague au tout dernier moment.


Leash : cordon qui relie la cheville du paddlesurfer à sa planche.


Lèvre : partie de la vague qui se projette en avant.


Line up : zone où les paddlesurfers attendent le déferlement des vagues.

Lift : courbe de l'avant d'une planche.


Lycra : tee-shirt élastique qui se porte sous la combinaison et évite les frottements.


Machine à laver : endroit où vous vous trouver lorsque la vague vous roule dans tous les sens…


Maître-bau : partie la plus large de la planche.


Mur : se dit d'une vague très raide.


Nalu : vague.

Natural foot : paddlesurfer qui place son pied droit à l' arrière de la planche.


Néoprène : matière constituant une combinaison.


Nose : nez de la planche.


Noseride : figure qui consiste à paddlesurfer une vague en se plaçant sur l'avant de la planche.


Off-shore : vent de terre qui creuse idéalement les vagues.


Off the lip : virage sur la lèvre de la vague.


On-shore : vent de mer qui aplatit les vagues .


Ondine : fille qui pratique le paddlesurf.


Outside : partie de la série des vagues qui cassent le plus loin du bord de la plage.


Ouvrir : une vague qui ouvre est une vague qui déroule et qui permet un surf de plusieurs secondes.


Pads : antidérapants en mousse à coller sur le planche et qui évitent de mettre de la wax.


Pale ou pelle : voilure de la pagaie.

Peak ou Pic : endroit où une vague déferlante est la plus raide.


Pintail : planche à l'arrière pointu.


Plug : point attache du leash à l'arrière de la planche.


Point break : spot sur lequel les vagues déferlent en s'enroulant le long d'une pointe rocheuse.


Quattro : planche à quatre ailerons.


Quiver : ensemble des planches d'un paddlesurfer.


Rack : barres de toit d'un véhicule.


Radical : désigne un paddlesurfer évoluant de manière agressive et multipliant les manœuvres.


Rail : bord de la planche.


Reef break : spot dont le fond est constitué de rochers ou de corail.


Re-entry : manoeuvre qui consiste à effectuer un off-the-lip puis retomber devant la mousse de la vague.


Régular : paddlesurfer qui place son pied droit à l'arrière de la planche.


Résine : polyester ou époxy, elle imbibe le tissu de verre et assure la rigidité de la planche une fois sèche.


Roller ou Rollercoaster : virage en haut de vague.


Rocker : courbe générale de la planche vue de profil.


Roundhouse cutback : cutback arrondi de manière harmonieuse.


Rountail : planche à l'arrière rond.


Secret spot : spot peu fréquenté et donc inconnu du grand public.


Section : partie de la vague qui s'affaisse soudainement.


Série ou Set : groupe de 5 à 7 vagues, la 3 ème ou la 4 ème étant souvent la plus grosse.


Session : séance de paddlesurf.


Shaft : manche de la pagaie.


Shape : forme d'une planche.


Shooter : prendre la vague.


Shop : magasin qui vend du matériel de paddlesurf.


Shorebreak : vague en générale violente qui explose tout au bord de plage.


Shorty : combinaison légère à manches et jambes courtes.


Side-shore ou Cross-shore : vent parallèle à la plage.


Single : planche à un seul aileron.


Slash ou Slide: virage avec dérapage en haut de vague.


Snaker : piquer une vague à un rider prioritaire.


Spit : souffle qui sort du tube d'une vague.


Spot : l'endroit où l' onpaddlesurfe.


Spray : embruns qui se forme derrière la vague par vent off-shore.


Squaretail : planche à l'arrière carré.


Stall : manoeuvre qui consiste à lever le nez de la planche en chargeant le pied arrière afin de se freiner.


Stringer : latte en bois ou en carbone venant renforcer le centre de la planche dans le sens de la longueur.


Surf trip : voyage dont le but est paddlesurfer.


Surf-camp : village-hôtel situé en face d'un spot et dont la clientèle vient uniquement pour paddlesurfer.


Surf report : bulletin météo spécial qui indique la taille des vagues et leur qualité.


Surfrider Foundation : association internationale dont le but est la protection de l'océan , des vagues et du littoral.


Swell : houle.


Take-off : action de démarrer sur la vague.


Taxer : piquer une vague à un paddlesurfer qui avait la priorité.


Template : forme générale d'une planche.


Thruster : planche à trois dérives.


Tube : cylindre qui se crée parfois lors du déferlement de la vague.


Twinfin ou twinser : planche à deux dérives.


V ou vee : légère convexité du dessous de la planche pour en améliorer la maniabilité.


Wax : pain de paraffine que l'on applique sur le dessus de la planche et servant d'antidérapant.


Winger : décrochement situé sur l' arrière de la planche et favorisant la maniabilité.


Wipe out : chute.

BIBLIOGRAPHIE

L' Histoire du Surf, par Drew Kampion et Bruce Brown,
Général Publishing Group, 1997.

Surfer's Journal n ° 61, par Todd Bradley,
Editions Vent de terre, 2007.

Surf, par Stéphane Cohen,
Editions Hachette, 1997.

L'Homme et la Vague, par Gibus de Soultrait,
Editions Vent de terre, 1995.

Stormrider Guide Europe,
Low Pressure Editions, 1995.

Stormrider Guide Europe the Continent,
Low Pressure Editions, 2006.

Surfers' Survival Guide, par Guillaume Barucq,
Editions Surf Session, 2007.

Surf Session, Hors Série Spécial Longboard n ° 20,
été 2007.

Trip Surf,
octobre 2007.
Surf Session, Hors Série Guide du Matériel n ° 63,
juin 2007.
Surf Session, Hors Série Guide du Matériel n ° 66,
juin 2008.
Surf Time n ° 13,
Editions Free Presse, été 2008.

Connaître le Surf, par Vincent Biard,
Editions Sud-Ouest, 1998.

Surf Session, Hors Série Spécial Longboard,
été 2008.

PADDLESURF : POUR OU CONTRE ?

De plus en plus présent au peak, le paddlesurf est en train de devenir un sujet de polémiques : phénomène de mode ou nouvelle discipline phare ? D'après les conversations entendues le plus fréquemment sur les spots, la remise au goût du jour de cette pratique hawaïenne ne fait pas que des émules… Alors après la lecture de ces témoignages, faîtes-vous votre propre avis sur la question et choisissez votre camp !


LES POUR !
'' Le paddlesurf est révolutionnaire : rapide, ludique et radical pour charger du gros. Il permet aussi de surfer des vagues minuscules et de scorer grave même quand c'est gavé de jus ! ''


'' C'est un excellent outil pour se déplacer de spot en spot sans sortir de l'eau : soit pour quitter un line up bondé pour un autre plus tranquille, soit pour accéder à un nouveau pic jusqu'alors non utilisé.''


'' Avec la pagaie, tu peux faire tourner une planche de 12 pieds, carver, switcher, faire des noses et le délire est là ! ''


'' Beaucoup pratiquent le paddlesurf dans des petites vagues pour s'amuser mais si certains veulent l'utiliser pour rider des barrels ou des grosses séries, où est le problème ? ''






LES CONTRE !
'' En tant que surfer, je suis contre : déjà que les longboarders prennent toutes les vagues…Avec les paddlesurfers, c'est pire, ils partent d'encore plus loin sur des vagues à peine formées ! ''


'' Je suis un shortboarder et j'aime sentir le rail affûté de ma petite planche mordre l'eau, alors le surf pépère et le m'as-tu-vu, ce n'est pas pour moi.''


'' Je suis un puriste et je n'aime pas les artifices : ni leash, ni pagaie ! Et ces grosses planches, ce n'est pas esthétique, sans compter que 3 mètres 60 et plus de 12 kilos, cela peut faire de gros dégâts au pic ! ''


'' Si ça continue, on verra du kayak dans les magazines de surf ! Le paddlesurf, c'est nul, on ne veut pas de ça chez nous. ''

EXPERIENCE PERSONNELLE ET RAME A GENOUX


Année 2006 : je commence à m'intéresser sérieusement au paddlesurf et me mets alors en quête d'un flotteur pour le Viking Wind & Surf Club de Blonville sur mer. Je trouve un Gong de démonstration chez l'ex-Magic Surf de Saint-Malo, un Original Carve de 12 pieds pour 125 litres, et de retour en Normandie, je m'empresse de le tester avec François Briard. Là, grosse déception, car si les conditions ne sont pas glassy, le flotteur devient très instable pour nos 80 kilos, surtout s'il y a du vent ou du clapot. Il faut préciser que ce modèle, extrapolation d'un longboard classique, ne mesure que 65 cm de large, et je me résigne alors à l'utiliser comme un surf traditionnel dans les petites vagues, avec toutefois l'avantage de pouvoir à l'occasion ramer à genoux, à l'image des surfers californiens des années 60 ou bien des paddleboarders pendant les courses de rame. Lors d'une session à Trouville, dans des conditions loin d'être idéales, je prête ce paddlesurf à Jean-Antoine Souyris et au détour d'une série, je l'aperçois alors debout avec la pagaie dans les mains sur l'une de ses toutes premières vagues… Il m'avouera avoir réalisé le take off… à genoux !
Quelques temps plus tard, Steve Lener, le boss du surfshop North Shore de Trouville, nous prête le Gong Electric 9'11 qu'il vient de recevoir pour son école. Ce modèle fait 130 litres mais avec ces 70 cm de large, il est un peu plus stable et nous permet d'attraper les vagues avec plus de sérénité malgré un row important. Lors d'un passage à la Tranche sur mer, je rencontre Dominique Maudet, moniteur de surf sur le spot de la Terrière et ambassadeur Gong. Il me propose de tester le No Friend Attitude, le nouveau 12 pieds de la marque, 200 litres pour 78 cm de large. Bingo ! Grâce au volume et surtout la largeur importante qui assure une bien meilleure stabilité latérale, la planche est facile à la rame et à placer au line up. Revers de la médaille, le flotteur est aussi plus gros, plus pataud et donc plus difficile à faire tourner lors des bottoms et des cutbacks. Au bout d'environ une heure, je suis fourbu, épuisé par l'effort de rame, le fait d'être debout en permanence et de shooter tout ce qui passe au pic, mais aussi les quatre heures de windsurf de la veille dans les longues vagues du Phare…J'en viens alors naturellement à ramer à genoux afin de m'économiser, ne me levant qu'une fois lancé sur la vague. C'est physiquement beaucoup moins éprouvant mais take off oblige, il me faut laisser passer les vagues les plus creuses. Après encore une heure de pratique, je sors de l'eau euphorique mais les genoux et le dessus des doigts de pieds complètement explosés par les frottements sur le pads de la planche !
De retour à Trouville, je me précipite chez le shipchandler local pour y dégotter une pagaie de canoë d'un mètre cinquante, m'équipe de genouillères et de chaussons afin d'éviter les brûlures sur le pont de la planche, et reprend ma bonne vieille Original Carve pour une session magique dans de modestes vagues d'environ un mètre : rame efficace à la façon des pirogues polynésiennes, départ du fond du line up sur la moindre bosse de houle grâce à la longueur de la planche et son shape aux rails parallèles, take off aisé grâce à une pagaie maintenant plus courte et à son manche épais facile à saisir, mais aussi maniabilité en surf sur la vague car le flotteur ne fait que 125 litres et j'ai de plus avancé l'aileron au maximum dans son boitier. Je paddlesurfe des dizaines de vagues pendant une bonne partie de la marée descendante, soit environ 3 h 30 de pratique, et sors de l'eau certes fatigué mais bien moins que si j'avais fait du longboard pendant 2 h …
Depuis ce jour, je n'ai jamais refait de surf traditionnel, et ce quelle que soit la taille des vagues ! Je suis devenu un inconditionnel de la rame à genoux, à l' image de Ludovic Dulou, waterman reconnu de la Côte Basque, et qui possède dans son quiver une planche très particulière shapée par l' australien Dick Van Straalen : celle-ci est spécialement conçue pour ramer à genoux ( mais lui sans pagaie ! ) ... et surfer debout !
J'utilise désormais des Naish 10'6 Nalu et 9'6 Hokua dès que les conditions le permettent.
La 10'6 Nalu fait 71 cm de large pour un volume de 153 litres : c' est un noserider léger et maniable, et par rapport au Gong Original Carve, les différences sont sensibles. Avec pads et wax, la Naish 10'6 pèse une dizaine de kilos contre 12 ou 13 pour le Gong, mais surtout, elle est équipée d'une poignée de transport qui rend le trajet entre les vagues et la voiture beaucoup moins éprouvant, surtout après une longue session. Revers de la médaille, cette Naish a un peu moins d'inertie et donc de vitesse sur la vague si on reste statique, et il faut la travailler avec les jambes à la manière d'un longboard moderne pour qu'elle donne toute sa mesure. Une fois compris ce principe, les avantages de cette planche sont nombreux : virages bien plus serrés car le flotteur est plus court, et manœuvres plus radicales en général ( pour un paddlesurf ! ), rame moins traumatisante pour le dos, passage de mousse plus aisé, stabilité importante à l'arrêt, à la rame ou pendant la phase de surf et take off plus facile et plus rapide, tout en sachant qu'il est inutile de ramer longtemps à l'avance pour attraper une vague et qu'un ou deux coups de pagaie bien sentis sur le pic sont plus efficaces pour faire démarrer ce flotteur compact. Equipé d' un thruster monté sur un arrière shapé en roundpintail et muni de rails relativement fins, les drops sur les grosses séries s' effectuent en confiance, de même que les sessions dans des conditions ventées. A noter que dans les vagues un peu molles, je remplace les ailerons latéraux FCS fournis par Naish par des G300 plus petits pour plus de réactivité.
La 9'6 Naish Hokua est quant à elle un quad de 74 cm de large pour 135 litres de volume et qui pèse 8.5 kg. C' est une planche exigeante lors de la rame pour rejoindre le pic si vous pratiquez en position stand up, mais le fait de ramer à genoux rend l'exercice vraiment facile. Une fois au large, faire demi-tour prestement pour attraper une vague est très aisé et elle se révèle aussi très sûre en cas de late take off. Bien adaptée aux vagues creuses et rapides, c' est une planche très joueuse et elle est aussi très efficace dans les petites conditions. Elle nécessite une conduite dynamique de type shortboard et dans ce cas, elle permet des manoeuvres incisives sur l' épaule, aidée en cela par le montage des ailerons en quatro , lesquels assurent relance, vitesse et carving. Là aussi, lorsque les vagues poussent fort, j' utilise les ailerons d'origine FCS M7 dans une configuration classique : 2 asymétriques devant et 2 symétriques plus petits derrière. Mais dans des conditions plus moyennes, et sur les conseils de Patrice Guénolé, j' opte pour un jeu de G3000 où les 4 ailerons font la même taille : la planche est alors plus réactive et le pivot central qui fait cruellement défaut sur les quads est alors bien plus présent.
Lorsque les vagues sont vraiment faiblardes, j'utilise parfois une Bic Jungle. Cette planche d' environ 11 pieds par 72 cm est un peu plus longue et un peu plus large que la Naish 10'6 et elle permet de démarrer plus facilement sur les petites séries grâce à son volume de 175 litres. Egalement un peu plus lourde avec ses 11 kg 8 et montée en singlefin, elle génère plus de vitesse dans les vagues molles. Avec un arrière squaretail et un unique aileron de 23 centimètres ( Il est conseillé de changer l' aileron d' origine qui est trop profond et surtout droit à sa base ), elle tourne avec aisance dans un petit périmètre, à condition de bien se reculer sur le flotteur. Conçue pour un programme '' petites vagues '' par Gérard Dabbadie en collaboration avec Sergio Munari, il faut aussi savoir que si la houle grossit de manière raisonnable, cette planche se montre aussi à l' aise dans les bottom turns sur le rail : elle permet de poursuivre la session sans changer de flotteur et certains paddlesurfers, comme François Briard par exemple, la pousse assez loin avant de la changer pour un flotteur no nose South Point 10'6 plus adapté à de solides conditions.
Pour la rame, après de nombreux tests, j' ai longtemps utilisé la première pagaie que j'avais acheté dans un magasin de nautisme, une Lalizas d'1 m 50, car celle-ci possède de nombreux atouts : une pale asymétrique nervurée et souple, n'abîmant pas les rails de la planche et permettant de paddlesurfer plusieurs heures sans forcer sur son dos, un manche épais facilitant la prise en main lors du take off et une olive ergonomique en polypropylène. Son seul défaut est d' avoir une pale qui casse parfois lors d' impacts trop violents et j' utilise donc maintenant des pagaies Egalis, les modèles River ou Canoë, dont la longueur varie entre 1 m 50 et 1 m 60 selon le volume du flotteur sur lequel j' évolue. J'ai entouré le manche d'un grip de manière à protéger le pont de la planche des chocs éventuels lorsque je passe de la position debout à la position à genoux après un kick out ou bien lors des take off.



Avantages de la rame à genoux sur la position stand up !

- Utilisation d'une planche moins volumineuse et donc plus courte, plus maniable, plus légère et plus facile à transporter.

- Utilisation d'une planche moins large permettant aussi de ramer facilement sans pagaie, allongé ou à genoux.

- Utilisation d'une petite pagaie, longue d'environ 1 mètre 50, plus courte et donc plus maniable, notamment lors des changements de mains frontside-backside.

- Appuis sur les rails renforcés dans le cadre d'un surf typé longboard en tenant la pagaie d'une seule main.

- Centre de gravité du corps abaissé et donc meilleur équilibre à l'arrêt et pendant la rame, notamment en cas de vent ou de clapot.

- Position reposante permettant de paddlesurfer plus longtemps.



Inconvénients de la rame à genoux sur la position stand up !

- Take off obligatoire, et donc manœuvre parfois délicate dans les vagues creuses au vu de la taille de la planche.

- Position moins haute et donc vision moins panoramique du spot.

- Pas de plantés de rame possibles pendant les manœuvres, comme les bottoms par exemple, car pagaie trop courte.

- Relance avec la pagaie possible dans la vague à condition de se baisser en pliant les genoux.

- Obligation de porter des genouillères et des chaussons afin d'éviter de sévères brûlures aux genoux et sur le dessus des doigts de pieds.

NOTES DE L'AUTEUR

- Le paddlesurf est une activité double : au plaisir de glisser sur la vague vient s'ajouter le bien-être du à l'effort développé lors de la rame et que connaissent bien les sportifs pratiquant des disciplines d'endurance. Très vite, on devient '' paddlesurf addict '' et l'auteur décline donc toute responsabilité en cas de problèmes de communication avec son entourage, d'examens ratés ou encore de perte d'emploi !



- De même, l'auteur ne saurait être tenu pour responsable de l'interprétation erronée par le lecteur des informations contenues dans cet ouvrage, notamment en cas de blessure.


- Les noms commerciaux utilisés ne le sont qu'à titre d'information et non dans un but publicitaire.


- Ce manuel se veut être avant-tout un guide technique du paddlesurf et regrouper les connaissances essentielles sur la pratique de ce sport, aussi ne soyez pas surpris de ne pas y trouver nombre de photos ou des vidéos. Connectez-vous à Internet et tapez stand up paddleboard, paddlesurf ou encore paddlesurfing dans les moteurs de recherche Google ou Youtube!


- Les glisseurs en tous genres ( surfers, longboarders, bodyboarders, kayak-surfers, ...) trouveront aussi dans ces pages des renseignements utiles à leur pratique.


Sincères remerciements à :


- Phillipe Puglisi, un ami surfer expatrié en Australie qui m'a demandé de lui envoyer quelques conseils, et qui est donc à l'origine de la rédaction de ce manuel,


- François Briard pour m'avoir accompagné avec enthousiasme lors de nos toutes premières sessions de stand up paddlesurf,


- Jean-Antoine Souyris pour m'avoir montré la voie de la rame à genoux et avoir assuré la mise en page de ce document,


- Jean-François Boitard pour m'avoir fait découvrir il y a bien longtemps les avantages du longboard,


- Steve Lener et Dominique Maudet, qui m'ont permis de tester les modèles 9'11 Electric et 12' No Friend Attitude de chez Gong,


- Emmanuel Boisbourdain pour le prêt du Surfer Survival Guide,
- Gilles Debrix, le rédacteur en chef de SUP Magazine, qui m' a choisi comme conseiller technique et rédacteur pour les deux premiers numéros sortis en juillet et novembre 2009.




Les remarques ou suggestions en vue des prochaines mises à jour sont les bienvenues et sont à adresser à : f.scolan@wanadoo.fr .




Fabrice SCOLAN